<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411</id><updated>2012-01-30T14:04:40.529+01:00</updated><category term='Brèves de comptoir'/><category term='votations'/><category term='appel'/><category term='Fonds de tiroirs'/><category term='agenda'/><category term='http://www2.blogger.com/img/blank.gif'/><category term='exergue'/><category term='appels'/><category term='fragments'/><category term='redits'/><category term='élections'/><category term='elections'/><category term='brèves'/><category term='jours'/><category term='sur le fond'/><category term='aggiornamento'/><category term='dits'/><category term='actus'/><category term='histoire'/><title type='text'>Troubles</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>736</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2904247941616737137</id><published>2012-01-30T14:04:00.001+01:00</published><updated>2012-01-30T14:04:25.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='exergue'/><title type='text'>TROUBLES</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;(René Char)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="color: rgb(255, 0, 0);" href="http://www.hit-parade.com/hp.asp?site=a481530" target="_top"&gt;&lt;img src="http://loga.hit-parade.com/logohp1.gif?site=a481530" title="Hit-Parade" width="77" border="0" height="15" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;AVERTISSEMENT&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 0, 0); font-style: italic;"&gt;Compte     tenu des heures, franchement nocturnes, qui sont celles de la    rédaction  de ce blog, de la possible consommation de substances    psychotropes par  le rédacteur avant la rédaction, et de l'obsolescence    du matériel  informatique dont il s'obstine à faire usage, il est    inévitable que les  textes qui suivent soient émaillés de fautes de    frappes, d'inattention,  d'orthographe, de grammaire et de syntaxe. Le    rédacteur prie le lecteur,  et plus encore la lectrice, de bien vouloir    l'en excuser. Et de l'en  excuser durablement, vu qu'il n'a aucune    intention de se plier bêtement  aux rythmes circadiens communs, ni de    signer la temponne, ni de changer  de matériel informatique avant que le    sien n'ait définitivement cessé de  faire semblant de fonctionner.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="color: rgb(255, 0, 0);" src="http://goodcounter.org/counterz.php?i=4572&amp;amp;jj=no" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2904247941616737137?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2904247941616737137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/troubles_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2904247941616737137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2904247941616737137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/troubles_30.html' title='TROUBLES'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1647249758352012376</id><published>2012-01-30T14:03:00.001+01:00</published><updated>2012-01-30T14:03:54.442+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Brèves</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         137 personnes qui ont aidé des victimes du nazisme à le fuir en leur     faisant passer illégalement la frontière suisse ont été     officiellement réhabilitées, depuis l'instauration, en 2004, d'une     commission parlementaire de réhabilitation. Mais seules quatre de     ces 137 personnes ont été réhabilitées de leur vivant : toutes les     autres étaient mortes avant qu'on admette qu'elle n'avaient faut que     contribuer à sauver un peu de l'honneur de la Suisse, en mettant la     légitimité de leurs actes plus haut que leur légalité. La commission     de réhabilitation a annoncé le 28 décembre qu'elle cessait ses     activités et qu'elle tenait ses dossiers à disposition des     historiens. On espère surtout qu'il sera désormais évident pour tout     le monde que des lois injustes, voire franchement scélérates, comme     celles qu'il fallait violer pour permettre aux victimes du nazisme     de le fuir, ne méritent précisément qu'une chose : qu'on s’assoie     dessus.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Il faut reconnaître une qualité aux religions : elles sont d'une     rare équivalence dans leur propension à la connerie intégriste. Et à     l'exprimer dès qu'elles peuvent (si dans nos contrées le     fondamentalisme chrétien se fait plus discret, c'est qu'il y est     contraint...). Ainsi, à Jerusalem, les ultra-orthodoxes (car il y a     non seulement des «orthodoxes», mais aussi des «ultra-orthodoxes»,     qui couvent sans doute des « supra-ultra-orthodoxes »...), les «     haredim » («craignant Dieu») sévissent contre les femmes, exigent     des trottoirs séparés pour les femmes et les hommes, interdisent aux     femmes de se tenir dans les synagogues, insultent les écolières qui     ne sont pas vêtues «décemment» (c'est-à-dire couvertes de la tête au     pied), agressent les femmes qui refusent de s'asseoir à l'arrière     des autobus (eux s'asseyant à l'avant et refusant de côtoyer le sexe     impur)... bref, un bon début de talibanerie kasher... Même le     Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dont le moins que     l'on puisse dire est qu'il n'a rien d'un laïcard gauchiste, s'en est     ému et a demandé à la police d'arrêter les hommes qui crachent sur     les femmes ou les insultent. Ce qu'elle ne faisait donc pas,     puisqu'il faut l'inviter à le faire. Ben voilà, on avait déjà     Reporters sans Frontières, Médecins Sans Frontières et Douaniers     sans Frontières, on a aussi Connards sans Frontières.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le secrétaire de la Jeunesse Socialiste genevoise, Adrien Faure,     vient de fonder un «Cercle Gramsci» qui se propose de «développer     dans le détail et avec le maximum de précision possible un nouveau     modèle démocratique d'économie planifiée, ayant intégré et dépassé     les erreurs des expériences passées». Bref, une alternative clef en     mains. Rien de moins gramscien, comme démarche. Mais bon, « Cercle     Fourier », «Cercle Cabet» ou « Cercle Campanella », ça ferait pas     très « néosocialiste », alors va pour le « cercle Gramsci » s'il     peut contribuer, si peu que ce soit, à ébrécher l'hégémonie     culturelle du capitalisme...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Selon l'institut suisse de sociologie pastorale (qui n'étudie pas     les pâturages, mais les églises), qui a produit une projection sur     les effectifs des prêtres catholiques romains de notre beau pays     jusqu'en 2029 (et qui, donc, part du principe que l'apocalypse ne     surviendra pas avant), le nombre de prêtres (comme celui des     fidèles, sans doute) va continuer à baisser. Il a déjà diminué de     moitié depuis 1970 (et de 40 % en 30 ans dans le diocès de Lausanne,     Genève et Fribourg), il devrait diminuer encore de 37 % dans les     vingt ans à venir, vu que le nombre de prêtres qui meurent est trois     fois plus élevé que celui des ordinations de nouveaux prêtres, que     l'âge moyen des prêtres diocésain est déjà de 65 ans, celui des     prêtres en activité de 57 ans et que la moitié des prêtres de Suisse     a déjà dépassé l'âge de la retraite. Y'a du grain à moudre pour     l'avivo, là... En attendant, l'église papiste cherche des remèdes. A     défaut de sérum de jouvence pour curés vieillissants, elle a trouvé     deux parades : le recrutement de prêtres étrangers et celui     d'assistants pastoraux et de diacres permanents. Et ouvrir la     prêtrise aux femmes ? ça va pas, non ? Vade Retro Satanas !&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1647249758352012376?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1647249758352012376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/breves_30.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1647249758352012376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1647249758352012376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/breves_30.html' title='Brèves'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-4588857545771433031</id><published>2012-01-29T14:30:00.001+01:00</published><updated>2012-01-29T14:30:44.292+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Nouvelles de la faune locale : Une espèce protégée : le chômeur genevois</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Conseil d'Etat a annoncé le 21 décembre (c'était le jour de la     tourbe, ça s'imposait) qu'il se ralliait à la « préférence cantonale     »  prônée par le MCG (mais en s'y ralliant sans le dire, et dans des     « limites du possible » si étroites qu'on ne peut guère répondre à     sa posture qu'en ricanant) et qu'il entendait donner, dans les     grands établissements publics (Hôpital, TPG, Aéroport) comme dans     l'administration centrale, préférence aux chômeuses et chômeurs     genevois (au sens large du qualificatif «genevois») dans l'embauche     de personnel. Voilà le donc le chômeur genevois proclamé membre     d'une espèce protégée... Être protégé par Longchamp et Favre, de     quel avenir est-ce que cela peut bien présager pour l'espèce     chômeuse locale ? L'avenir du dodo ou celui du panda ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Chômeurs AOC&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    Le département de la solidarité et de l'emploi (le département de     François Longchamp et Bernard Favre, donc) recherche (l'annonce est     parue dans la presse la semaine dernière) « un-e directeur-trice     pour l'office régional de placement ». Office « régional », donc.     Mais à quelle région fait-il allusion ? A celle qui, se confondant     avec le canton, commencerait à Céligny et se terminerait juste avant     la douane de Moillesulaz, ou à la région réelle (en termes     d'emplois), celle qui va au moins jusqu'à Bellegarde et Thonon ? On     ne saurait, pour en avoir le coeur net, que suggérer à un-e     frontalier-e disposant des qualifications nécessaires (Master,     connaissance de l'allemand, expérience professionnelle dans un poste     similaire, etc...) de se porter candidat-e... Parce que c'est sans     doute une Genferei de plus, que cette exemplaire schizophrénie qui     consiste à bramer à tous vents sa volonté de construire une « région     franco-valdo-genevoise », transfrontalière par définition (la «     Grande Genève », quoi...) tout en niant l'une de ses composante     principale : le caractère transfrontalier de l'emploi à Genève... En     se ralliant, sans l'avouer, à la « préférence cantonale », histoire     sans doute de ratisser électoralement, moins de deux ans avant les     élections cantonales, le terrain vague du MCG en cautionnant sa     rhétorique (il ne s'est d'ailleurs pas faite faute, le MCG, de crier     victoire) et en légitimant ses obsessions, le gouvernement genevois     ne fait pas qu'opposer les uns aux autres des travailleurs et des     travailleuses, des chômeuses et des chômeurs, en fonction de leur     lieu de résidence, il oppose surtout un discours illusoire à une     réalité sur laquelle ce discours n'a strictement aucune prise. Parce     qu'il faut bien lui rappeler, au gouvernement genevois, comme à tous     ceux, y compris au sein de la gauche, qui entonnent ou ânonnent la     même antienne que lui, quelques lourdes évidences : d'abord, que les     chômeurs frontaliers ayant perdu leur emploi à Genève ont cotisé à     l'assurance-chômage en Suisse et au tarif suisse, pour toucher des     indemnités en France au tarif français. Et qu'ils ont donc, compte     tenu de la différence entre les indemnités qu'ils auraient dû     toucher en Suisse et celles qu'ils touchent en France, enrichi     l'assurance chômage suisse (leurs cotisations, depuis l'introduction     de la libre-circulation, restent d'ailleurs dans les caisses     helvétiques...). Ensuite, que les frontaliers d'aujourd'hui sont,     comme les saisonniers d'hier, une sorte de fusible social en cas de     crise : ils sont les premiers à être licenciés. Enfin, qu'à  Genève,     ni l'emploi des résidents, ni les salaires de la population active     résidente n'ont été tirés vers le bas par l'augmentation du nombre     de frontaliers étrangers : entre 2000 et 2008, le salaire médian des     résidents suisses a augmenté, en termes réels, de 9 %, celui des     étrangers permis C de 10 % et celui des permis B de 23 %... en     revanche, celui des frontaliers n'a augmenté que de 1 % -en clair,     il a été indexé au renchérissement, et c'est tout. Les salaires des     Suisses et des permis C ont dont évolué de manière comparable, et ce     sont ceux des permis B qui ont bénéficié de la plus forte     augmentation. Du coup, l'écart entre les salaires des résidents et     celui des frontaliers s'est accru, au détriment des seconds, qui ne     touchaient plus en 2008 que le 84 % du salaire médian des résidents     suisses. Et surtout, il faut y insister : il n'y a pas à Genève de     «marché local de l'emploi» que l'on puisse contenir dans les     frontières nationales - Annemasse, Ferney-Voltaire, Saint-Julien,     sont dans notre « marché local de l'emploi» genevois. En un chômeur     à Annemasse est un demandeur d'emploi genevois. C'est aussi simple     que cela -et apparemment, aussi difficile à assumer politiquement.     Que le MCG, Longchamp et Favre l'admettent ou non, les appellations     d'origine contrôlée, ça vaut pour les cardons ou le pinard -pas pour     les chômeurs.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-4588857545771433031?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/4588857545771433031/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/nouvelles-de-la-faune-locale-une-espece.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4588857545771433031'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4588857545771433031'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/nouvelles-de-la-faune-locale-une-espece.html' title='Nouvelles de la faune locale : Une espèce protégée : le chômeur genevois'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2629186145829260980</id><published>2012-01-28T12:09:00.001+01:00</published><updated>2012-01-28T12:09:41.624+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Brèves</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                    L'Association suisse des moniteurs d'auto-écoles (ASMC) est inquiète     de la «méconnaissance crasse» des apprentis conducteurs et des     lacunes de la première phase de l'examen pour l'obtention du permis     de conduire : les candidats à ce sésame ont une lourde tendance à ne     pas respecter les priorités, à ne pas comprendre les signalisations,     à ne pas savoir freiner en urgence... mais un directeur d'auto-école     genevois, Gérard Mendly, ajoute que les moniteurs, eux aussi,     auraient besoin d'une meilleure formation... Ah ben si même les     auto-écoles reconnaissent que même l'automobiliste moyen, et pas     seulement le chauffard récidiviste, est un danger public, il nous     reste encore quelques chances d'arriver à réduire le champ où     s'ébrouent les bagnoles, pour élargir celui où on peut envisager de     se déplacer sans risquer de se faire écraser...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    A la demande de la commission des finances de la Ville de Genève, la     Cour des comptes a entrepris un audit principalement orienté sur le     processus budgétaire de la FASe. Il ressort notamment de l’audit de     la Cour que la dotation de la FASe pour des fonctions générales ne     présente pas d’indice d’inefficience. En outre, la Cour a constaté     que le montant de subvention en faveur de la FASe, proposé par la     délégation à la jeunesse de la Ville de Genève, est systématiquement     sous-évalué par rapport au budget que lui communique la FASe et qui     correspond pourtant quasi systématiquement aux montants     effectivement dépensés. La Cour des Comptes relève cependant que «     le modèle de gouvernance actuel (de la FASE) est complexe,     comprenant notamment de nombreux acteurs, pour lesquels les rôles,     compétences et obligations respectives devront être clarifiés »,     formulation polie pour dire que ce truc est une véritable usine à     gaz pour laquelle, ajoute la Cour des Comptes, « des objectifs     clairs, quantifiables et vérifiables devront être formellement     définis, afin de permettre une analyse du système déployé d’ici fin     2013. Les résultats de cette analyse pourront alors être mis en     perspective avec les avantages et inconvénients découlant de modèles     alternatifs de gouvernance (tels que le groupement intercommunal     spécial, la municipalisation, etc.)». Ben voilà, c'est dit.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'UDC n'est pas contente de l'acceptation par le Conseil Municipal     du budget 2012 de la Ville de Genève (comme le reste de la droite,     MCG compris, elle était contre...), grâce à un amendement du Conseil     administratif réévaluant les revenus de la taxe professionnelle     communale d'un peu moins d'un million de francs. L'UDC a donc saisi     de sa contestation le « Centre de compétences des communes », mais     manque de pot, c'est avec l'accord dudit centre que l'amendement du     Conseil administratif a été déposé. Donc l'UDC a annoncé qu'elle     envisageait de saisir aussi la Cour des Comptes. Et le Conseil de     Sécurité de l'ONU, non ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Grand défenseur du secret bancaire, et grand contempteur de celles     et ceux qui ont l'impudence d'en contester l'irréfragable     légitimité, Christophe Blocher ne s'en est pas moins transformé en     indic après avoir reçu d'un employé d'une banque bâloise (l'employé     a été licencié, lui...) des informations supposées incriminer le     président de la Banque Nationale dans une affaire de délit d'initié     sur le cours des changes avant la décision d'introduire un cours     plancher de l'euro face au franc suisse (il semble qu'en fait, il ne     s'agisse que d'une double transaction immobilière, la vente d'une     maison et franc suisse et l'achat d'un appartement en dollars), et     avoir en décembre transmis ces informations, obtenues précisément en     violation du secret bancaire, à Micheline Calmy-Rey. Blocher cafteur     de secret bancaire, c'est plutôt rigolo, comme situation... non ?     Comme quoi, quand on évoque l'UDC, on ne fait pas de faute     d'orthographe en évoquant sa cohéRANCE. Très rance, même.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2629186145829260980?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2629186145829260980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/breves.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2629186145829260980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2629186145829260980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/breves.html' title='Brèves'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3049079664050660838</id><published>2012-01-27T14:44:00.000+01:00</published><updated>2012-01-27T14:45:16.771+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Transports Publics Genevois : Vive le Facteur Cheval !</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Après  la première semaine, calamiteuse, de mise en service de leur     nouveau réseau, les Transports Publics Genevois avaient fait leur     autocritique, par cet euphémisme : « Nous n'avons pas été à la     hauteur »... Certes, mais que dire alors des « politiques », toutes     instances confondues (y compris le Conseil d'administration de     l'entreprise), qui se sont contentés de suivre les conseils     malavisés de technocrates plus soucieux du bien être de l'entreprise     que de celui des usagers ? Il convient donc, aujourd'hui, de     proposer un réel changement, qui soit à la fois compatible avec les     critères du développement durable et les besoins de la population     genevoise.  C'est ce changement que nous hennissons par la     proposition qui sera déposée au Conseil Municipal de la Ville, de     rétablir dans les rues de Genève des trams à traction hippomobile.     Le nouveau réseau ne paraît-il pas déjà dessiné par le Facteur     Cheval ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Vive l'hippomobilité douce !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Nous allons donc proposer à la sagacité du Conseil municipal le     projet d'arrêté suivant (nous demandons pour cette proposition le     vote sur la selle et le débat au galop) : « Il est ouvert au Conseil     administratif un crédit de 2,5 millions de Francs pour l'achat de     trente à cinquante chevaux de trait, juments et hongres en parts     égales, et de deux ou trois étalons, toutes et tous de la race des     Franches-Montagnes, affecté-e-s à la traction des voitures des     tramways des TPG sur le territoire de la Ville de Genève et de toute     autre commune participant selon ses capacités financières au     financement de cette opération » .&lt;br /&gt;    La traction hippomobile a en effet d'innombrables avantages par     rapport à la traction électrique (et plus encore à la traction par     moteurs à carburants). D'entre ces avantages, citons d'abord les     plus évidents : l'économie de consommation d'électricité, et     l'insensibilité aux pannes. On évoquera ensuite le capital de     sympathie dont dispose auprès de la grande majorité de la     population, tous milieux confondus, le cheval. On évoquera enfin les     avantages suivants, tous plus déterminants les uns que les autres :&lt;br /&gt;    - la production d'engrais biologique utilisables pour les espaces     verts de la Ville&lt;br /&gt;    - le soutien au maintien, voire à la re-création, de petits métiers     : sellier-e-s, cocher-e-s, garçons et filles d'écurie&lt;br /&gt;    - la consommation alimentaire possible du matériel de traction     lorsqu'il n'est plus en état de remplir son office&lt;br /&gt;    -.l'autoreproduction du matériel (dans la mesure où il est prévu de     disposer d'étalons)&lt;br /&gt;    - le soutien à l'économie régionale des Franches-Montagnes&lt;br /&gt;    - le développement de prairies sèches pour la pâture des chevaux, à     l'emplacement des actuels parkings de surface&lt;br /&gt;    - la possibilité d'instaurer enfin la gratuité des transports     publics sur le territoire de la Ville, en échange d'une modeste     contribution personnelle des usagers (le ramassage du crottin aux     arrêts, quelques caresses aux animaux etc...)&lt;br /&gt;    - la possibilité de la motrice de se défendre, à coups de sabots ou     en grimpant sur l'intrus, contre le blocage des voies des transports     publics par la présence indue de véhicules privés&lt;br /&gt;    - la possibilité de recréer une véritable ligne de ceinture     Rive-Cornavin-Bel Air- Rive reliant directement les principaux sites     des deux rives du Rhône&lt;br /&gt;    - l'opportunité d'établir, enfin, la «  paix des transports »  grâce     à un usage efficace de la cavalerie.&lt;br /&gt;    Malgré l'affection que nous portons aux ânes et tout en leur rendant     l'hommage que mérite leur propension exemplaire à n'en faire qu'à     leur tête, nous avons renoncé à en proposer l'utilisation, compte     tenu du risque que leur refus d'avancer ou d'aller là où il faudrait     qu'ils aillent finisse par rappeler (qu'ils nous pardonnent cette     comparaison dont ils ne méritent pas l'indignité) trop précisément     le fonctionnement actuel des TPG ou le comportement habituel de     l'automobiliste moyen. Nous avons également renoncé à proposer     l'utilisation du mulet : l'animal étant stérile, nous perdrions     l'avantage, que nous offre le cheval, de l'auto-reproduction du     matériel de traction des voitures.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Voilà. Ce sera notre contribution au rétablissement à Genève, après     50 ans de submersion des transports publics par la bagnole, 10 ans     de tâtonnements pour reprendre pied et un mois de merdier, d'un     réseau de transports publics satisfaisant à la fois aux besoins de     la population, aux critères du développement durable, à une saine     gestion des finances publiques, à l'amour des animaux et à la     recherche d'une attraction touristique.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Que demander de plus à des conseillers municipaux soucieux du bien     public ?     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3049079664050660838?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3049079664050660838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/transports-publics-genevois-vive-le.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3049079664050660838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3049079664050660838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/transports-publics-genevois-vive-le.html' title='Transports Publics Genevois : Vive le Facteur Cheval !'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2112164053722257334</id><published>2012-01-26T13:38:00.001+01:00</published><updated>2012-01-26T13:38:43.309+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         Le Conseil administratif de la Ville de Genève a donc annoncé     vouloir transformer une vingtaine de rues du centre ville, à     Saint-Gervais, à Rive et aux Pâquis, en zones piétonnes. Mais dans     le détail, seules une partie d'entre elles seront réellement     réservées aux piétons. Dans les autres, riverains, véhicules de     livraison et deux-roues pourront continuer à circuler (à 20 à     l'heure). Bon, les zones piétonnes avec circulation automobile,     c'est fait, on peut passer aux autoroutes avec pistes cyclables...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le 13 décembre, le Conseil d'Etat genevois pondait un arrêté     confirmant l'autorisation donnée à la Fondation Clair-Bois     d'exploiter un « établissement accueillant des personnes handicapées     ». Trois jours plus tard, le Grand Conseil  approuvait un budget     qui, en ne compensant pas le désengagement de la Confédération, fera     perdre un million et demi aux institutions genevoise pour     handicapés, dont 600'000 francs à Clair-Bois.  La planification à la     genevoise, c'est quelque chose...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'afflux (relatif, tout de même) de requérants d'asile en provenance     d'Afrique du nord a rempli, et fait déborder (jusque dans la rue)     les centres, en nombre et en places insuffisants (ils ne peuvent     héberger que 1800 personnes) où notre accueillant pays stocke les     réfugiés en attente d'une décision sur leur statut. Il n'y a     quasiment plus de place. La solution la plus logique, puisque rien à     part mettre la Suisse sous cloche hermétique, n'empêchera les     requérants d'asile potentiels de venir ici devenir des requérants     réels, serait d'ouvrir de nouveaux centres. Mais voilà : hors des     grandes villes, où de tels centres passeraient totalement inaperçus,     les populations locales n'en veulent pas, de ces pouilleux. A     Bettwil (Argovie), l'annonce de la venue de 140 requérants dans une     ancienne caserne a soulevé une vague d'indignation. Pas contre les     conditions d'hébergement des requérants : contre leur venue. Manifs,     pétition, algarades... résultat: il n'y aura que 100 requérants     hébergés, et seulement pour six mois. A Fischbach (Lucerne), 601     habitant-e-s ont signé une pétition contre l'hébergement de     requérants dans un abri PC. Toujours pas en raison de leurs     conditions d'hébergement, mais en raison de leur arrivée. A Gland     (Vaud), 1282 habitants ont, en vain, protesté de même contre     l'arrivée de requérants. Mais on se demande bien pourquoi ces braves     gens protestent : y'a du fric à se faire, sur le dos des réfugiés.     Une société privée, ORS, le sait bien, qui se fait des couilles en     or en gérant à la place des pouvoirs publics, sept centres     d'hébergement fédéraux et une cinquantaine de structures cantonales.     ORS appartient à une société d'investissement et à une holding     basées à Zoug. On se doute qu'elle n'est pas là pour faire du     social, ou de l'accueil, mais du pognon. A Weiach (Zurich), par     exemple, elle touche 84'000 francs par an pour assurer l'hébergement     de dix requérants d'asile en louant une ferme pour 18'000 francs.     Les 66 '000 francs qui restent, c'est pour elle. Travaillant avec     des équipes d'encadrement très réduites et mal formées, refusant     l'accès de « ses » centres aux représentants des organisations de     défense des droits des requérants, n'assurant que des soins médicaux     minimaux, et défaillants, ORS travaille à l'économie mais encaisse     sans rechigner le prix de la sous-traitance par la Confédération de     l'accueil, si on peut dire, des requérants d'asile. Vous voyez bien     que les requérants d'asile, ça peut-être tout profit... putain, quel     argument de merde pour calmer la xénophobie ordinaire...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Les parlementaires fédéraux se sont votés, deux jours avant noël,     une chtite augmentation de 4 %, soit de 1250 francs de la     contribution annuelle à leurs frais, de 1000 francs de leur     indemnité annuelle et de 15 francs de leurs indemnités journalières.     Avant cette augmentation (qui coûtera au total 1,3 million aux     caisses fédérales), un-e Conseiller-e national-e touchait 133'000     francs par an, et un-e Conseiller-e aux Etats 152'000. Et la     majorité des parlementaires a estimé que ce n'était plus suffisant     vu l'augmentation du coût de la vie. Et c'est une bonne nouvelle.     Parce que des gens qui estiment qu'être payés 133'000 ou 155'000     francs par an, c'est pas suffisant, ne pourront pas, décemment,     refuser d'instaurer un salaire minimum légal trois fois plus bas.     Non, ils pourront pas. Pas décemment. &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2112164053722257334?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2112164053722257334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2112164053722257334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2112164053722257334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_26.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1577361881113767168</id><published>2012-01-25T13:20:00.000+01:00</published><updated>2012-01-25T13:22:05.930+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Caisse maladie unique : on re-votera. Sur un projet tronqué.</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Prudence, prudence...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-style: italic;"&gt; L'initiative populaire fédérale pour l'instauration d'une caisse     maladie unique (la deuxième initiative du genre) a abouti, avec plus     de 120'000 signatures récoltées en onze mois, et elle sera déposée     au printemps prochain. En 2007, le peuple et les cantons avaient     refusé, très nettement, une première initiative pour l'instauration     d'une caisse unique, qui avait succombé à la campagne du lobby des     assureurs et à la crainte (irraisonnée) que les primes qu'elle     prévoyait de fixer en fonction du revenu n'explosent pour les «     classes moyennes ». Du coup, les auteurs de la deuxième initiative     ont renoncé à reprendre cette proposition de primes en fonction du     revenu. Proposition fondamentalement légitime, socialement juste,     mais pas franchement dans l'air, très droitier, du temps. D'où la     prudence de leur texte. Et son insuffisance : celle d'un premier     pas...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;De l'assurance-maladie à la sécurité sociale : une longue marche...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'initiative pour une caisse d'assurance-maladie unique va aboutir.     On devra donc se prononcer sur une proposition qu'on va évidemment     soutenir, mais sans enthousiasme excessif, et qui pourra, parce     qu'elle est prudente, être approuvée par le peuple et les cantons     (en tout cas par le peuple), mais qui n'instaurera pas pour autant     une véritable sécurité sociale. Bref, on se contente de peu. Mais     bon, si ça peut inciter le Conseiller fédéral Alain Berset à     soutenir un texte que le député Alain Berset avait soutenu... Cette     deuxième initiative populaire pour la caisse unique évoque une     caisse publique, sous la forme d'une institution nationale     décentralisée en agences, ou en caisses, cantonales. C'est un bon     début, mais ce n'est qu'un début. L'absence d'une réforme du système     de cotisations, le maintien de la « prime par tête », l'abandon de     la cotisation en fonction du revenu, tous ces choix relevant d'un     prudent calcul politique (ne pas effrayer les « classes moyennes     »...) enlèvent bien de l'intérêt à la démarche. Si l'initiative est     acceptée, les cantons procéderont comme actuellement procèdent les     assureurs : ils diviseront les coûts de la santé et les frais     administratifs de leur caisse par le nombre d'assurés, et fixeront     les primes de manière à couvrir les coûts et les frais par les     cotisations. Sans tenir compte de la capacité contributive des     assurés. Et en puisant dans les fonds publics pour permettre à     celles et ceux qui ne peuvent se permettre de payer 400 ou 500     balles par mois d'assurance-maladie d'être tout de même assurés     contre la maladie. La disparition de la concurrence, coûteuse (en     frais de publicité, en coûts des changements de caisses etc...) fera     certes économiser quelques centaines de millions de francs au     système nouveau par rapport au coût du système actuel (les frais     administratifs des assureurs représentent actuellement entre 5 et 6     % des coûts de la santé), mais ça ne devrait se traduire, dans le     meilleur des cas, que par des réductions minimes, et temporaires,     des cotisations de base. Et de toute façon, le problème n'est pas     tant dans le montant des cotisations que dans le système même de la     cotisation « par tête » déterminée par les coûts de la santé et non     les revenus des assurés. Faut-il rappeler (la réponse est sans aucun     doute « oui, il faut sans cesse le rappeler »...) que le but d'un     système d'assurance-maladie n'est pas de faire du bénéfice, ni même     d'équilibrer ses coûts, mais de couvrir l'ensemble de la population     du risque financier de la maladie ? Si on admet que tel est bien le     but du système, il est hors de propos de lui reprocher, comme on le     fait au système français de sécurité sociale, d'être déficitaire,     alors qu'il ne pourrait cesser de l'être qu'en cessant de remplir la     fonction qui le légitime, celle que définissent les deux mots de «     sécurité sociale », et que le système suisse d'assurance-maladie     remplit fort mal, et fort injustement...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1577361881113767168?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1577361881113767168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/caisse-maladie-unique-on-re-votera-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1577361881113767168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1577361881113767168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/caisse-maladie-unique-on-re-votera-sur.html' title='Caisse maladie unique : on re-votera. Sur un projet tronqué.'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5918556047825356758</id><published>2012-01-24T14:52:00.001+01:00</published><updated>2012-01-24T14:54:06.591+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fonds de tiroirs'/><title type='text'>Brèves</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         Selon les flics américains (le FBI et la DEA), une société     d'import-export basée à Zurich serait au coeur d'un vaste réseau de     blanchiment d'argent (pour près d'un demi-milliard de dollars) au     profit du Hezbollah libanais, grâce à un trafic de voitures     d'occasion entre les USA, l'Europe et l'Afrique, trafic financé par     les profits tirés de la vente de coke colombienne et d'héro afghane.     La société Cybamar Swiss, basée à Dietikon, mais qui n'emploie     qu'une seule personne (son fondateur) est visée par une plainte     américaine et une demande de saisie de ses avoirs (trois comptes     auprès du Crédit Suisse à Zurich, pour au moins 37 millions de     dollars -le reste est quelque part entre le Togo , le Bénin, le     Ghana et le Liban). Les autorités suisses, elles, assurent avoir le     Hezbollah libanais, bénéficiaire du trafic supposé dont la Suisse     serait la plaque tournante, bien à l'oeil, mais estiment que malgré     sa centaine de sympathisants en Suisse, il ne représenterait ici     qu'une menace « plutôt faible ». Ben évidemment, s'il fait ses     petites affaires en Suisse, grâce à des sociétés suisses et des     banques suisses, il va pas foutre le bordel en Suisse... C'est bien     comme ça qu'on a toujours acheté notre tranquillité, non ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le Conseil d'Etat a modifié le règlement d'exécution de la loi     d'application de la législation fédérale sur la circulation routière     et s'est déterminé en faveur d'une adaptation des tarifs des     horodateurs (en bon français : les parcmètres), qui n'avaient fait     l'objet d'aucune indexation malgré la possibilité offerte par la     loi. De même, depuis la mise en place des zones macarons en ville de     Genève en 1997, les prix sont restés identiques, malgré la loi qui     autorise un tarif pouvant aller jusqu'à 480 francs par an. Donc     désormais, les tarifs horodateurs seront de 2,80 francs dans le     centre-ville (contre 3 francs à Berne, par exemple) et 1,50 franc     dans le reste du canton, et les prix des macarons seront de 200     francs pour les habitants (la moitié moins qu'à Lausanne) et 400     francs pour les sociétés. Le TCS Genève (oui, vous savez bien, le     truc qui prétend se « positionner comme un partenaire modéré     proposant des solutions et des compromis novateurs, cherchant en     permanence à éviter le sempiternel conflit des modes de transport     »...) a évidemment hurlé au garrotage des automobilistes, et dénoncé     une décision « à la fois injuste et politiquement aveugle »,     annoncée avant les fêtes par pur «machiavélisme»... ben voyons... Il     aurait préféré qu'on l'annonce à Pâques, histoire de hurler à la     crucifixion des bagnolards ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Les Suisses ont payé 1,7 milliard de francs en impôts     ecclésiastiques (c'est-à-dire en impôt religieux encaissé par     l'Etat) en 2007, nous dit un programme de recherche du FNRS. A quoi     s'ajoutaient cette année là 556 millions de francs d'aides directes     des cantons et les impôts religieux payés par les entreprises. Soit     un total de près de 2,3 milliards. Soit, en gros, 300 balles par     habitant (A Bâle, les protestants paient en moyenne 567 francs par     an et par personne -c'est le record suisse de l'impôt religieux -le     plus bas étant celui payé par les protestants valaisans : 11 francs     annuels par tête de pipe). Si avec ça les Suisses n'obtiennent pas     une bonne grosse Indulgence, c'est à désespérer de la clémence et de     la miséricorde du Très Haut.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Y'a des gens qu'il faut renoncer définitivement à tenter de faire     taire. Jean Ziegler, par exemple. Il vient de recevoir un prix de     l'Université de Tübingen, pour un discours sur la faim dans le     tiers-monde qu'il n'a jamais pu prononcer : c'était prévu au     Festival, très bourge (pauvre Mozart...) de Salzbourg, mais le     contenu en a si fort déplu à quelques sponsors suisses du festival     (UNB, Nestlé,. Crédit Suisse) qu'ils ont menacé de se retirer si     Ziegler causait. Et donc Ziegler n'a pas pu causer. Mais vous le     connaissez, le Jeannot : vous lui faites prendre la porte, il rentre     par la fenêtre. Et son discours, il l'a d'abord enregistré pour     YouTube (&lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.youtube.com/watch?v=74ppqi8vhlU"&gt;www.youtube.com/watch?v=74ppqi8vhlU&lt;/a&gt;), puis fait éditer en     allemand (les versions française, castillane et italienne sont     attendues), et en a vendu 40'000 exemplaires. Et voilà le travail.     Faut jamais renoncer à se faire entendre. Surtout quand on veut vous     faire taire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5918556047825356758?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5918556047825356758/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/troubles_24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5918556047825356758'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5918556047825356758'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/troubles_24.html' title='Brèves'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3088457014539648915</id><published>2012-01-23T15:17:00.000+01:00</published><updated>2012-01-23T15:18:25.402+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>Mercredi matin scolaire : Pourquoi ? Parce que !</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Acceptez-vous la loi modifiant la loi sur l'instruction publique     (Horaire scolaire) (C 1 10 - 10744), du 26 mai 2011 ? » : c'est     l'une des sept questions, cantonales et fédérales,  qui seront     posées à Genève aux citoyennes et citoyens dans deux mois, le 11     mars. Le référendum contre la réintroduction de l'école le mercredi     matin à l'école primaire a été lancé par la Société Pédagogique     Genevoise, qui dénonce une réforme « bricolée » et bien plus     quantitative que qualitative. Pour les enseignants, qui n'ont de     toute façon pas congé le mercredi (ils y travaillent à leurs cours     où y remplissent des tâches administratives dont la charge est de     plus en plus envahissante), cette réforme ne représente sans doute     pas une charge de travail supplémentaire : ils continueront à     travailler 40 heures par semaine 47 semaines par année. Pour les     écoliers, en revanche, on aimerait bien qu'on nous convainque     qu'elle se justifie, et qu'on ne se contente pas, quand on demande «     pourquoi l'école le mercredi matin » , de nous répondre « parce que     »  !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Des têtes bien pleines ou des têtes bien faites ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Département de l'Instruction Publique l'a martelé : « Il faut »     réintroduire l'école le mercredi matin parce qu'« il faut »     augmenter le temps d'enseignement. Pourquoi faut-il ? parce qu'il     faut. Pour s'adapter au plan d'étude romand et à l'«  harmonisation     scolaire » fédérale (Harmos) qui non seulement relève le niveau     d'exigences en langues nationales, mais introduit en 7ème et 8ème     primaire (les anciennes 5ème et 6ème) deux heures d'enseignement de     l'anglais (ou de ce qui en tient lieu, c'est-à-dire plutôt de     l'américain basique, celui qu'on n'a précisément pas besoin     d'enseigner puisqu'il submerge, hors de l'école et par les media,     les élèves). On a donc préféré renoncer à la pause en milieu de     semaine plutôt qu'allonger d'une heure le temps journalier d'école,     alors que cette pause est bienvenue pour les élèves, à qui elles     donne l'occasion de faire autre chose que remplir les exigences du     programme. Résultat: avec le mercredi matin d'école, les élèves du     primaire auront une charge horaire hebdomadaire aussi lourde que     ceux du Cycle d'Orientation. On a aussi renoncé à réintroduire le     samedi matin d'école, plutôt que le mercredi matin, sans doute pour     s'attirer les bonnes grâces des parents d'élèves. Après tout, ce     sont eux qui votent -pas leurs enfants.  Mais qu'attend-on de     l'école ? Qu'en sortent des têtes bien pleines ou des têtes bien     faites ? Et de quoi les écoliers ont-ils besoin pour mieux réussir     leur scolarité ? d'un allongement du temps passé à recevoir un     enseignement, lui-même alourdi (on n'en a jamais tant demandé à des     élèves du cycle primaire) ou d'un meilleur encadrement ?  Le     «mercredi scolaire» aura pour conséquence une réduction des temps     d'accueil des élèves, une réduction du temps utilisable pour les     activités parascolaires, une réduction du temps disponible pour la     préparation de leurs cours par les enseignants, et une plus grande     rigidité des horaires. On enseignera davantage, certes, mais dans de     plus mauvaises conditions. Les besoins en postes nouveaux, et en     postes d'enseignement, sont bien plus importants que les effectifs     supplémentaires accordés par le Grand Conseil : rien que pour     retrouver les conditions d'encadrement d'il y a vingt ans (14 élèves     pour un poste d'enseignant à plein temps), il faudrait 300 postes     supplémentaires à l'école primaire -or en vingt ans, 180 postes     d'enseignants chargés de soutien et de maîtres spécialistes sont     passés à la trappe et les postes créés à la faveur de la     réintroduction du mercredi matin d'école ne compenseront donc que la     charge d'enseignement supplémentaire que cette réintroduction     implique. Et encore : une centaine des nouveaux postes prévus sont     compensés par la réduction du « co-enseignement » par les maîtres     spécialistes en arts visuels ou en éducation physique,     co-enseignement favorisant les élèves en difficulté.  Le Parti     Socialiste appellera à voter « oui »  à la proposition d'une     demie-journée d'école en plus, le mercredi matin. Parce qu'il est     convaincu de sa nécessité ou parce que l'un des siens est à la tête     du Département de l'Instruction Publique ? Plaidant pour le mercredi     matin scolaire dans Le Courrier, Bilal Ramadam Michael Paparou et     Gérard Deshusses, cassant quelques morceaux de sucre sur la SPG     accusée de corporatisme, concluent : «Souhaitons que l'esprit     corporatiste ne l'emporte pas sur le projet pédagogique»... Mais     quel « projet pédagogique » peut-on bien trouver dans la réforme des     horaires scolaires proposée par le Conseil d'Etat ? De projet     pédagogique, on n'y voit pas la queue d'un. On ne voit en réalité     qu'un plaidoyer technocratique pour l'adaptation du rythme scolaire     aux exigences, non moins technocratiques, du demi-dieu Harmos, qui     du haut de son plan d'étude romand, enjoint à l'alignement des     horaires genevois sur ceux des écoliers des autres cantons. Comme     projet pédagogique, c'est tout de même un peu maigre...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3088457014539648915?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3088457014539648915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/mercredi-matin-scolaire-pourquoi-parce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3088457014539648915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3088457014539648915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/mercredi-matin-scolaire-pourquoi-parce.html' title='Mercredi matin scolaire : Pourquoi ? Parce que !'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7988425478540356248</id><published>2012-01-20T14:19:00.000+01:00</published><updated>2012-01-20T14:20:01.206+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brèves de comptoir'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                          Le Conseil d'Etat a annoncé le 21 décembre (c'était le jour de la     tourbe, ça s'imposait) qu'il se ralliait à la  « préférence     cantonale » prônée par le MCG (mais sans la désigner comme telle et     en ne s'y ralliant que dans les limites du possible, limites dont le     MCG se contrefout*) et entendait donner, dans les grands     établissements publics (Hôpital, TPG, Aéroport) comme dans     l'administration centrale, préférence aux chômeuses et chômeurs     genevois (au sens large, celui de « résident inscrit au chômage » du     qualificatif «genevois») dans l'embauche de personnel. Le fait     d'être chômeur ou chômeuse devient-il donc une qualification ? On se     félicite quand même que notre bon gouvernement entend n'appliquer     cette  « préférence cantonale » qu'à qualifications égales, histoire     d'éviter de se retrouver avec des alcoolos sans permis de conduire     engagés pour conduire des bus, des kleptomanes engagés pour trier     les bagages à l'aéroport et des hématophobiques engagés comme     aide-soigant-e-s à l'hôpital. N'empêche, ça ouvre des horizons, ce     ralliement à la  «  préférence locale » : qu'est-ce que le Conseil     administratif de la Ville attend pour l'appliquer dans la version  «     préférence communale » ? Et la commune de Céligny, alors ? Comment     ça, y'a pas de chômeurs à Céligny ? Et ben on en y créera, ou en y     exportera, non mais...&lt;br /&gt;    * La procédure qui veut que l'on sollicite l'Office cantonal de     l'emploi avant de demander un permis de travail ne concerne bien     évidemment pas les candidats suisses à un emploi, puisqu'ils n'ont     pas besoin de permis de travail. En revanche les frontaliers     titulaires d'un permis F peuvent s'inscrire à l'OCE.  Ils     bénéficient alors des prestations en nature de l'OCE, mais pas     d'indemnités de chômage. Peuvent aussi s'inscrire ceux qui, au     chômage dans leur pays européen d'origine, viennent chercher un     emploi en suisse. Ils bénéficieront des prestations en nature de     l'OCE et seront, pendant 3 mois au maximum, indemnisés. Et de toute     façon, il ne s'agit que de vérifier si dans les listes de l'OCE il     n'y a pas un-e chômeur-meuse qui convienne, pas de l'engager...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La moitié des signatures déposées au bas de l'initiative populaire     cantonale lancée par les  «Jeunes UDC» bernois pour durcir les     conditions de naturalisation étaient invalides, le plus souvent     contrefaites. Le président des  « Jeunes UDC »  bernois s'est dit  «     consterné », et accuse les Jeunes Socialistes d'avoir saboté son     initiative en incitant leurs sympathisants à la signer de noms     fantaisistes. Fantaisistes, peut-être, mais pas contrefaits. Et on     se demande bien ce qu'il y aurait de  « consternant » dans l'échec     des jeunes UDC bernois : quand des analphabètes font signer des     conneries à d'autres analphabètes, on a forcément des problèmes     d'écriture.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le PDC a déposé au Grand Conseil,  juste avant noël, une motion pour     demander la gratuité des TPG jusqu'à fin janvier, compte tenu des     défaillances de leurs prestations. Faut vraiment que ça soit la     merde pour qu'il ait de bonnes idées, le PDC. Et encore : il les a     après tout le monde, et il en limite l'application dans le temps. On     se refait pas. Même à noël.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Organisation     mondiale de la santé (OMS) ont annoncé le 21 décembre que l'Objectif     du millénaire pour le développement (OMD) sur l'accès à l'eau     potable sera très probablement atteint avant la date prévue de 2015     et que « presque 1,8 milliard de personnes supplémentaires ont     désormais accès à l'eau potable », mais que « les plus pauvres et     les plus vulnérables sont souvent laissés derrière » et que 672     millions de personnes n'auront toujours pas accès à un     approvisionnement en eau potable en 2015. C'est vachement utile,     comme annonce... et surtout, c'est vachement nouveau, de nous dire     que ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qui ont l'accès     le plus difficile à l'eau potable. On s'en doutait pas, tiens...&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7988425478540356248?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7988425478540356248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_20.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7988425478540356248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7988425478540356248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_20.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-4687685225583662103</id><published>2012-01-19T14:48:00.001+01:00</published><updated>2012-01-19T14:48:45.872+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Noch eine Genferei : Le parking vert</title><content type='html'>&lt;big&gt;     &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Conseil Municipal de la Ville de Genève, mercredi soir : on se lance     dans une discussion sur une proposition du Conseil administratif,     demandant un (modeste) crédit de 5,1 million de francs pour la     réalisation, à l'essai, de la « piétonnisation » de 50 rues, pour     concrétiser une initiative populaire municipale acceptée par le     Conseil Municipal et qui demandait la réalisation de 200 rues     piétonnes. Et que croyez qu'il advint de cette discussion ? Vous     avez gagné : on a parlé de parkings. Pas de zones piétonnes, de     parkings. Que l'initiative qu'il s'agissait de concrétiser ne     demandait pas. Et à la proposition du Conseil administratif, une     majorité composée de l'extrême-droite, de la droite traditionnelle,     des Verts libéraux et des Verts tout court a collé, contre     l'opposition de la gauche (PS et Ensemble à gauche) motion,     résolution et amendements exigeant finalement une compensation de 80     % des places de parking automobile supprimées en surface, voire la     réalisation d'un parking sous la zone piétonne. &lt;/span&gt;&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;      Feux verts, feus Verts&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Un compromis qu'on ne fera pas l'injure à Aldo Moro et Enrico     Berlinguer de qualifier d'«  historique » a donc été passé par les     Verts, le PDC et les Verts Libéraux, pour faire payer la réalisation     de zones piétonnes par la compensation à proximité des places de     parkings supprimées pour créer la zone piétonne. Un déplacement des     nuisances, en somme, qui applique au stationnement automobile la     tactique, assez navrante par ses effets, suivie par la police dans     la chasse aux dealers, et qui consiste à les virer d'un quartier     pour les retrouver dans le quartier d'à côté. Ce compromis, acquis     au terme d'une discussion de marchands de tapis (« nous voulons une     place nouvelle pour une place supprimée », « nous, on veut 8 places     nouvelles pour 10 places supprimées », «nous, on veut que dans les     huit places nouvelles il y a ait deux pour les deux roues », les     places doivent être compensées dans un périmètre de 250 mètres, non,     de 500, non de 750, etc...)  ne vaut, sur la forme, pas grand chose     : à la première tentative de réaliser le premier projet de parking,     un référendum populaire tombera -et nous en serons : depuis bientôt     vingt ans, à chaque fois que les électrices et électeurs de la Ville     (où la majorité des ménages sont sans voitures, ou ne l'utilisent     pas pour se déplacer en ville) ont été priés de se prononcer sur des     proposition concernant la « mobilité », ils ont voté pour la     mobilité douce, les pistes cyclables, les zones piétonnes, les     transports publics... et contre la tentative, à la place Neuve, de «     compenser » la piétonnisation de la place par un parking souterrain.     &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Au fond, ce qu'illustre le vote du Conseil Municipal (qui doit     encore être confirmé le 30 janvier), c'est une véritable     capitulation de l'une des forces alliées dans l'« Alternative », et     la naissance d'une sorte d'amibe politique, rassemblant trois partis     défaits lors des dernières élections municipales et sans doute     convaincus qu'en additionnant trois bides ils pourront produire un     succès. Etrange arithmétique, en vérité... Et si l'initiative de     cette chimère revient aux Verts, il va sans dire que dans l'état où     il est, le PDC n'allait pas refuser la bouée de sauvetage tendue, et     que les Verts libéraux, à la recherche de notoriété et d'une petite     place dans le paysage politique, allaient eux aussi s'y agripper. Et     peu leur importe, aux uns et aux autres, que le Conseil Municipal     devait concrétiser une initiative populaire, et pas les obsessions     du Touring Club, de la Chambre de Commerce et d'Industrie ou de la     Fondation des Parkings. «  Je suis favorable à un nouveau parking à     Rive afin de piétonniser ce quartier », déclarait, dans Le Temps du     7 janvier, la Conseillère d'Etat Michèle Künzler. Künzler, et le     groupe des Verts au Conseil municipal de la Ville de Genève, c'est     apparemment le genre à nous assurer que c'est en implantant un     hypermarché qu'on soutient les petits commerçants et que c'est en y     installant une raffinerie qu'on préserve une réserve naturelle. &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Le Conseil administratif avait reçu mandat du Conseil Municipal de     concrétiser une initiative pour des zones piétonnes, pas pour des     parkings, une majorité de droite et du « centre » a décidé de ne pas     respecter ce mandat. Ce n'est certes qu'un épisode, mais il est     exemplaire. Il fut un temps, dont les moins de vingt ans peinent     déjà à se souvenir où les Verts étaient de gauche. Nous sommes     entrés dans un temps où feus les Verts de gauche donnent le feu vert     à ce qu'ils combattaient naguère : des parkings (mais aussi des     cadeaux fiscaux). On ne dira pas que les temps politiques sont durs     : ils sont mous, incertains, incohérents, à l'image de ce «nouveau     centre» prêt à tout pour surnager, et créé par l'agglutination du     PDC, des Verts libéraux et des Verts. Lesquels ont donc signifié     qu'ils ne tenaient plus à faire partie d'une alliance,     l'Alternative, qui se confond dès lors, et sans eux avec la gauche,     et la gauche seule, c'est-à-dire les socialistes et les diverses     composantes d'Ensemble à gauche. La «droitisation» du parlement     communal s'en trouve renforcée -en même temps, cependant, que     n'ayant plus grand chose à attendre de feue sa troisième composante,     l'Alternative pourra, si elle en a la volonté et s'en donne les     moyens et la cohérence, se reconstituer comme une gauche libérée     d'un boulet centriste.      &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-4687685225583662103?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/4687685225583662103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/noch-eine-genferei-le-parking-vert.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4687685225583662103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4687685225583662103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/noch-eine-genferei-le-parking-vert.html' title='Noch eine Genferei : Le parking vert'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8205131390489412331</id><published>2012-01-18T14:37:00.000+01:00</published><updated>2012-01-18T14:38:32.897+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sur le fond'/><title type='text'>On vous souhaite une année...</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Vivement la fin &lt;/span&gt;&lt;strike style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;du &lt;/strike&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;de ce monde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Eruption solaire ? Tremblement de terre ? Tsunami définitif ?     Collision entre la Terre et une autre planète ? inversion de la     polarité magnétique ? Vous avez le choix de la catastrophe finale     (n'oubliez pas, cependant, que la catastrophe, étymologiquement,     c'est la révélation :  pas la fin des haricots, mais le début de la     vérité...). La prédiction apocalyptique est vieille comme l'humanité     -et d'ailleurs, elle finira bien par se réaliser, lorsque, avant de     s'éteindre, le soleil bouffera les unes après les autres les     planètes qui lui tournent autour. D'ici là, et puisque nous avons     encore un peu de temps pour voir venir, on fera presque comme tout     le monde : on ne vous souhaitera pas une bonne année, mais on vous     souhaitera une année. Et on prendra de bonnes résolutions. Ou une     seule : ne pas attendre la fin du monde pour hâter, si peu que ce     soit possible, la fin de CE monde...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Ne pas attendre...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Alors comme ça, un calendrier maya nous prédirait le fin du monde     pour décembre 2012 ? Et un-e Suisse-ss-e sur cent y croirait ?     Bah... ce n'est après tout que la dernière des prédictions de ce     genre : on se souvient, pour ne citer qu'elle, de celle qui faisait     du CERN et de l'ouverture d'un trou noir entre Meyrin et     Ferney-Voltaire le moment ultime de notre univers... On n'a cessé de     moderniser l'imagerie apocalyptique, et si les Quatre Cavaliers     portent d'autres noms, et d'autres armures, ils galopent toujours     dans nos têtes, les bougres, juste un peu technicisés, et     laïcisés... C'est sans doute une manière de nous hausser au rang des     dieux, que nous croire capables de détruire notre monde en     réchauffant son atmosphère, en déréglant son climat, en manipulant     les gènes du vivant...  mais soyons francs : nous, ici, au fond, le     sort de la planète nous est parfaitement indifférent : c'est le sort     de celles et ceux qui la peuplent qui nous importe. Nous ne pouvons     pas même nous parer de l’orgueilleuse certitude que nous allons la     détruire, la planète : elle continuera son destin de planète jusqu'à     son terme. Nous pouvons bien en revanche détruire son écosystème,     c'est-à-dire le nôtre et celui de toutes les espèces vivantes. Un     milliard d'humains ne disposent pas d'eau potable et des dizaines de     milliers de personnes meurent chaque jour pour avoir bu de l'eau     non-potable; chaque jour, une quinzaine d'espèces animales     disparaissent. Nous menaçons donc, à long terme, sinon la vie, du     moins la vie humaine sur cette planète qui reste, à notre     connaissance, la seule à l'abriter, la seule à pouvoir abriter celle     de notre espèce. Cela ne signifie pas que la poursuite du mode de     production, de consommation et de consumation qui est le nôtre     aboutira inéluctablement à la fin de la vie sur terre. Cela signifie     seulement que cette course aveugle et obstinée à l'abîme nous     menace, nous, humains,  et que le  «principe de précaution»     s'impose, contre la certitude optimiste, sinon béate, que  « la vie     sera plus forte que tout » ...  mais le  « principe de précaution »,     s'agissant des systèmes sociaux, économiques et politiques, est-il     autre chose qu'un euphémisme précautionneux pour le mot de  «     révolution » ? La vie est un accident, et cet accident est fragile.     Mais ce qui le menace aussi, est fragile, et si le catastrophisme     peut avoir un bon usage, c'est bien celui d'un réveil, d'une     révélation sans  « R » majuscule, débarrassée de ses oripeaux     religieux. Une révélation politique, en somme : celle que s'il est     possible à un système social de menacer la vie des humains, il est     possible, aussi, aux humains de se débarrasser de ce système. Le 1er     janvier 2012, c'était, dans le calendrier révolutionnaire, le jour     de l'argile. C'est de cela dont sont faits les pieds des pouvoirs     qui se prennent pour des colosses : d'argile. Prenons donc une bonne     résolution -une seule, qui les contiendra toutes : ne pas attendre :     apocalypse ou non, catastrophe ou pas, le temps nous est compté. Il     n'y a même que le temps qui nous soit réellement compté, si nous ne     renonçons pas à rendre ce monde vivable pour toutes celles et tous     ceux qui, humains, y vivent. Le plus soixante-huitard des films     soixante-huitards, L'An 01, le film écolo majuscule, du temps où les     écolos étaient de gauche, nous y invitait :  «  On arrête tout, on     réfléchit, et c'est pas triste  »! C'est pas triste, non. A     condition cependant, après avoir  « tout arrêté », d'être capables     de repartir dans une autre direction; d'être capables non seulement     de réfléchir, mais aussi d'agir,  et de s'insoumettre après s'être     indignés. Ne pas attendre : ne pas attendre qu'on vous écoute pour     parler, ne pas attendre qu'on vous comprenne pour expliquer, ne pas     attendre d'être aimé pour aimer, ne pas attendre qu'on vous suive     pour agir, ne pas attendre d'avoir tout prêt, sous la main, complet     et définitif, le modèle de la nouvelle société, pour se défaire de     l'ancienne.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8205131390489412331?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8205131390489412331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/on-vous-souhaite-une-annee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8205131390489412331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8205131390489412331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/on-vous-souhaite-une-annee.html' title='On vous souhaite une année...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2279867115475483203</id><published>2012-01-17T12:15:00.001+01:00</published><updated>2012-01-17T12:16:43.201+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sur le fond'/><title type='text'>La Romandie inexistante</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;i&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Et qui devient Seigneur               d’une cité accoutumée à vivre libre et ne la détruit               point, qu’il s’attende d’être détruit par elle, parce               qu’elle a toujours pour refuge en ses rébellions le nom de               la liberté et ses vieilles coutumes, lesquelles ni par la               longueur du temps, ni pour aucun bienfait ne s’oublieront               jamais. Et pour chose qu’on y fasse ou qu’on y pourvoie,               si ce n’est d’en chasser ou d’en disperser les habitants,               ils n’oublieront point ce nom ni ces coutumes. &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt;&lt;/i&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;(Machiavel)&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt; &lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Un camarade belge, Wallon et           républicain, José Fontaine, m'avait demandé d’écrire, dans le           revue qu'il anime ("Toudi" &lt;a class="moz-txt-link-freetext" href="http://www.larevuetoudi.org/"&gt;http://www.larevuetoudi.org/&lt;/a&gt;)           sur la «&lt;em&gt;gémellité&lt;/em&gt;» Romandie/France. Je l'ai fait, en           me disant (et en disant) d'abord qu'il  faudrait pour qu’il           puisse y avoir gémellité, ou quelque parenté forte, entre la           Romandie et la France, qu’il y ait Romandie. Or il y a d’abord           ceci, que la Romandie n’existe pas, et que n’existent que des           Romands - des Suisses de langue française, des citoyens d’un           Etat fédéral qui n’est pas une nation, mais une addition de           communautés et de Républiques agrégées les unes aux autres au           fil du temps - et le plus souvent, non parce qu’elles avaient           les unes pour les autres de particulières sympathies (elles           n’avaient cessé de se combattre, notamment lors des guerres de           religion), ni même une langue commune (à l’exception de Genève           depuis la Réforme, les «&lt;em&gt;patois&lt;/em&gt;» régnaient partout,           tous différents les uns des autres), mais parce qu’elles           craignaient de perdre leur autonomie communautaire,           municipale, voire républicaine, en se rattachant à l’un ou           l’autre des grands ensembles politiques voisins, et que cette           crainte commune était plus forte que ce qui par ailleurs les           séparait ou les opposait.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;La gémellité est dans les gens ; elle           est dans la langue, elle est entre ceux qui ici et ailleurs la           parlent, mais elle n’est pas entre la France et la Romandie :           elle est entre les Français et les Romands. Car il n’y a pas,           ou pas vraiment, de Romandie, mais il y a des Romands.           Qu’est-ce qu’être Romand ? C’est être Suisse et parler           français, c’est parler français sans être Français. Etre           Romand, c’est d’abord se définir par ce qu’on n’est pas: on           n’est ni Français, ni Alémanique. Comment se définirait-on           d’ailleurs par ce qu’on est, quand on n’a pour seule           caractéristique commune que d’avoir le français pour langue           (et encore : pas depuis très longtemps pour tout le monde : si           Genève parle français depuis la fin du XVIème siècle, elle le           doit aux pasteurs français qui en firent leur capitale, quand           on y parlait savoyard, c’est-à-dire «&lt;em&gt;franco-provençal&lt;/em&gt;»           ; en Valais, à Fribourg, dans le Jura, dans le canton de Vaud,           jusqu’à la fin du XIXème siècle, les «&lt;em&gt;patois&lt;/em&gt;»           (franco-provençaux, sauf dans le Jura où ils étaient d’oïl),           étaient plus usités que le «français de France». Et si l’on           peut admettre que la Suisse romande fut alphabétisée en           français plus tôt que la France elle-même, c’est à la           condition d’en tenir pour négligeable sa part catholique (où           l’école ne fut obligatoire que bien plus tardivement qu’en sa           part protestante, et où les taux d’analphabétisme et           d’illétrisme furent toujours généralement plus élevés), et           surtout à la condition de préciser que cette «&lt;em&gt;alphabétisation&lt;/em&gt;»           fut littéralement forcée par la Réforme calviniste : il           fallait lire la Bible, et il fallait la lire dans une autre           langue que celle dont usaient les papistes. Ce fut le           français, puisque les grands réformateurs, ici, nous vinrent           de France. L’école est obligatoire à Genève depuis la fin du           XVIème siècle. Mais c’était l’école des pasteurs, et les           pasteurs étaient presque tous français, sinon d’origine, du           moins de culture. L’école enseigna donc le français, et en une           génération, tout Genève fut «&lt;em&gt;alphabétisée&lt;/em&gt;» - en           français de France, non en savoyard de Genève.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Ce qui définit les Romands, puisque           c’est ce qui les unit, est donc la pratique d’une langue qui           ne fut pas toujours la leur, et qu’ils apprirent non pour «&lt;em&gt;vivre             ensemble&lt;/em&gt;», mais pour se séparer des autres - pour se           séparer des catholiques quand ils étaient protestants, des           protestants alémaniques quand ils étaient catholiques, des           luthériens quand ils étaient calvinistes. Cela fait-il une           communauté de culture, au sens où une telle communauté serait           fondatrice de «&lt;em&gt;quelque chose de national&lt;/em&gt;», comme le           suggèrent les austro-marxistes ? Certainement pas : cela ne           fait qu’une différence d’avec les voisins alémaniques. Il n’y           a pas de nation romande, parce qu’il n’y a pas de volonté           nationale des Romands (j’entends ici par «&lt;em&gt;volonté             nationale&lt;/em&gt;» la volonté d’hommes et de femmes de conclure           entre eux un contrat politique par lequel ils affirmeraient           une volonté commune de définir eux-mêmes leurs règles, leurs           normes, leurs lois, leurs institutions, différentes - ou           pouvant l’être - des règles, des lois, des normes et des           institutions d’ailleurs).&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Il n’y a pas non plus de Romandie qui           soit partie d’une «&lt;em&gt;nation&lt;/em&gt;» française plus large que           la France. Il y a un million et demi de francophones dans un           pays majoritairement germanophone; il y a six cantons dont le           français est la langue officielle dans un État constitué de 23           cantons ; il y a une langue dans un pays qui en reconnaît           quatre pour langues officielles, et où il s’en parle, écrit et           rêve des dizaines d’autres (Un habitant de la Suisse sur six           est d’une langue «&lt;em&gt;étrangère&lt;/em&gt;»); il y a, enfin, un           ensemble de références implicites, spontanées - mais qui ne le           sont que parce qu’elles ont été apprises - à une culture et           une histoire françaises, auxquelles s’ajoutent d’autres           références à une culture «&lt;em&gt;romande&lt;/em&gt;» qui est connexe à           la culture française, et à une histoire «&lt;em&gt;suisse&lt;/em&gt;» qui           n’est devenue celle des Suisses francophones que deux siècles           après que la Suisse ait été constituée (comme une alliance,           non comme un Etat). Les mythes fondateurs de la Suisse (le           serment du Grütli, les batailles contre les Habsbourg...),           sont des mythes fondateurs d’une Suisse exclusivement           alémanique, à quelques Fribourgeois près. La Suisse originelle           est alémanique. La première Confédération est alémanique. Cet           État a deux histoires : l’une qui va de 1291 à 1798, qui est           celle d’une Confédération dont tous les membres sont des           cantons alémaniques - même si elle contrôle ou occupe des           territoires où l’on parle français (franco-provençal) ou           italien (tessinois), et celle qui commence en 1798, avec           l’intervention française et la proclamation de la République           Helvétique, et où se créent les cantons romands et le canton           du Tessin. Ce sont deux histoires, et ce sont deux Suisses           même. La nôtre est républicaine, parce qu’elle naît d’une           révolution républicaine (celle de France), ce qui rend           possible qu’y adhèrent une République de trois siècles plus           ancienne qu’elle (Genève), et une principauté devenue           République (Neuchâtel) par une révolution, et que s’y créée           une République nouvelle (le Jura). On voit bien là que la           France ne nous est pas étrangère (et que nous ne sommes pas           étrangers à la France), puisqu'il fallut que la France           elle-même se conçoive comme République pour que la Suisse soit           possible aux Romands. Historiquement, ensuite, ce sont bien           des idées «&lt;em&gt;françaises&lt;/em&gt;», plus qu’ «&lt;em&gt;allemandes&lt;/em&gt;»,           qui ont nourri la révolution radicale et permis la           régénération puis le réforme radicale de la Suisse en 1848.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Au-delà de cet héritage, cependant, ce           qui définit les Romands, est toujours la double négation           (n’être ni français, ni alémanique) qui définit toujours la           Suisse entière : La Suisse est faite d’Alémaniques qui           refusent d’être allemands, de Tessinois qui ne veulent pas           être italiens, de francophones qui ne tiennent pas à être           français - et de Romanches qui ne peuvent espérer rester ce           qu’ils sont qu’en restant politiquement là où ils sont. Mais           ces «&lt;em&gt;quatre quarts&lt;/em&gt;» inégaux qui composent la Suisse           ne la forment pas - et la Suisse consacre de considérable           efforts à nier, institutionnellement et idéologiquement,           qu’elle soit l’addition de plusieurs Suisses - francophone,           germanophone, italophone et romanchophone. Cette négation           n’est pas l’affirmation d’une unicité : elle est, au           contraire, celle d’une fragmentation: la Suisse n’est pas           constituée de quatre entités, mais de 23, dont aucune n’est           linguistiquement cohérente ou formant à elle seule une           communauté linguistique; elle n’est pas la réunion de quatre           communautés, mais de vingt-trois...&lt;br /&gt;        &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;On parle quatre langues en Suisse,           mais on les parle séparément, et l’on voit venir le temps où           Romands et Alémaniques s’adresseront les uns aux autres en           anglais (ou dans le pidgin véhiculaire américain que la           mondialisation nous fait prendre pour de l’anglais), les uns           (alémaniques) pour pouvoir entre eux user de dialectes qu’eux           seuls comprennent, les autres (romands), pour n’avoir pas à           sacrifier à l’usage de la langue de la majorité. Là encore,           c’est le refus qui constitue, mais c’est un refus commun: le           refus des Romands de se plier à la langue officielle de la           majorité, l’allemand, et le refus des Alémaniques de           substituer cette langue officielle à leur langue réelle (le &lt;em&gt;Schwitzertütsch&lt;/em&gt;).             Quant aux Tessinois et aux Romanches, les premiers se sont           eux-mêmes contraints au trilinguisme, et les seconds à           l’allemand. La Suisse s’est toujours refusée à se constituer           institutionnellement sur la base de son plurilinguisme; elle           le reconnaît, certes, mais ce n’est pas sur les langues, et           leurs aires de concentration, qu’elle construit son édifice           institutionnel -symboliquement, lorsqu’elle s’est nommée, lors           de l’ultime phase de sa constitution en Etat «&lt;em&gt;moderne&lt;/em&gt;»,           en 1848, elle s’est nommée en une langue qui n’était aucune de           ses trois ou quatre langues nationales, mais en une cinquième           - morte, pour plus de sûreté : le nom de l’Etat suisse n’est           ni «&lt;em&gt;Confédération suisse&lt;/em&gt;», ni&lt;em&gt; Schweizerisches             Bundeschaft&lt;/em&gt;, ni &lt;em&gt;Confederazione Svizzera&lt;/em&gt;, mais           &lt;em&gt;Confederatio Helvetica&lt;/em&gt;: en latin dans le texte, et           avec le qualificatif d’ «&lt;em&gt;helvétique&lt;/em&gt;» pour ne pas, en           insistant trop sur l’origine alémanique de la Suisse (&lt;em&gt;Schwytz&lt;/em&gt;),           «&lt;em&gt;froisser&lt;/em&gt;» les Romands. La Suisse devrait-elle se           renommer aujourd’hui qu’elle le ferait sans doute en anglais,           comme elle tend à le faire de ses grandes entreprises           publiques (les Télécoms se sont rebaptisées Swisscom, et en           Suisse alémanique l’injonction publicitaire se fait de plus en           plus souvent en anglais, ou en dialecte - pas en allemand): la           Suisse avait emprunté au XIXème siècle la langue d’un empire           défunt pour se nommer, elle emprunterait celle de l’empire           régnant, toujours pour ne pas avoir à user de l’une des           siennes : Tout faire pour ne pas signaler que cet État n’est           pas une communauté de culture, mais tout faire aussi pour ne           pas suggérer que chacune de ses trois principales parties           culturellement constitutives parle une langue aussi, et           essentiellement, &lt;em&gt;«étrangère».&lt;/em&gt;&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;La neutralité elle-même, dans les           conflit internationaux, est un moyen de négation de           l’existence de trois ou quatre Suisses différentes: ne pas           prendre parti, pour la Confédération, c’était ne pas prendre           parti pour la France ou l’Allemagne ou l’Italie, contre           l’Italie, l’Allemagne ou la France. Et lorsqu’il advint que la           Suisse «&lt;em&gt;officielle&lt;/em&gt;» sembla avoir pris parti, en           faveur de l’Allemagne, lors de la Première Guerre Mondiale,           l’on vit se constituer un véritable «&lt;em&gt;bloc romand&lt;/em&gt;»           qui, si la défaite de l’Allemagne n’avait pas réglé le           problème, aurait fort bien pu déboucher sur une rupture du «&lt;em&gt;lien               confédéral&lt;/em&gt;» par l’émergence d’une volonté politique           collective et commune des Romands - bref, ce que l’institution           suisse craignait et continue de craindre: l'émergence d'une           Romandie «&lt;em&gt;réellement existante&lt;/em&gt;». La neutralité dans           les conflits européens fut ainsi le moyen de faire perdurer           une construction politique qui exclut toute affirmation           collective romande, mais cultive la fragmentation cantonale           (romande et alémanique). Que les Genevois ou les Jurassiens           (mais aussi les Bâlois) soient francophiles ne posent pas           problème, pourvu qu’ils le soient séparément.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Tout faire, donc, pour que n’existent           réellement ni une Romandie, ni une Alémanie, ni même une «&lt;em&gt;Suisse               italienne&lt;/em&gt;». Je suis Romand, mais la Romandie n’existe           pas, se refuse à être et n’est évoquée que par commodité de           langage. Il n’y a pas de Romandie, il y a six cantons qui sont           autant de «&lt;em&gt;pays&lt;/em&gt;» au sens que Ramuz donnait à ce terme           (un sens qu’il avait d’ailleurs encore en France au début du           XXème siècle, avant que la Grande Guerre ne brasse les           populations dans les tranchées de la grande boucherie). Or mon           pays, le lieu auquel je me rattache autant «&lt;em&gt;sentimentalement&lt;/em&gt;»           que politiquement, n’est pas la Romandie : c’est Genève - ce           serait Vaud, ou même une partie de Vaud si j’étais Vaudois,           comme le «&lt;em&gt;pays&lt;/em&gt;» de Ramuz était cette part du canton           de Vaud qui s’étend autour du lac et doucement monte jusqu’au           Jura et aux Alpes.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Il n’y a pas de Romandie, mais six           cantons francophones (ou majoritairement francophones), aux           histoires différentes et parfois divergentes, et qui ne           forment ensemble qu’une conjonction de refus: celui, d’abord,           de se voir rassemblés en une entité commune, «&lt;em&gt;romande&lt;/em&gt;»,           qui serait à la Suisse ce que le Québec est au Canada, ou la           Wallonie à la Belgique - une entité constitutive d’un État           fédéral. La Suisse est bien un État fédéral, mais ni la           Romandie, ni l’Alémanie, ni la Suisse italienne, ni la Suisse           romanche ne le constituent: l’Etat fédéral est constitué de 23           micro-États cantonaux, non de quatre communautés linguistiques           ou culturelles.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Le second refus «&lt;em&gt;romand&lt;/em&gt;» est           celui de se voir représenté par un pouvoir central, de           constituer par lui une nation, et de voir la petite communauté           politique que constitue le canton «&lt;em&gt;fondue&lt;/em&gt;» dans un           grand ensemble politique, qu’il soit la France - dont on ne           veut pas être - ou la Suisse - dont on n’accepte d’être que           parce qu’elle permet de ne pas être français, ou plutôt, de           l’être sans être de France, tout en s’adossant à la France           lorsque l’on en ressent le besoin, en se sentant «&lt;em&gt;un peu             français&lt;/em&gt;» lorsque l’histoire de France nous y invite.           Ainsi, en novembre 1918, lorsque l’Union Syndicale et le Parti           socialiste décrétèrent la grève générale pour protester contre           le militarisme de la Suisse officielle et la pauvreté de la           Suisse ouvrière (car la Suisse fut pauvre, et la Suisse           ouvrière plus pauvre encore), cette grève fut-elle un échec en           Suisse romande, et y fut-elle dénoncée presque unanimement par           tout ce qui comptait politiquement, socialement et           culturellement, y compris à gauche, parce qu’elle semblait           priver les Romands de la joie de fêter la victoire de la           France sur l’Allemagne au terme de la Grande Boucherie.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Mais voyez comme les choses sont           complexes: la France est par les Alémaniques eux-mêmes perçue           comme un contrepoids à l’Allemagne - qu’ils craignent bien           plus que les Romands ne la craignent, puisqu’ils en sont plus           proches, et par les Tessinois comme une alternative «&lt;em&gt;latine&lt;/em&gt;»           à l’Italie, qu’ils affectent de mépriser (sans doute parce           qu’ils se sentent trop faibles face à elle): le français est           la première langue enseignée au Tessin, après l’italien, mais           avant l’allemand, et lorsque l’on interroge, et on le fait           rituellement, les Suisses sur la perception qu’ils ont des           pays voisins, c’est à chaque sondage, et dans chacune des           trois régions linguistiques, la France (la France perçue ou la           France invoquée sans doute plus que la France réelle mais           qu’importe ?), qui obtient de tous les voisins de la Suisse la           plus forte expression de sympathie - chez les Alémaniques et           les Tessinois comme chez les Romands.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Il n’y donc pas de Romandie. Et           puisqu’il n’y a pas de Romandie, Il n’y a pas de citoyens           Romands, mais des citoyens Genevois, Vaudois, Valaisans,           Neuchâtelois, Jurassiens, Fribourgeois ; citoyens non d’une           entité politique définie par une langue commune, mais d’une           communauté ou d’une République fondée sur la seule volonté de           vivre politiquement ensemble. Et ces communautés, ces           Républiques «&lt;em&gt;romandes&lt;/em&gt;», sont aussi différentes entre           elles que possible: Genève est une République depuis bientôt           cinq siècles, et fut un État indépendant pendant deux siècles           et demi (quand elle n’est suisse que depuis moins de deux           siècles); Vaud est un «&lt;em&gt;État&lt;/em&gt;» au sens formel du terme,           mais qui ne fut jamais constitué comme tel avant que l’idée en           vint aux révolutionnaires bourgeois de la fin du XVIIIème           siècle, et à la France que cela arrangeait de dépecer la           République patricienne de Berne en lui ôtant ses bailliages           francophones; Neuchâtel était une principauté prussienne; le           Valais un ensemble de communautés paysannes; Fribourg, une           ville seigneuriale et épiscopale; le Jura un agrégat de terres           anciennement épiscopales arrachées par Berne... Quoi de commun           entre ces entités, dont certaines furent littéralement           construites, assemblées par des pouvoirs extérieurs comme l’on           assemble les pièces d’un puzzle, alors que d’autres ont           derrière elle des siècles d’histoire autonome? Quoi de commun           entre la République de Genève, protestante et urbaine, et les           communautés catholiques alpestres du Valais? Quoi de commun?           Ceci : la volonté collective, citoyenne, et donc républicaine           - lors même qu’elle se refuse parfois au mot - de former une           entité politique distincte des autres, de se doter de ses           propres règles, de ses propres lois.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Car là aussi, il faut insister: non           seulement il n’y a pas d’institution politique romande, mais           il n’y a pas non plus, par le fait même, de lois romandes, de           normes romandes, de constitution romande. La Romandie n’existe           pas plus institutionnellement qu’elle n’existe «&lt;em&gt;politiquement&lt;/em&gt;»           au sens large du terme (sinon par la double distinction d’avec           la Suisse alémanique d’une part, et la France d’autre part).           Ainsi l’Église et l’État sont ils séparés à Genève et           Neuchâtel, quand les autres cantons «&lt;em&gt;romands&lt;/em&gt;»           connaissent des Églises officielles (protestantes et           catholiques);  ainsi les étrangers ont-ils le droit de vote           dans le Jura et à Neuchâtel, et à Genève dans les communes,           mais pas ailleurs ...&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Il ne peut donc y avoir de «&lt;em&gt;gémellité&lt;/em&gt;»           entre la Romandie et la France, faute de Romandie. Pour           autant, il y a des Romands, des Suisses qui parlent français,           des francophones de Suisse, et des Suisses francophiles. Et           s’il n’y a pas «&lt;em&gt;gémellité&lt;/em&gt;» entre eux et la France, du           moins y a-t-il entre eux et elle quelque chose qui tient de la           fraternité. Car à observer les rapports qu’entretiennent,           respectivement, les Alémaniques avec l’Allemagne, les           Tessinois avec l’Italie et les Romands avec la France, on ne           peut qu’être frappé (et tous les observateurs alémaniques et           tessinois le sont), par l’évidente contradiction qu’ils           manifestent, entre la méfiance et la peur dont témoignent les           Alémaniques à l’égard de l’Allemagne et les Tessinois à           l’égard de l’Italie, (à quoi s’ajoute parfois, côté tessinois           à l’égard de l’Italie, un mépris qui pourrait bien n’être           qu’une sorte de compensation du complexe d’infériorité), et la           francophilie traditionnelle (quoique souvent inavouée, et           recouverte de cette sorte de récriminations qui sont une           manière de rite des relations entre frères et soeurs...) des           Romand&lt;br /&gt;        &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Francophilie, non francolâtrie : les           Romands aiment la France, mais non l’État français, fût-il           républicain. Ce qu’ils aiment de la France n’est pas la France           comme entité politique (ses institutions, son gouvernement,           ses pouvoirs), mais une sorte de France «&lt;em&gt;personnalisée&lt;/em&gt;»           par chacun d’entre eux, façonnée à son goût, un ensemble de           références personnelles (celles que chaque personne de ce pays           entretient avec un autre pays, dont il parle la langue mais           dont il n’est pas citoyen), qui nous font nous mouvoir avec           bien plus d’aise, plus de familiarité, dans un cadre culturel           français que dans un cadre culturel suisse alémanique - qui           nous font en somme mieux connaître les écrivains, les           musiciens, les peintres, mais aussi les journalistes, les           chanteurs de variété, les hommes et femmes de télévision, les           responsables politiques français que leurs homologues           alémaniques.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Les Romands se font «&lt;em&gt;une certaine             idée de la Franc&lt;/em&gt;e» : ils s’en font l’idée qui leur           convient - et cette idée n’implique nullement quelque           tentation que ce soit de se rattacher à la France comme État.           Si francophile qu’elle soit, la République de Genève commémore           toujours, près de deux cent ans après, la fin de la brève           période de son annexion à la France (1798-1814), période au           terme de laquelle les élites patriciennes de la vieille           république, toutes frissonnantes encore des tourmentes           révolutionnaires, s’empressèrent de la faire adhérer à la           Confédération Helvétique pour se garantir des soubresauts           français. Francophones et francophiles, nous ne sommes pas           Français, et ne souhaitons pas le devenir plus que nous ne le           sommes déjà. Suisses, nous ne le sommes peut-être que parce           que cela ne signifie à peu près rien qui soit contradictoire           de nos autres identités.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Que suis-je, politiquement, «&lt;em&gt;citoyennement&lt;/em&gt;»           parlant ? Je ne suis pas romand. Je suis citoyen de Genève.           Suisse parce que Genève est un canton suisse. Français parce           que ma culture est, pour l’essentiel, celle de France - et           pour le reste, celle d’une Genève, et d’une «&lt;em&gt;Romandie&lt;/em&gt;»,           culturellement connexes à la France. Mais citoyen d’une           République de 400.000 habitants, me souciant peu de l’être           d’une Confédération de 7 millions d’habitants, et ne           ressentant pas le besoin de l’être d’une République           centralisée de 60 millions d’habitants. Pour Rousseau,           d’ailleurs, la République et la démocratie n’étaient           concevables qu’à la taille de la cité - et il pensait à la           sienne, non à Paris ou à Londres. «&lt;em&gt;Ma&lt;/em&gt;» République est           à la taille de la démocratie - d’une démocratie où le pouvoir           politique pourrait être constamment contrôlé par ceux sur qui           il s’exerce. Encore faut-il que ce pouvoir ait encore quelque           pouvoir sur ce qui importe, et ne soit pas réduit à ne plus           être que le masque du pouvoir économique : mais il tient à           nous qu’il en soit ou non ainsi, et c’est bien l’un des           attributs de la citoyenneté que de délimiter son propre champ,           de dire sur quoi elle porte, et d’abdiquer ou non face à           l’argent. La politique peut être républicaine; l’argent n’est           jamais que monarchique, et le marché absolutiste.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Sans doute le rouleau compresseur de           la mondialisation capitaliste menace-t-il d’écraser les «&lt;em&gt;petites&lt;/em&gt;»           citoyennetés -mais, outre qu’il menace aussi les grands États,           quand il ne les a pas depuis longtemps asservis, il me semble           que, par leur multiplicité, par leurs petites tailles même,           les petites Républiques, ou les grandes communes, peuvent y           opposer une résistance plus efficace, pour peu qu’elle soit           organisée, coordonnée, que les pouvoirs centralisés, les           États-nations unitaires, où dès que le pouvoir central a cédé,           tout cède avec lui. Chez nous, le pouvoir central (ou ce qui           en tient lieu) peut céder (et il cède), mais les pouvoirs           locaux peuvent toujours opposer une résistance, et proposer           une alternative, potentiellement victorieuses. La question est           clairement posée : le veulent-ils? Il n’y a pas de question           plus politique, pas de question renvoyant plus immédiatement à           la citoyenneté. Car c’est cela aujourd’hui être citoyen : être           capable de dresser la Commune contre l’État quand l’État           s’aplatit face au Marché, être capable de liguer les Communes           contre le Marché quand le Marché menace la démocratie, être           capable d’identifier la Commune à la République, quand la           banque ferme la fabrique.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Concluons donc: Je pourrais sans deuil           cesser d’être Suisse, pourvu que je reste citoyen; mais je ne           puis cesser d’être français, sans l’avoir jamais été par ma           nationalité, sans me nier comme citoyen. Je suis citoyen d’une           petite République, et citoyen d’une grande culture. Cette           petite République est mon lieu politique, cette grande culture           mon lieu de références multiples. En somme, mon pays, au sens           où Ramuz entend ce terme, est Genève. Mais ma quelle est «&lt;em&gt;patrie&lt;/em&gt;»?           Pour Ramuz, «&lt;em&gt;la patrie est là où il y a le plus de gens             qui nous ressemblent&lt;/em&gt;». Or il y a plus de gens qui me           ressemblent à la Martinique qu’à Zurich, en Kabylie qu’à           Glaris, à Québec qu’à Saint-Gall. Par la langue dont j’use,           par les références qui sont les miennes, par l’histoire à           laquelle je me rattache, par une bonne part du projet           politique que je défends, ma patrie est française - et elle           n’a pas même besoin d’être la France pour l’être. Les «&lt;em&gt;gens             qui me ressemblent&lt;/em&gt;» sont ceux qui disent les mêmes mots           que moi, dans la même langue que moi, y attachent le même sens           et la même valeur que moi - et j’ai bien plus en commun avec           un instituteur de Fort de France ou un musicien de Béjaïa           qu’avec un banquier de Zurich ou un avocat de Zoug. Question           de langue et de culture, certes. Mais question de convictions,           et de choix, aussi. De convictions exprimées dans cette           langue, de choix fondés sur cette culture.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Quel besoin aurais-je d’être de France           par la frontière quand je puis l’être par la culture, par la           langue, par le sentiment d’une citoyenneté qui depuis cinq           cent ans se joue précisément de la frontière? Calvin et les           siens, Français, constituent la République de Genève. Deux           siècles plus tard, les fondateurs de la République française           s’abreuvent à la source de Rousseau, Citoyen de Genève. Ce qui           fonde la République n’est pas le territoire, et ce qui la           limite ne sont pas ses frontières: ce qui la fonde est la           citoyenneté, et elle n’est limitée que par les limites que la           citoyenneté s’impose à elle-même. Je puis, citoyen de Genève,           être citoyen d’une République française qui n’est pas dans la           République française. Et je puis, en me gardant d’être           Français, me garder de perdre des droits politiques dont je           dispose ici, et dont mes «&lt;em&gt;gémeaux&lt;/em&gt;» français ne           disposent pas. Ces droits n’ont pas été octroyés, mais           conquis, par les citoyens. Ces droits constituent ma           citoyenneté, parce qu’ils constituent le contrat passé entre           les citoyens, et qui me définit moi-même comme citoyen : tant           que faire se peut, ne jamais s’en remettre à d’autres pour           décider des règles que l’on entend suivre, et ne jamais           abandonner à quelque pouvoir que ce soit que ce qui est           nécessaire pour que ce pouvoir garantisse les libertés. Ce           n’est pas ici l’Etat (ou la nation), qui constitue la           citoyenneté, c’est la citoyenneté qui constitue l’Etat, et           c’est en elle et ses droits que se résume la nation. S’il           advenait que l’Etat prétende nier ces droits - eh bien! que           périsse cet Etat, et que disparaisse cette nation, pour que           survivent ces droits.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Ce n’est pas là refus de la France, et           moins encore de la «&lt;em&gt;francité&lt;/em&gt;» ou de la «&lt;em&gt;francophonie&lt;/em&gt;»,            mais c’est d’elles un usage par lequel se trace effectivement           une gémellité : non avec la France, mais avec les Français,           les Québécois, les Wallons, les Valdôtains, et surtout ces           dizaines de millions de «&lt;em&gt;francophones&lt;/em&gt;» qui ne sont           pas français mais ont, pour reprendre la belle expression de           Kateb Yacine, pris la langue et la culture française comme «&lt;em&gt;butin             de guerre&lt;/em&gt;» au terme des combats qu’ils menèrent pour           leur libération.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Et cela, enfin et surtout. Me permet           de choisir «&lt;em&gt;ma France&lt;/em&gt;», de choisir celle de Kateb           Yacine et celle d’Aimé Césaire, qui est aussi celle de René           Char et d’Etienne de La Boëtie, et de ne rien devoir à celle           de Brasillach et de Rebatet. Choisissant «&lt;em&gt;ma France&lt;/em&gt;»           (et mes Français), je ne choisis pas un État - puisque de           cette France, Rousseau et Ramuz sont aussi. Pour État, ma           République me suffit. Ou mieux encore, ma Commune -qui fut à           elle seule ma République.&lt;br /&gt;        &lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Dans Besoin de grandeur, Ramuz           s’interroge : «&lt;em&gt;Un petit pays est-il condamné par sa             petitesse même à ne pas connaître la grandeur?&lt;/em&gt;» Il n’y           a à cette interrogation qu’une réponse : que cela dépend de ce           «&lt;em&gt;petit pays&lt;/em&gt;» lui-même, c’est-à-dire que cela dépend           de ses citoyens, d’eux seuls, et de chacun d’entre eux. Parce           qu’il dépend d’eux qu’ils se résignent à l’étroitesse des           frontières, et s’y calfeutrent, où décident de parler par           dessus elles, et d’agir au-delà d’elles. Ramuz, encore : «&lt;em&gt;Le             poète s’enferme, mais c’est pour dire ; le petit bourgeois             s’enferme, mais c’est pour se taire.&lt;/em&gt;» La Suisse se           tait. Genève parle. L’une est une Confédération, l’autre une           République. Une Confédération n’est qu’un État, et l’État est           muet. Une République est une citoyenneté, et il n’y a de           citoyenneté sans parole.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;       &lt;p class="MsoBodyText"&gt;&lt;big&gt;Il ne nous reste qu’à faire des           citoyens, des poètes.&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;     &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2279867115475483203?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2279867115475483203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-romandie-inexistante.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2279867115475483203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2279867115475483203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-romandie-inexistante.html' title='La Romandie inexistante'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1479695990062230948</id><published>2012-01-16T12:39:00.001+01:00</published><updated>2012-01-16T12:39:56.593+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Genève by night : Piogre s'amuse...</title><content type='html'>&lt;big&gt;     &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prenez un politicien un peu bas de plafond. Amenez-le à moitié     bourré dans une boîte de nuit, un matin de réveillon, allez le faire     pisser dans les toilettes du personnel, et laissez monter la sauce :     ça se termine à coups de baffes entre deux simiens se prenant pour     des mâles alphas. Et ça finit dans la presse comme si, au lieu que     d'une banale chicorée entre deux machos, on se trouvait devant une     affaire d'Etat. Et comme on est une petite ville avec des tas de     petits cons qui savent ce qui s'est passé parce qu'ils l'ont entendu     dire de quelqu'un qui l'avait entendu dire de quelqu'un qui     connaissait quelqu'un qui le savait, ça dégoise dans toutes les     arrières salles, ça commente anonymement sur les blogs, un membre du     PS appelle la Tribune pour charger une copine, un député vert geint     sur l'« image de Genève » et le MCG vole au secours du teufeur...      bref, on se retrouve dans un truc bien crapoteux avec un tas de de     batraciens coassant dans le marigot pour se faire bien voir et     disant n'importe quoi, à n'importe qui, pour donner l'impression     d'avoir quelque à dire.  On a rien de mieux à faire et à dire à     Genève, en ce moment ? Ben non, apparemment pas... &lt;/span&gt;&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;      Quidquid delirant reges, plectuntur Achivi&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Heureuse République, que celle qui peut se permettre de prendre une     rixe de bar pour un scandale planétaire : « Unes » de la Tribune et     du Matin, affichettes de la Tribune, du Matin et du Courrier, cinq     minutes en ouverture du Téléjournal (rediffusé sur TV5-Monde : on a     dû bien se marrer, à Ouagadougou), banalités pontifiantes de     politiciens sommés de commenter l'« affaire », dont en vérité     personne de tous ceux qui l'ont commenté ne sait grand chose, sinon     que ça s'est terminé à coups de baffes et que deux plaintes croisées     ont été déposées, réunion d'urgence du Conseil d'Etat, débriefing au     Comité directeur du PLR... Alors soyons clairs : Que le Conseiller     d'Etat PLR Mark Muller ait ou non, bourré ou non, entamé l'année     2012 en boxant ou non un barman, et qui a tapé sur qui, pourquoi et     dans quel ordre, on s'en fout comme de l'An XL du calendrier     républicain. Parce qu'on a bien d'autres griefs, politiques ceux-là,     a exprimer à l'encontre du Conseiller d'Etat radelibe, placé là où     il l'a été par les milieux immobiliers pour mener une politique du     logement désastreuse, qu'il a effectivement mené. Et que si l'on     veut lourder le Mad Mark du MàD du Conseil d'Etat, ce n'est pas     parce qu'il se prend pour le mâle alpha du groupe, pas même pour     occuper en pleine crise du logement un sept pièces au loyer de     studio ou parce qu'il gère son département comme l'auteur de ces     lignes gère son budget personnel... non, c'est précisément, voire     seulement, pour avoir mené la politique des milieux immobiliers qui     l'ont fait élire.  &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Il en va d'ailleurs de même de quelques collègues de Muller au sein     d'un gouvernement dont il devient de plus en plus évident qu'il n'y     a rien de mieux  à en faire que s'en défaire, à commencer par les     deux autres radelibes qui y siègent, Isabel Rochat et François     Longfavre. Peu nous chaut que la première ait l'éloquence d'une     huitre et le second le charisme d'une bernique : pour ces deux là     aussi, comme pour ceux que nous n'avons pas évoqués, ce sont les     bilans et les projets qui importent, pas les parures. Mais comme     disait le vieil Horace, quand les princes délirent, les peuples     trinquent : En gagnant les élections de 2011, la droite avait promis     que ses ministres allaient montrer comment on peut gouverner la     République, rétablir la sécurité, garantir la fluidité des     transports, assurer la croissance...  Ils l'ont en effet montré -et     le spectacle est aussi calamiteux que les résultats. Mais sous le     spectacle, ou derrière le spectacle, il y a les enjeux réels, les     intérêts lourds, les choix déterminants. Et si les promesses de «     bonne gouvernance » ont abouti au résultat que l'on sait, les     acteurs de ce vaudeville ont tout de même fait ce que leurs metteurs     en scène attendaient d'eux : Rochat couvre Genève de prisons mais se     fait danser sur le ventre par la police, Longfavre démantèle     l'appareil de protection sociale et Muller fait place nette aux     spéculateurs. Ils ont été élus pour cela, cela, au moins, ils le     font, et le reste importe peu. &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Reste que moins de deux ans avant son renouvellement, il n'est plus     très frais, le gouvernement genevois, avec trois ou quatre de ses     membres qui ont déclaré qu'ils ne se représenteraient pas (quoique     l'on soit prêts à parier qu'au moins deux vont revenir sur leurs     aventureux engagements),  et trois autres qui feraient mieux de ne     pas se représenter s'il et elles veulent éviter de se faire offrir     une veste par l'électorat... Mark Muller ne voit aucune raison de     démissionner du Conseil d'Etat parce qu'il fait, ou ferait l'objet     d'une plainte pénale. Et on lui donnera parfaitement raison de ne     pas vouloir démissionner. Du moins pas pour cela. Et pas tout seul.     En démocratie, le juge politique des hommes et des femmes     politiques, c'est le peuple qui les élit. Pas les media. Et le     tribunal, ce sont les élections. Pas les rumeurs. Et le lieu     politique du jugement, c'est l'urne. Pas le Moulin à Danse.     &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1479695990062230948?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1479695990062230948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/geneve-by-night-piogre-samuse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1479695990062230948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1479695990062230948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/geneve-by-night-piogre-samuse.html' title='Genève by night : Piogre s&apos;amuse...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1381074209255494771</id><published>2012-01-15T16:36:00.001+01:00</published><updated>2012-01-15T16:36:57.951+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Sous le titre «  Mark Muller prend des mesures pour "booster" les     grands projets »  (il s'est acheté un mètre pliant ?) le canard des     milieux immobilier aggrave encore le cas de MM en nous annonçant, à     grands renforts de métaphores plombées et quasi champignaquesques,     la grande nouvelle : au département des constructions et des     technologies de l'information, les perspectives sont plus belles que     jamais. « En dotant son dicastère d'un Comité stratégique, le     magistrat (Muller, donc) compte bien inverser la vapeur et avancer à     marche forcée vers ses objectifs ». Jouez haubois, sonnez trompettes     ! Surtout qu'« un souffle nouveau anime le Département »... on     voudrait pas ricaner, mais quand on nous annonce que Muller va «     inverser la vapeur » pour «avancer à marche forcée» (une, deux, une     deux) « vers ses objectifs » et qu'un « souffle nouveau  anime son     Département, ça ne peut signifier que trois choses :&lt;br /&gt;    1. La direction suivie jusqu'à présent était fausse (puisqu'il faut     inverser la vapeur)&lt;br /&gt;    2. En plus, on n'avançait pas (puisqu'il faut maintenant «avancer à     marche forcée» pour rattraper le temps perdu&lt;br /&gt;    3. Et on manquait de souffle (puisqu'un souffle nouveau était     nécessaire).&lt;br /&gt;    Si même le canard des milieux immobiliers se met à dégommer son     Conseiller d'Etat préféré, qu'est-ce qu'il nous reste à faire, à     nous ? Le soutenir ? Notez bien qu'on serait bientôt les seuls et     que les causes perdues sont les seules qui vaillent qu'on se battent     pour elles...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Explication (dans « Le Courrier »  de samedi dernier) par le PLR     Adrien Genecand de son vote pour la suppression de la ligne     budgétaire permettant la publication dans « Le Courrier » et la «     Tribune de Genève » des annonces d'offre d'emploi de la Ville : le     fait que cette suppression va plomber les fragiles finances du seul     quotidien indépendant genevois « prouve que Le Courrier n'est pas     indépendant du Conseil administratif ». Et le fait que Genecand,     comme tous les conseiller municipaux, reçoit chaque année une     vingtaine de milliers de francs de jetons de présence payés par la     Ville, ça prouve quoi  sur son indépendance ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Un millier de personnes ont manifesté samedi à Bâle, à l'appel du     collectif « Rettet Basel », pour dénoncer les manoeuvres de la     famille Blocher et de ses copains pour prendre le contrôle de la «     Basler Zeitung » (achat du journal, reprise par la fille de Blocher,     revente par la fille de Blocher au financier Tito Tettamenti et à     une groupe de «personnalités» toutes campées quelque part à la     droite de la droite, garantie de crédit donnée par Christoph     Blocher, etc... Le collectif n'appelle plus à sauver la BaZ, c'est     trop tard, mais à la boycotter. Et ça commence : une vingtaine de     journalistes en ont démissionné, un millioer d'abonnés ont résilié     leur abonnement. Bon, on se rassure dans notre bout du lac, Blocher     n'a pas encore racheté la « Tribune de Genève ». Ni « Le Temps ». Ni     même « Le Courrier ». Des journaux écrits en français, ça     l'intéresse pas, le pithécanthrope.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    « Tout l'Immobilier » nous annonce, tout émoustillé, la reprise de     la régie immobilière «Forum Immobilier» par la régie immobilière     Pilet &amp;amp; Renaud. Oui, d'accord, ça fait beaucoup d'« immobilier-e     » en une seule phrase, et un canard des milieux immobiliers qui     annonce la reprise d'une régie immobilière par une autre régie     immobilière, ça tient un peu de la tautologie et du journalisme à la     Pravda, mais faut lui pardonner, à « Tout l'Immobilier », il a pas     encore été racheté par la famille Blocher.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Réponse (dans « 20 Minutes », lundi)  du président des Verts     genevois, Yvan Rochat, à l'hypothèse de leur virage à droite et de     la fin, de ce fait, de l'Alternative : « L'Alternative existe     toujours (...). Nos positions fondamentales sont suffisamment     proches ». Ouais. Disons qu'on est tous au moins démocrates et tous     opposés à la construction d'une centrale nucléaire sur la plaine de     Plainpalais.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Ministère public de la Confédération a bloqué 665 millions de     dollars à la suite d'une dénonciation pénale pour corruption et     blanchiment d'agent, lancée contre le clan du président kazakh     Nursultan Nazarbaïev par un opposant, milliardaire, Mukhtar     Ablyazov, lui-même accusé de fraude au Kazakhstan. En quoi ça     concerne la Suisse, ce mic-mac ? Ben... d'abord, une partie du clan     du président kazakh vit en Suisse (sa fille, Dinara, et son gendre,     Timur); ensuite, le gendre de l'opposant, Illyas Khrapunov, s'est     illustré à Genève dans l'immobilier (et par un projet délirant de     centre balnéaire à Genève-Plage, soutenu par une palanquée de     notables de la République); enfin, les 665 millions de dollars ont     été transférés en 2006 d'UBS au Crédit Suisse Singapour et Hong     Kong. Ni UBS ni le Crédit Suisse n'ont de commentaire à faire. On ne     s'attendait d'ailleurs pas à ce qu'ils en fassent, personne ne les     aurait cru. Et puis, le Kazakstan est un important partenaire     commercial de la Suisse : un milliard et demi d'échanges en 2009,     des importations de pétroles et de gaz, et quatre milliards     d'investissements au Kazakhstan par 35 sociétés suisses, dont Roche,     Nestlé et ABB. Et comme le Kazakhstan n'a pas signé la Convention     anticorruption de l'OCDE, une partie de ces investissements revient     certainement en Suisse, et dans les poches de Kazakhs corrompus.     Voire dans celles de leurs copains suisses. Ah, un truc, encore,     juste pour la route : le gendre du président kazakh est propriétaire     de deux villas luxueuses au Tessin, et sa femme (la fille du     président, donc) s'est payé une villa pour 75 millions de francs à     Anières. On va quand même pas pénaliser le marché immobilier local     sous le futile prétexte qu'il est alimenté par la corruption au     Kazakhstan, non ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Kim est mort, vive le Kim. Après Kim Il-Sung et Kim Jong-Il, la     Corée du nord a hérité (puisqu'on est dans une monarchie stalinienne     héréditaire) de Kim Jong-Un, qui se trouve donc être Kim-Jong-deux,     ou Kim Trois. Enfin, peu importe pour les nord-Coréens, cette     dynastie, c'est Kim et Châtiment. Et ça va durer jusqu'à ce que     s'impose l'un des deux termes de la seule alternative qui soit     concevable : la réunification avec la Corée du Sud, ou l'absorption     par la Chine. Et les derniers à qui on demandera leur avis sont bien     les nord-Coréens, qui sont passés de la disette à la famine, tout en     passant du T-54 à l'arme nucléaire... Paraît que le nouveau Kim a     étudié dans un collège bernois, que c'était un gars très sympa, et     un fan de basket. ça va leur faire une belle jambe, aux     nord-Coréens...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Olivier Jornot avait le droit de voter pour lui lors de l'élection,     par le Grand Conseil, du nouveau Procureur Général genevois (la voix     de Jornot l'avait fait élire au premier tour), et l'ancien président     du PS, Dominique Hausser, pas le droit de recourir contre cette     interprétation... particulière du réglement du Grand Conseil qui     prive du droit de vote les députés (Jornot était député) qui ont un     intérêt personnel direct à l'objet du vote. Et là, l'intérêt     personnel, ce sont notamment les 250'000 balles de salaire annuel du     Procureur Général. Jornot avait donc, selon la Cour de Justice, le     droit de voter pour lui. En revanche, l'élection se faisant par le     Grand Conseil, Dominique Hausser, qui n'est plus député, n'avait pas     le droit de recourir contre l'élection d'un type qui a voté pour lui     quand le réglement du Grand Conseil ne le lui permettait pas.     Dominique Hausser n'est plus qu'un simple citoyen. Et un simple     citoyen, devant un procureur Général, ça ferme sa gueule. Voila. On     est dans une République bien ordonnée.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1381074209255494771?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1381074209255494771/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_15.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1381074209255494771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1381074209255494771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir_15.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5662638813133670218</id><published>2012-01-12T15:00:00.000+01:00</published><updated>2012-01-12T15:01:04.823+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sur le fond'/><title type='text'>Quand tout le monde (ou presque) est pacifiste...</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Si vis pacem...     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     En janvier prochain, le Groupe pour une Suisse sans armée déposera     son initiative populaire pour l'abolition de la conscription (mais     pas, ou plus, celle de l'armée). C'est l'occasion de nous interroger     sur ce que signifie, aujourd'hui, le pacifisme. Car si tout le     monde, à quelques fous furieux près, veut la paix, ou dit la     vouloir, nombreux sont ceux qui s'abritent derrière le vieux     sophisme latin : si tu veux la paix, prépare la guerre. De quelle     paix parle-t-on ? La paix des cimetières, celle imposée par le     vainqueur, le conquérant ou le colonisateur, n'est pas celle que     construit la justice sociale. Le socialisme est pacifiste. Mais il     l'est, ou veut l'être, en construisant la possibilité de la paix sur     la justice, l'égalité, les libertés, le droit des peuples à disposer     d'eux-mêmes. Or ces principes, sauf à se contenter de leur     proclamation rhétorique, se conquièrent et se concrétisent dans des     combats d'où la violence n'a jamais été absente et où les     socialistes n'ont pas, et c'est un euphémisme, toujours été du bon     côté : c'est un gouvernement dominé par les socialistes qui a engagé     la France dans la Guerre d'Algérie et couvert la torture.     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le pacifisme, ce n'est pas la passivité     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Pacifiste, le socialisme l'est -mais dans la conduite concrète de la     politique, des socialistes au pouvoir ont mené, ou soutenu, ou     couvert des guerres, y compris de sales guerres coloniales, face à     des mouvements de libération se revendiquant eux aussi, le plus     souvent, du socialisme. Et face au fascisme, les socialistes ont     pris part, sans état d'âme, à d'autres guerres, légitimes celles-là.     Quels liens de cohérence peut-on donc tracer, historiquement et     politiquement, entre pacifisme et socialisme, sachant que pacifisme,     antimilitarisme et non-violence ne sont pas synonymes, et que si le     socialisme est pacifiste, les socialistes ne le sont pas toujours ?     Le Parti socialiste, aujourd'hui, en Suisse, est à la fois pacifiste     et antimilitariste -mais pacifisme et antimilitarisme ne sont pas     synonymes. Ni, d'ailleurs, pacifisme, antimilitarisme et     non-violence. Si tout le monde ou presque est pacifiste, tous les     pacifistes ne sont pas antimilitaristes (ni tous les     antimilitaristes, pacifistes), ni non-violents. Le PS s'est résigné     en 1935 à admettre le principe de la défense nationale militaire,     parce que c'était la clef de la porte d'entrée au gouvernement     fédéral (il attendra encore huit ans pour y entrer), et que le     fascisme et le nazisme s'étaient installés aux frontières, mais il     était, et est, resté assez foncièrement antimilitariste. Et l'année     dernière, son congrès adoptait dans le cadre de son programme, toute     une série de propositions concernant le destin (glorieux) de notre     (glorieuse) armée. D'entre ces propositions, l'une a fait grand     bruit : « Le PS s'engage pour l'abolition de l'armée ». Elle est     suivie de deux autres, qui la précisent : « Aussi longtemps qu'une     armée existe, le PS demande la suppression du service militaire     obligatoire », et « le service civil doit rester facultatif même     après l'abolition de l'armée ». Ce projet est aussi un héritage : le     mouvement moderne pour la paix, dont le mouvement socialiste affirme     être partie prenante, naît dans le sillage des révolutions du milieu     du XIXe siècle, et dans le prolongement des mouvements démocratiques     et des mouvements d'émancipation nationale -mais aussi dans le     prolongement du développement international du capitalisme, et en     cultivant la certitude que le libre-échangisme économique va     contribuer à pacifier le monde, l'avenir se chargeant de prouver le     contraire. Ce mouvement, au départ, n'est pas un mouvement     d'opposition mais un mouvement d'approfondissement des mouvements     démocratiques « bourgeois ». Il ne deviendra un mouvement     d'opposition qu'en se liant au mouvement socialiste naissant, pour     qui la cause des guerres est à chercher dans ce qui fonde le     capitalisme -la concurrence, la course au profit, l'exploitation des     travailleurs pour la production d'une plus-value, la mise en     concurrence des travailleurs les uns contre les autres. Pour les     pacifistes socialistes, la condition de la paix est le changement du     système social, le remplacement du capitalisme par le socialisme, au     sens originel du terme, qui implique l'abolition de la propriété     privée des moyens de production. La paix, ce n'est pas l'absence de     guerre : c'est un état, une situation, un mode de relations humaines     et de gestion des conflits qui supposent le respect des droits     humains -de tous les droits humains, partout. C'est donc un     programme politique, exprimé presque exhaustivement par les grands     textes internationaux sur les droits humains : les déclarations des     droits de l'homme,. les pactes sur les droits sociaux, civils et     politiques. Ces textes reprennent, consciemment ou non, l'essentiel     des principes qui sont au coeur du projet socialiste -et du projet     démocratique depuis qu'il a été résumé par les trois mots de la     devise révolutionnaire française : liberté, égalité, fraternité. On     pourra « moderniser » ces trois mots, mettre «Liberté» au pluriel     (libertés), remplacer « Egalité » par «justice» (ça fait moins peur)     et épicéner « Fraternité » («adelphité ?»), on n'aura qu'euphémisé     notre vieux vocabulaire. Le pacifisme, désormais, c'est aussi la     défense du droit d'asile, du droit des peuples à disposer     d'eux-mêmes, des droits des femmes, des droits des enfants, c'est     l'antiracisme, le combat contre les centrales nucléaires, pour le     droit à l'alimentation, le droit au logement... Un combat, parce que     le pacifisme, ce n'est pas la passivité -et que ce n'est même la     non-violence que tant qu'elle est possible, et que là où elle n'est     pas un suicide.     &lt;small&gt;&lt;small&gt;&lt;small&gt;&lt;small&gt;&lt;small&gt;&lt;big&gt;               &lt;/big&gt;&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;&lt;/small&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5662638813133670218?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5662638813133670218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/quand-tout-le-monde-ou-presque-est.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5662638813133670218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5662638813133670218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/quand-tout-le-monde-ou-presque-est.html' title='Quand tout le monde (ou presque) est pacifiste...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5273903122614490871</id><published>2012-01-11T14:39:00.000+01:00</published><updated>2012-01-11T14:40:23.659+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Généralisation de la vidéosurveillance</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Dis bonjour à la 1358ème caméra...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Selon un rapport du Département de la sécurité, de la police et de     l'environnement, pas moins de 1358 caméras filment les Genevoises et     les Genevois (et les visiteurs de Genève), dans la rue, les     véhicules des TPG, les parkings, à l'aéroport, à l'hôpital, à     l'école, dans les musées, la prison, l'Hôtel de police etc... -bref,     un peu partout. 169 de ces caméras filment la rue. 366 caméras     surveillent le domaine public dans les communes, dont 215 en Ville     de Genève... et 69 pour le seul Grand Saconnex, et 33 pour Cologny.     « Il est difficile de se faire une idée sur l'utilité réelle des     caméras », reconnaît le président MCG de la commission judiciaire du     Grand Conseil, car on manque de statistiques comparatives de la     délinquance dans les lieux surveillés par caméra et dans les autres.     On ne manque pas, en revanche, de propositions d'augmenter le nombre     de ces machins dont on ne sait pas précisément à quoi ils servent,     sinon à arrondir le chiffre d'affaire de ceux qui les vendent.  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Spectacle de l'insécurité, sécurité du spectacle&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    « A l'avenir, il y aura une intensification de la violence », a     prévenu sans fard la cheffe de la police genevoise, s'adressant en     décembre au public (âgé) de la « Cité Seniors », qui lui sut gré de     cette franchise. Et Monica Bonfanti de préciser qu'aujourd'hui déjà,     « on a affaire à des gens qui n'ont rien à perdre », des «      multirécidivistes qui vivent de leurs activités criminelles » et que     la perspective de passer des mois ou des années en prison n'effraie     nullement (pas plus que la peine de mort n'effrayait leurs     homologues des siècles passés). Si peu réjouissante que soit la     perspective dessinée par Monica Bonfanti, on ne peut que la     considérer comme vraisemblable. Mais si la cheffe de la police peut     le dire, les « politiques », eux (et elles) s'en garderont bien. Ils     (et elles) vont donc brasser de l'air et s'agiter comme des     sémaphores en tentant de faire croire qu'ils (et elles) ont LA     solution. Pas LES solutions, le public s'y perdrait, non : LA     solution. Variable selon les personnes, et les forces politiques,     mais assez généralement unique. Et c'est ainsi que faute de pouvoir     réellement « juguler la criminalité » et «réduire l'insécurité», la     droite s'accroche à un gadget dont (c'est le lot des gadgets)     l'efficacité est douteuse : la vidéosurveillance. Au risque     d'attenter plus sûrement aux libertés individuelles et à la     préservation de la vie privée qu'aux possibilités des délinquants de     délinquer. La droite, qui à Genève tient le ministère cantonal de la     police, le département municipal de la police et le Parquet général,     a clairement failli à ses propres promesses d'assurer la « sécurité     publique », quoi qu'il en soit de la définition qu'elle en donne (et     plus cette définition s'étendait à ce qui n'en relevait pas, plus     cette faillite s'approfondissait). En prônant le filmage généralisé     de l'espace public, elle tente de donner le change -mais si la     vidéosurveillance était dissuasive de la délinquance, il n'y aurait     plus la moindre délinquance dans les villes où pullulent les caméras     de surveillance, comme à Londres. Dans les faits, sur le terrain, il     y a certes à  la fois moins de violence et plus de violences, plus     de sécurités et plus d'insécurité. Or l'insécurité réelle est     discriminatoire : elle épargne les plus riches et les plus     puissants, elle frappe les plus pauvres et les plus fragiles. Et ce     sont précisément les plus fragiles (les femmes, les aînés) qui se     sentent les moins en sécurité. Et qui, de fait, le sont. Et qui     doivent être rassurés par des caméras qui ne les protégeront de     rien, qui n'empêcheront pas les délits d'être commis, qui     permettront tout au plus d'en identifier les coupables -mais trop     tard, puisque le délit aura été commis, et la victime atteinte.  On     avait déjà, fort libéralement, développé ce que Philippe Robert     décrit comme un « néo-prolétariat de surveillants moins coûteux et     plus flexibles » que des policiers. Et on y ajoute donc des caméras     de surveillance encore moins coûteuse, encore plus flexibles, et     encore moins utiles, sinon comme placebo, comme signe qu'on «  se     préoccupe du problème » et qu'on « répond à la montée de     l'insécurité ». On y répond, oui. Par des gadgets, en disséminant un     peu partout une vidéosurveillance dont la prolifération même signe     l'échec et manifeste l'impuissance des politiques purement     sécuritaires en confirmant que le discours politique sur     l'insécurité est de plus en plus lourdement un discours de masque de     la réalité, qui permet d'évacuer l'analyse et toute tentative de     solution des problèmes sociaux au profit d'une « gestion de la     délinquance » qui ne la résorbe pas, et la tient comme suspendue     au-dessus, ou au-delà, des réalités sociales, comme si elle était     une sorte de phénomène métaphysique. Ou un spectacle, désormais     filmé sous tous les angles : le spectacle de l'insécurité,     sécurisant le spectacle du discours politique sur l'insécurité.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5273903122614490871?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5273903122614490871/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/generalisation-de-la-videosurveillance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5273903122614490871'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5273903122614490871'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/generalisation-de-la-videosurveillance.html' title='Généralisation de la vidéosurveillance'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8939548630861979205</id><published>2012-01-10T13:31:00.001+01:00</published><updated>2012-01-10T13:31:46.282+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroirs</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Selon un rapport du Département de la sécurité, de la police et de     l'environnement, pas moins de 1358 caméras filment les Genevoises et     les Genevois (et les visiteurs de Genève), dans la rue, les     véhicules des TPG, les parkings, à l'aéroport, à l'hôpital, à     l'école, dans les musées, la prison, l'Hôtel de police etc... -bref,     un peu partout. 169 de ces caméras filment la rue. 366 caméras     surveillent le domaine public dans les communes, dont 215 en Ville     de Genève... et 69 pour le seul Grand Saconnex, et 33 pour Cologny     (qui a peur de tout, comme toute commune riche et peuplée de     riches).  « Il est difficile de se faire une idée sur l'utilité     réelle des caméras », reconnaît le président MCG de la commission     judiciaire du Grand Conseil, car on manque de statistiques     comparatives de la délinquance dans les lieux surveillés par caméra     et dans les autres. On ne manque pas, en revanche, de propositions     d'augmenter le nombre de ces machins dont on ne sait pas précisément     à quoi ils servent, sinon à arrondir le chiffre d'affaire de ceux     qui les vendent. ça doit être une mesure conjoncturelle de lutte     contre la crise dans le secteur de la vidéo amateur. Ouais, ça doit     être ça...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Lors du débat sur le budget municipal, la droite, l'extrême-droite     et les Verts ont fait passer une réduction de 300'000 francs (sur un     total de 320'000, autant dire qu'il ne reste plus grand chose...) de     la ligne budgétaire permettant de financer la parution des annonces     d'offres d'emploi de la Ville dans la «Tribune de Genève», qui y     perd 200'000 francs (mais qui, faisant partie d'un grand groupe de     presse, n'en souffrira pas trop) et dans « Le Courrier » (qui,     indépendant et fauché, en est lourdement affecté). De la part du     PLR, de l'UDC et du MCG, cette décision ne surprend pas. De la part     du PDC non plus, compte tenu de ce à quoi il s'est lui-même réduit     politiquement. De la part des Verts, en revanche... Le PDC et les     Verts ont expliqué leur vote par un argument qui hausse leur niveau     de compétence politique à celui d'une huître d'Oléron : « on n'a pas     mesuré les conséquences de notre choix » (Michel Chevrolet, pour le     PDC, qui plaide une fois de plus, après son retournement de veste     sur le budget culturel, la circonstance atténuante de la connerie),     « je pensais voter une diminution de 10 % sur un poste de 3 millions     » au lieu d'une réduction de 90 % sur une ligne de 320'000 francs      (Alexandre Wisard, pour les Verts). Réponse de Sandrine Salerno : «     les élus du Conseil municipal sont grands, intelligents et en toute     possession de leurs moyens, ils sont supposés savoir ce qu'ils     votent »... Euh... elle plaisante, là ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Or donc, le budget cantonal a été adopté vendredi. Avec un déficit     de 349 millions. Et adopté par des groupes politiques (le PLR, le     PDC, les Verts) qui nous ont pompé l'air pendant vingt heures en     Ville de Genève en répétant à satiété l'antienne de « Halte aux     Déficits » : « E-qui-libre ! ». Y'a bon déficit cantonal de 350     millions, y'a mauvais déficit municipal d'un million et demi, donc.     Faut dire que ceux qui acceptent le déficit cantonal (l'Entente et     les Verts) sont majoritaires au Conseil d'Etat, mais minoritaires au     Conseil Administratif, mais comme dit un expert en la matière, David     Hiler (qui avait enjoint aux Verts de la Ville de s'opposer à tout     déficit du budget municipal, avant que de plaider pour l'acceptation     d'un déficit cantonal), « la rigueur, c'est du bidon ! ». Goliath     évoquait la rigueur budgétaire, mais apparemment, ça vaut aussi pour     la rigueur politique. Disons qu'on fait bien d'agender les débats     budgétaires en décembre : les contorsions, ça réchauffe.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le débat budgétaire au Grand Conseil genevois a duré deux fois moins     longtemps que le débat budgétaire au Conseil Municipal de la Ville,     pour un budget huit fois plus important. Parce que les députés sont     plus efficaces que les Conseillers municipaux ? ça ne leur serait     pas très difficile, mais non : parce que le vendredi en fin     d'après-midi, alors qu'ils avaient commencé de bosser le matin, ils     ont carrément décidé de ne plus débattre et de voter sans discuter.     On a l'habitude de dire que les parlements se sont constitués pour     voter les budgets et les impôts, et que ce vote est l'acte le plus     important qu'ils accomplissent. Et que dans une démocratie, un vote     doit être précédé d'un débat, sans quoi le parlement n'est plus     qu'une chambre d'enregistrement. Ben voilà, on y est: si le débat et     le vote du budget sont l'acte essentiel d'un parlement, comment     qualifier un parlement où le budget est voté sans débat ?&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8939548630861979205?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8939548630861979205/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroirs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8939548630861979205'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8939548630861979205'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroirs.html' title='Fonds de tiroirs'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8060013762089337168</id><published>2012-01-09T13:34:00.000+01:00</published><updated>2012-01-09T13:35:16.365+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>La « région franco-valdo-genevoise », c'est du passé...</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Et la « Grande Genève » naquit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     La Chambre genevoise de Commerce et d'Industrie, la Banque cantonale     genevoise et le canton de Genève ont eu, ensemble (il fallait bien     qu'elles et il se mettent ensemble pour en accoucher) une idée     géniale : ne plus parler de «région franco-valdo-genevoise »  mais     de « Grand Genève» pour désigner l'ensemble formé du canton de     Genève, du district de Nyon et de la partie des départements de     Haute-Savoie et de l'Ain dont le développement est déterminé par     Genève. « Grand Genève », donc, pour la région. Même si, comme la     plupart des noms de villes, Genève est un nom propre féminin.     Devra-t-on désormais parler de « moyenne Genève » pour désigner le     canton, et de « petite Genève » pour désigner la Ville ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Grande Genève » et maldéveloppement régional&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Selon une étude mandatée par les banques cantonales romandes, et     publiée début novembre, le produit intérieur brut des six cantons     romands (sans le Jura bernois, donc) va s'accroître à  un rythme     plus soutenu que le PIB suisse, et que le PIB alémanique : + 2,7 %     en 2011 et 2,5 % en 2012, contre 2,1 % et 1,9 % en Alémanie. En     termes d'emplois, en en 2010, la Romandie (Haut.-Valais et Singine     compris) en accueillait plus d'un million, pour plus de quatre     millions en Suisse, et plus du quart de l'emploi romand était     localisé à  Genève, qui abrite plus d'emplois que de résidents     actifs : On y recense quatre emplois pour trois personnes actives     (chômeurs compris), et en 2010, 20 % des emplois du canton de Genève     étaient occupés par des frontaliers, dont un tiers étaient de     nationalité suisse. Entre 2001 et 2008, le nombre d'emplois a     augmenté de 15 % dans le canton, de 20 % dans le Genevois français     et de 30 % dans le district de Nyon. L'étude des banques cantonales     suggère que le développement de la Romandie, qui serait la 51e     économie mondiale si elle était considérée comme une économie     nationale, est facilité par sa diversité économique, et la     complémentarité de ses activités. Mais l'étude ne dit rien du revers     de cette jolie médaille : l'implantation de nouvelles entreprises à     Genève y créée certes de l'emploi, mais une partie des emplois ainsi     créés sont occupés par des « expatriés » importés par les     entreprises qui s'installent à Genève en puisant dans leurs     effectifs à l'étranger, et une autre partie par des travailleuses et     des travailleurs frontaliers (puisque la population résidante est     plus basse que la population active), ce qui accroît la demande de     logements sur territoire français, et y fait monter le prix des     terrains et des logements -d'autant qu'une partie des nouveaux     logements créés « sur France » sont occupés par des anciens     habitants de Genève que la crise du logement a littéralement chassés     du territoire de la République. Dans un article publié en septembre     par le mensuel de la Ville de Genève Vivre à Genève , la ministre     municipale des Finances, Sandrine Salerno, attaquait le modèle     genevois de développement, et les cadeaux fiscaux qu'il implique de     faire aux sociétés multinationales et aux riches résidents étrangers     sans activité. D'où une mobilisation hargneuse de tout ce que la     République compte de défenseurs du secteur financier : la Fédération     des Entreprises Romandes, la Chambre de Commerce et d'Industrie, la     Fondation Genève Place Financière, le Groupement des Banquiers     Privés... Quelques jours plus tard, à la télé, le « Temps Présent »      de jeudi 29 septembre, sur les effets du « développement » de Genève     et de l'importation de multinationales (et de leurs cadres) forfaits     et rabais fiscaux à la clef, donnait raison à Sandrine Salerno en     démontant le mécanisme de notre maldéveloppement régional  : on fait     venir à Genève des multinationales et des cadres bourrés de pognon,     qui font exploser les prix de l'immobilier dans la région, ce qui     pousse les Genevois aux revenus plus modestes à aller s'installer en     France voisine, où leur niveau de vie supérieur au niveau de vie     local  fait exploser les prix de l'immobilier, ce qui pousse les     Français les moins riches à aller s'installer plus loin, là où le     coût de la vie n'a pas encore été poussé vers le haut par Genève.     Exemple concret donné par l'émission : cet instituteur d'un village     frontalier, qui fait 50 km par jour pour se rendre au boulot parce     que son salaire ne lui permet pas de louer (et moins encore     d'acheter) un logement plus proche de son lieu de travail. Et     pendant ce temps, à Genève, où la moitié de l'espace utile est     occupé par des zones villas et la zone agricole, on fait de la     résistance sam'suffiste à tout projet de construction de logements     -et surtout à tout projet de construction de logements sociaux...     Font chier, les ploucs et les pavillonnaires. Même les ploucs et les     pavillonnaires bios.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8060013762089337168?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8060013762089337168/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-region-franco-valdo-genevoise-cest.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8060013762089337168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8060013762089337168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-region-franco-valdo-genevoise-cest.html' title='La « région franco-valdo-genevoise », c&apos;est du passé...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-9082487864646330285</id><published>2012-01-08T15:03:00.000+01:00</published><updated>2012-01-08T15:04:19.456+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>La Suisse a un nouveau gouvernement... le même que l'ancien...</title><content type='html'>&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous avons reçu (comme tous les membres du PS), sous le coup de       midi, un gentil petit mot d'Alain Berset qui se conclut par « je       te remercie d'ores et déjà pour le suivi critique que tu ne       manqueras pas d'accorder à l'exercice de mon futur mandat ». Où       l'on constate avec plaisir qu'il sait déjà sur qui, et pour quoi,       il peut compter,  notre nouveau ministre. En attendant, on       relèvera que le commentaire le plus pertinent, le plus judicieux,       que nous ayons entendu sur son élection (et celle de l'ensemble du       gouvernement) est venu d'une partisane d'Alain Berset, attendant       sans angoisse excessive son élection : « ce qui devait se passer       s'est passé »...  Mektoub ! On saluera donc avec d'autant plus       d'admiration les efforts considérables, faits par la télé et la       radio de service public pour tenter d'intéresser le bon peuple à       ce qui se tramait en son nom. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Quand la « nuit des longs couteaux » se révèle n'avoir été que       celle des petites cuillères&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      Le Temps titrait hier, en édito, à propos de l'élection du       gouvernement fédéral : « une élection indéchiffrable pour le       citoyen ». Indéchiffrable, à force de tractations opaques, de       démangeaisons égotiques et de tactiques contournées,  ou plus       simplement inintéressante à force de pérennité ? &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt;      Résumons : toutes les offensives de l'UDC pour récupérer un       deuxième siège ont échoué : Le PS, les Verts, le PDC, le PBD, les       Verts libéraux ont fait bloc pour assurer la réelection (contre       l'UDC et le PLR) d'Evelyne Widmer-Sclumpf, et les mêmes, plus la       majorité du PLR, pour réelire les sortants et maintenir le       deuxième siège socialiste. De la concordance, on vous dit : pas de       la concordance arithmétique, mais de la concordance politique.       Reste à savoir sur quoi ces forces politiques concordent, au-delà       du refus des méthodes udécistes...&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      La victoire du statu quo (que l'élection de Berset plutôt que       Maillard illustre aussi) a été, il est vrai, grandement facilitée       par l'invraisemblable incompétence de l'UDC, qui non seulement n'a       présenté aucun candidat crédible à l'élection, mais a même dû       retirer en catastrophe le candidat qu'elle avait désigné, parce       qu'il était accusé de captation d'héritage... L'UDC voulait un       second siège, elle ne l'a pas eu; elle voulait le prendre à sa       dissidente Eveline Widmer-Schlumpf, elle a été réélue. Elle a       tenté ensuite de la prendre au PLR, puis au PS, sans succès. Et       elle est, ou fait mine d'être, très colère, l'UDC, claironnant que       l'élection d'hier signe la « fin de la concordance »  et de la       «formule magique» de composition du gouvernement suisse (deux       sièges aux deux principaux partis, un siège aux trois partis       suivants par ordre d'importance électorale ou parlementaire). On       attend donc avec impatience qu'elle tire elle-même la conclusion       de ce constat de décès de la « concordance », en poussant son       ministre (car elle y est, au Conseil fédéral, l'UDC, faut-il le       rappeler ?) à prendre la porte du gouvernement.&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      Alors, la fin de la « formule magique », vraiment ? Outre que       cette formule n'avait rien de magique, on ne voit pas pourquoi il       faudrait graver dans le marbre une règle arithmétique de       composition du gouvernement, même vieille de plus d'un       demi-siècle. Cette «formule magique»  n'avait fait que remplacer       les formules ni plus ni moins « magiques » qui l'avaient       précédées, et s'étaient révélées obsolètes. Pendant près de       cinquante ans, il n'y eut que des radicaux au Conseil fédéral, les       catholiques-cobnservateurs n'y sont entrés qu'en 1891, les       agrariens qu'en 1929 et les socialistes qu'en 1943... Ce n'est       qu'en 1959 qu'on a bricolé, à l'initiative du PDC, une règle       arithmétique étrange, appliquant le principe de la représentation       proportionnelle à une élection majoritaire.  Et puis, l'UDC       elle-même ne l'avait-elle pas fait voler en éclat, la « formule       magique »  de 1959, en éjectant la démocrate-chrétienne Ruth       Metzler du gouvernement, en 2003, pour que le pithécanthrope       zurichois puisse y entrer ? En représaille de quoi Christoph       Blocher a lui-même été éjecté du gouvernement quatre ans plus tard       pour qu'Eveline Widmer-Schlumpf puisse prendre sa place...&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      Voilà, c'était, en ce frileux mercredi de décembre, le bilan du       jour de la permanence, du statu quo, de la constance, après une       nuit qu'on nous annonçait être celle des « longs couteaux »  et       qui ne fut que celle des petites cuillères. En attendant le vrai       débat : celui sur l'élection du Conseil fédéral par le peuple. &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-9082487864646330285?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/9082487864646330285/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-suisse-un-nouveau-gouvernement-le.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9082487864646330285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9082487864646330285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/la-suisse-un-nouveau-gouvernement-le.html' title='La Suisse a un nouveau gouvernement... le même que l&apos;ancien...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-844011807153008391</id><published>2012-01-06T14:38:00.001+01:00</published><updated>2012-01-06T14:38:42.271+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Budget de la Ville : Le sapin et les boules</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On voulait un budget, on a un budget. Pas enthousiasmant, mais tout     de même : un budget. Les Verts voulaient un budget équilibré, ils     ont un budget équilibré. La droite bourgeoise ne voulait pas     accorder de budget à la Municipalité de gauche, elle a échoué à l'en     priver. La droite plébéienne se voulait le pivot du Conseil     Municipal, l'alliée indispensable aux uns ou aux autres, elle a fait     beaucoup de bruit pour pas grand chose et a été battue avec la     droite bourgeoise. Sauf quand les Verts ont rejoint celle-ci, et ce     fut souvent. Et au bilan final, quoi ? Quelque chose qui ressemble     au budget dont nous avons accouché après un jour et-demi et une nuit     de discussions : zéro déficit, zéro bénéfice. Une résistance      «globalement victorieuse» aux offensives de la droite, mais une     résistance, seulement une résistance. Pas de quoi festoyer, donc,     mais une petite satisfaction : à dix jours de noël, c'est la gauche     qui a le sapin, et la droite qui a les boules...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Alternative : du tricycle à la bicyclette, de la bicyclette au     monocycle... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On y a mis un jour et demi et une nuit, à faire le travail que la     majorité de la commission des Finances avait réussi à empêcher la     commission de faire, mais on y est arrivés : la Ville de Genève a un     budget. Au fond, un budget, c'est quoi ? Des intentions fondées sur     des estimations, une autorisation de dépenses fondée sur un     inventaire des besoins (et donc un choix politique des priorités),     et une estimation des recettes nécessaires pour couvrir ces besoins     et assumer ces priorités. C'est donc, au départ, une sorte de     quantification financière d'un programme politique. Le nôtre tenait     en trois points, fort modestes d'ailleurs quant à l'ambition     politique, assez défensive, qu'ils expriment -une sorte de programme     minimum, le  « moins que l'on puisse attendre de la gauche », mais     dont on sait qu'en ce moment, en Europe, la gauche a quelque peine à     le respecter, ce programme minimum : D'abord, le maintien des     prestations à la population : engagement tenu, notamment dans le     domaine culturel, malgré la poursuite par le MCG et l'UDC de     l'offensive lancée, avec l'Entente, contre le budget de la culture     (le PLR et le PDC s'étant assez lamentablement déballonnés devant la     mobilisation des milieux culturels, le MCG et l'UDC se sont     retrouvés seuls à monter au front); ensuite, le respect des accords     passés avec le personnel de la fonction publique, et des droits de     ce personnel : là, une défaite, la remise en cause par la droite     élargie aux Verts de l'un de ces droits (les allocations     familiales); enfin, le maintien des ressources financières de la     commune : c'est fait, il n'y aura pas de cadeaux fiscaux, du moins     pas au niveau de la Ville. Reste que si ce budget est acceptable     (puisque nous l'avons accepté...) il n'est qu'acceptable, et n'a été     voté que grâce à quelques petits artifices comptables destinés à     complaire au fétichisme équilibriste des Verts. Sur bien des enjeux     sociaux (le salaire des nettoyeuses et nettoyeurs, les allocations     familiales du personnel municipal), les Verts ont en effet voté avec     la droite, quitte à piétiner, avec elle, et avec la même allégresse,     les accords passés avec les syndicats et la commission du personnel     de la Ville.  Pourquoi ? Pour que le budget soit équilibré. Et     pourquoi le budget d'une municipalité de gauche devrait-il être     forcément équilibré en période de crise, quand les dépenses     publiques sont précisément un moyen de limiter la casse sociale ?     Parce que. C'est comme ça. C'est comme il a dit David. C'est aussi     comme il a dit Grégoire : la « posture de petits comptables frustrés     » - frustrés, en l'ocurrence, de ne plus être que la troisième roue     du tricycle de l'Alternative, et votant donc contre un effort     financier pour atteindre l'objectif de consacrer 0,7 % du budget à     la coopération et la solidarité internationales, contre, aussi, un     effort de la Ville pour améliorer les salaires de ses nettoyeuses et     nettoyeurs, contre, toujours, le respect des engagements pris à     l'égard du personnel municipal... Et en réduisant l'Alternative à     une simple coalition électorale. Un tricycle pendant les campagnes     électorales, une bicyclette pendant quatre ans : la gauche, en Ville     de Genève, aujourd'hui, c'est le PS et les deux composantes     d'Ensemble à Gauche, un poing c'est tout.. Notez bien qu'au Grand     Conseil, c'est encore pire : la gauche, c'est un monocycle  -le PS     tout seul...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-844011807153008391?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/844011807153008391/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/budget-de-la-ville-le-sapin-et-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/844011807153008391'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/844011807153008391'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/budget-de-la-ville-le-sapin-et-les.html' title='Budget de la Ville : Le sapin et les boules'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7007801862933572733</id><published>2012-01-05T15:23:00.002+01:00</published><updated>2012-01-05T15:28:46.454+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Pétition pour l'abrogation de la loi sur la mendicité : En finir avec la criminalisation de la misère !</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic;"&gt;À Genève, depuis le 2008, la mendicité est interdite et traitée en     infraction pénale, après que le Grand Conseil ait édicté une loi     permettant à la police d'amender les mendiants. Les amender de quoi     ? de solliciter la générosité d'autrui...Une société se disant     respectueuse des droits fondamentaux (ne serait-que celui à la     dignité, protégée par l'article 7 de la Constitution fédérale) punit     donc une personne uniquement parce qu'elle est pauvre et demande     l'aumône. De plus, les amendes infligées aux mendiants étant     convertibles en peines de prison, ils peuvent être mis en détention     pour avoir osé tendre la main ! Et chaque jour (ou plutôt chaque     nuit) qu'ils passent en prison coûte un demi-millier de francs à la     collectivité qui les encriste pour quelques francs mendiés... Une     pétition est lancée pour en finir avec cette imbécilité : Signez-la     !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;      &lt;/span&gt;&lt;a style="font-style: italic;" class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil"&gt;http://www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Mendier  : pas un choix de vie, mais une urgence de survie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Depuis le 1er janvier 2008, la mendicité est punissable d'amende,     voire de prison, à Genève. Une pénalisation purement vexatoire,     parfaitement inutile, qui coûte un saladier aux collectivités     publiques et mobilise des effectifs policiers que devraient requérir     des tâches plus utiles. Qu'est-ce mendier, sinon solliciter la     générosité d'autrui pour obtenir une aide pécuniaire ? Et en quoi     devrait-ce être punissable ? Parce que cela gêne ? que le mendiant     fait tache dans notre paysage rupin ? Ou plus simplement encore,     parce qu'il est rrom ?  Le Tribunal pénal genevois a défini la     mendicité comme le « comportement tendant à récolter de l’argent ou     de la nourriture donnée par charité afin de subsister ». Faire appel     à la générosité de tiers pour survivre constitue donc une     infraction. Or mendier n’est pas un choix de vie, c'est une urgence     de survie liée à une situation sociale. Qu'il y ait, aujourd'hui, en     Suisse, des personnes pour qui la mendicité est devenue la seule     possibilité de survivre importe cependant peu aux fauteurs de la loi     qui réprime le mendicité. Cela ne les empêchera pas d'invoquer     lorsque cette invocation leur sera politiquement rentable, la «     tradition humanitaire » de Genève, ses valeurs, son « esprit ». Cela     rendra en revanche ces invocations encore un peu plus hypocrites.     Car la cible manifeste de la loi anti-mendicité est évidente pour     tout le monde : les Rroms. Une population marginale à Genève (moins     d'un demi pour mille de la population du canton), mais visible, et     rendant précisément visible la pauvreté qui fait tache. En ancrant     dans le tissu légal des mesures punitives clairement     discriminatoires, les fauteurs de la loi renforcent l’ostracisme     séculaire envers la population rom, ce qui se concerétise par de     nombreux abus : harcèlement policier à l'encontre des Rroms,     confiscation de leurs biens, évacuations musclées, destruction de     leurs abris de fortunes, rétention durant des heures dans des postes     de police sans qu'aucun délit ne puisse être retenus contre eux,     fouille au corps injustifiée, le plus souvent dans la rue,     agressions physiques, racket de leur argent pour payer des amendes     non notifiées ou concernant d'autres personnes, inscriptions de  la     mention « mendiant » dans leurs passeports... et l'on enfonce encore     davantage les Rroms dans la pauvreté -la pire méthode pour les     convaincre de cesser de mendier. Il est vrai qu'ils sont une cible     aisée dans un contexte social et économique de généralisation de la     précarité : Une partie grandissante de la population vit déjà     en-dessous du seuil de pauvreté et les Roms en sont à la fois     l’aspect le plus manifeste et le bouc-émissaire le plus commode.     Mais en stigmatisant leur pauvreté, on stigmatise tous les pauvres,     Rroms ou non, et en réprimant la mendicité, on se prépare à réprimer     toutes les manifestations d'une précarité à laquelle, de     démantèlement social en démantèlement social, on condamne de plus en     plus de gens. Dont il est vrai, les «décideurs» politiques ne sont     pas. Enfin, l'interdiction et la répression de la mendicité sont     d'une absolue inutilité, et représentent un gaspillage d'une     considérable absurdité. D'une absolue inutilité : il n'y a pas moins     de mendiants à Genève après l'interdiction de la mendicité qu'avant,     et la répression des mendiants n'a aucun effet dissuasif (les 13'634     amende infligées aux mendiants depuis l'introduction de la loi     jusqu'au début juin 2011 n'ont frappé que 1516 personnes : cela fait     plus de 8 amendes en moyenne par personne, et c'est dire quel zèle     les policiers mettent à pruner les mendiants, sans les dissuader de     mendier). D'une considérable absurdité ensuite : Pour infliger ces     amendes, Genève a claqué trois millions de francs, pour n'en     récupérer (par les amendes payées) que 35'000 (les brillants     gestionnaires de droite qui ont plaidé pour que ce système soit     instauré devraient s'interroger sur le niveau de leurs compétences     réelles). Bref, le moins que l'on puisse constater, même si on se     contrefout des principes, est que la loi « n’atteint pas le but     escompté et apparaît manifestement disproportionnée face à la     situation délicate qu’elle souhaite régler », comme l'écrivent,     euphémiquement, les auteurs de la pétition que nous vous invitons à     signer (avant la fin mars), et qui demande l'abolition de l'article     11a de la loi pénale, relatif à la mendicité :     &lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil"&gt;http://www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;   (la pétition est à retourner d'ici le 31 mars 2012 à  LA COTMEC, 16     BD DU PONT D’ARVE, 1205 GENÈVE)     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7007801862933572733?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.petitions24.net/petition_au_grand_conseil' title='Pétition pour l&apos;abrogation de la loi sur la mendicité : En finir avec la criminalisation de la misère !'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7007801862933572733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/petition-pour-labrogation-de-la-loi-sur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7007801862933572733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7007801862933572733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/petition-pour-labrogation-de-la-loi-sur.html' title='Pétition pour l&apos;abrogation de la loi sur la mendicité : En finir avec la criminalisation de la misère !'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-915577101506046251</id><published>2012-01-03T14:01:00.002+01:00</published><updated>2012-01-04T15:16:38.296+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Dans le « Point de presse » du Conseil d'Etat du 1er décembre (une     lecture qu'on ne se lassera pas de vous recommander), on apprend la     création d’une direction des missions opérationnelles (DMO) au sein     de l’office de l’urbanisme (un truc chapeauté par Mark Muller) La     DMO sera chargée de la conduite opérationnelle de deux projets-phare     d’urbanisation placés sous l’égide du DCTI : le projet Praille     Acacias Vernets (PAV) et la réalisation des espaces publics autour     des gares CEVA. Ces deux programmes requièrent en effet, nous dit le     Conseil d'Etat, des «compétences spécifiques sur la conduite     d’opérations urbaines complexes ». Trop complexes, donc, pour Mark     Muller.  Par ailleurs, dans un souci de simplification, le Conseil     d’Etat a également décidé de modifier le nom de la direction de la     planification directrice localisée et mise en oeuvre des grands     projets du même office en « direction des grands projets ». Ouf, on     est sauvés, les grands projets ont une direction. On sait pas     laquelle mais une direction. Prier Muller de prendre celle de la     porte, c'est un grand, un moyen ou un petit projet, au juste ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  L'Office des migrations, débordé par les arrivées de requérants     d'asile (14'711 dans les neuf premiers mois de 2011, soit 20,8 % de     plus que l'année précédente) et ne pouvant accueillir que 1600     personnes dans cinq centres, projette d'en ouvrir un, pour 140     personnes et pour six mois, dans un ancien cantonnement militaire du     petit village argovien de Bettwil. Qui du coup bondit sur ses     hallebardes : pas de ça chez nous ! Ailleurs, oui, bon, d'accord,     mais pas chez nous ! Dans «Le Temps» du 3 décembre, on lit ces     réactions d'indigènes : « Nous ne sommes pas racistes, nous avons     notre quota d'étrangers » (c'est quoi, ça, le «quota d'étrangers»     ?), mais 140 requérants d'asile dans un village de 557 habitants («     quota d'étrangers » compris ?), c'est trop. Et même moins, ça serait     encore trop, car ces requérants, viennent souvent d'Afrique du nord,     c'est des Sarrazins, quoi, or « la journée, les femmes et les     enfants sont seuls au village »... Voilà, c'était notre chronique de     la Suisse profonde. Mais alors, bien profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  20'000 téléspectateurs romands ont voté samedi soir, et le résultat     c'est que le « Romand du siècle » (le siècle dernier, donc), c'est     le général Guisan. Devant Nicolas Hayek et Auguste Piccard. Loin     devant Ramuz, Tinguely ou Le Corbusier. Un général devant un     écrivain, un sculpteur, un architecte : on se fait chier, dans les     EMS, le samedi soir. Alors on regarde la télé. Et on vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Les députés membres de la commission des finances du Grand Conseil     genevois font un « travail de singes » pour amender le projet de     budget du Conseil d'Etat, groume l'UDC Eric Bertinat sur son blog.     Ben au moins ils font leur travail... ce même travail que les     conseillers municipaux membres de la commission des finances du     Conseil municipal, dont précisément Eric Bertinat, ont refusé de     faire. Ou se sont révélés incapables de faire. Chronique de la vie     des bêtes politiques : y'en a qui sont singes à mi-temps et     paresseux le reste du temps ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Une motion particulièrement stupide a été déposée au Grand Conseil,     le 23 septembre dernier, par l'Entente et l'UDC. Et notamment par le     nouveau Procureur Général de la République. Elle demande la     fermeture d'une bonne partie des des 77 points de passage de la     frontière franco-genevoise, sous prétexte d'empêcher la racaille     métèque de fouler le sol de la République, Jornot. L'étape suivante,     c'est sans doute l'édification d'une barrière, d'un mur, le long des     140 kilomètres de la frontière. C'est assez tendance : les USA en     ont installé un à la frontière mexicaine, Israël le long de la     limite des territoires palestiniens et la Grèce en veut un à la     frontière turque. Pourquoi pas Genève à la frontière française, on a     bien le droit d'être aussi cons que les autres...  Le blogueur     haut.savoyard Antoine Vielliard qualifie la motion d'« absurde », et     le Maître des blogs de la « Tribune de Genève », Jean-François     Mabut, est du même avis. Et nous aussi. Ne serait-ce que parce que     fermer un poste de douane, ou un point de passage, au trafic     automobile, n'empêche évidemment pas le passage des truands : il     suffit de poser sa bagnole d'un côté de la frontière et d'en     reprendre une autre dix mètres plus loin, de l'autre côté. L'enfance     de l'art du cambriolage et du braquage. Et de l'accompagnement     d'immigrants clandestins : pendant le dernière guerre, la frontière     était fermée. Et on la faisait franchir à des juifs et des     résistants fuyant le nazisme et le pétainisme. Enfin, si ça les     amuse, les députés de l'Entente et de l'UDC, et le Procureur, de     signer et de déposer n'importe quoi, faut pas les en empêcher. Après     tout, il n'y a que 280'000 passages journaliers à la frontière     franco-genevoise...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  le député libéral Olivier Jornot a été élu Procureur Général par le     Grand Conseil, jeudi dernier, au premier tour du scrutin. A une voix     de majorité. Sa propre voix. Jornot a voté pour lui alors que le     règlement du Grand Conseil demande aux députés de s'abstenir de     voter lorsque l'objet du vote correspond à un intérêt personnel pour     eux. Ce qui était de toute évidence le cas. Mais voilà : cette     prière n'est précisément qu'une prière, et chacun en fait ce qu'il     (ou elle) veut. En l'ocurrence, rien du tout. ça manque d'élégance,     mais c'est tout. Et où irait-on, et surtout avec qui, s'il fallait     exiger des député-e-s de l'élégance, hein, on vous le demande ?     Répondez pas tous à la fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Dans le « Point de presse » du Conseil d'Etat du 1er décembre (une     lecture qu'on ne se lassera pas de vous recommander), on apprend la     création d’une direction des missions opérationnelles (DMO) au sein     de l’office de l’urbanisme (un truc chapeauté par Mark Muller) La     DMO sera chargée de la conduite opérationnelle de deux projets-phare     d’urbanisation placés sous l’égide du DCTI : le projet Praille     Acacias Vernets (PAV) et la réalisation des espaces publics autour     des gares CEVA. Ces deux programmes requièrent en effet, nous dit le     Conseil d'Etat, des «compétences spécifiques sur la conduite     d’opérations urbaines complexes ». Trop complexes, donc, pour Mark     Muller.  Par ailleurs, dans un souci de simplification, le Conseil     d’Etat a également décidé de modifier le nom de la direction de la     planification directrice localisée et mise en oeuvre des grands     projets du même office en « direction des grands projets ». Ouf, on     est sauvés, les grands projets ont une direction. On sait pas     laquelle mais une direction. Prier Muller de prendre celle de la     porte, c'est un grand, un moyen ou un petit projet, au juste ? &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'Office des migrations, débordé par les arrivées de requérants     d'asile (14'711 dans les neuf premiers mois de 2011, soit 20,8 % de     plus que l'année précédente) et ne pouvant accueillir que 1600     personnes dans cinq centres, projette d'en ouvrir un, pour 140     personnes et pour six mois, dans un ancien cantonnement militaire du     petit village argovien de Bettwil. Qui du coup bondit sur ses     hallebardes : pas de ça chez nous ! Ailleurs, oui, bon, d'accord,     mais pas chez nous ! Dans «Le Temps» du 3 décembre, on lit ces     réactions d'indigènes : « Nous ne sommes pas racistes, nous avons     notre quota d'étrangers » (c'est quoi, ça, le «quota d'étrangers»     ?), mais 140 requérants d'asile dans un village de 557 habitants («     quota d'étrangers » compris ?), c'est trop. Et même moins, ça serait     encore trop, car ces requérants, viennent souvent d'Afrique du nord,     c'est des Sarrazins, quoi, or « la journée, les femmes et les     enfants sont seuls au village »... Voilà, c'était notre chronique de     la Suisse profonde. Mais alors, bien profonde. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    20'000 téléspectateurs romands ont voté samedi soir, et le résultat     c'est que le « Romand du siècle » (le siècle dernier, donc), c'est     le général Guisan. Devant Nicolas Hayek et Auguste Piccard. Loin     devant Ramuz, Tinguely ou Le Corbusier. Un général devant un     écrivain, un sculpteur, un architecte : on se fait chier, dans les     EMS, le samedi soir. Alors on regarde la télé. Et on vote. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Les députés membres de la commission des finances du Grand Conseil     genevois font un « travail de singes » pour amender le projet de     budget du Conseil d'Etat, groume l'UDC Eric Bertinat sur son blog.     Ben au moins ils font leur travail... ce même travail que les     conseillers municipaux membres de la commission des finances du     Conseil municipal, dont précisément Eric Bertinat, ont refusé de     faire. Ou se sont révélés incapables de faire. Chronique de la vie     des bêtes politiques : y'en a qui sont singes à mi-temps et     paresseux le reste du temps ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Une motion particulièrement stupide a été déposée au Grand Conseil,     le 23 septembre dernier, par l'Entente et l'UDC. Et notamment par le     nouveau Procureur Général de la République. Elle demande la     fermeture d'une bonne partie des des 77 points de passage de la     frontière franco-genevoise, sous prétexte d'empêcher la racaille     métèque de fouler le sol de la République, Jornot. L'étape suivante,     c'est sans doute l'édification d'une barrière, d'un mur, le long des     140 kilomètres de la frontière. C'est assez tendance : les USA en     ont installé un à la frontière mexicaine, Israël le long de la     limite des territoires palestiniens et la Grèce en veut un à la     frontière turque. Pourquoi pas Genève à la frontière française, on a     bien le droit d'être aussi cons que les autres...  Le blogueur     haut.savoyard Antoine Vielliard qualifie la motion d'« absurde », et     le Maître des blogs de la « Tribune de Genève », Jean-François     Mabut, est du même avis. Et nous aussi. Ne serait-ce que parce que     fermer un poste de douane, ou un point de passage, au trafic     automobile, n'empêche évidemment pas le passage des truands : il     suffit de poser sa bagnole d'un côté de la frontière et d'en     reprendre une autre dix mètres plus loin, de l'autre côté. L'enfance     de l'art du cambriolage et du braquage. Et de l'accompagnement     d'immigrants clandestins : pendant le dernière guerre, la frontière     était fermée. Et on la faisait franchir à des juifs et des     résistants fuyant le nazisme et le pétainisme. Enfin, si ça les     amuse, les députés de l'Entente et de l'UDC, et le Procureur, de     signer et de déposer n'importe quoi, faut pas les en empêcher. Après     tout, il n'y a que 280'000 passages journaliers à la frontière     franco-genevoise...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    le député libéral Olivier Jornot a été élu Procureur Général par le     Grand Conseil, jeudi dernier, au premier tour du scrutin. A une voix     de majorité. Sa propre voix. Jornot a voté pour lui alors que le     règlement du Grand Conseil demande aux députés de s'abstenir de     voter lorsque l'objet du vote correspond à un intérêt personnel pour     eux. Ce qui était de toute évidence le cas. Mais voilà : cette     prière n'est précisément qu'une prière, et chacun en fait ce qu'il     (ou elle) veut. En l'ocurrence, rien du tout. ça manque d'élégance,     mais c'est tout. Et où irait-on, et surtout avec qui, s'il fallait     exiger des député-e-s de l'élégance, hein, on vous le demande ?     Répondez pas tous à la fois...&lt;br /&gt;    Bon, le vote de Jornot pour Jornot qui a fait élire Jornot à la     place de Zappelli au premier tour de scrutin fait l'objet d'un     recours, déposé par notre camarade Dominique Hausser, ancien     président du PS, qui trouverait « intéressant de savoir si un futur     patron du pouvoir judiciaire s'est assis sur une loi ». Notez que     depuis le temps qu'il en pond, des lois, et des plus tartes (contre     les mendiants, contre les manifestations, contre les bonneteurs),     Jornot a appris à s'asseoir dessus. Ne serait-ce que pour les     couver. En tout cas, ni lui, ni son parti, ni le bureau du Grand     Conseil ne trouve à y redire, qu'il ait pu voter pour lui (ce que     son concurrent ne pouvait faire, puisqu'il n'est pas député) alors     que le règlement du Grand Conseil demande aux députés de ne pas     voter lorsque eux-mêmes ou leurs proches « ont un intérêt personnel     direct à l'objet soumis à discussion ». Maintenant, bien sûr qu'on     peut toujours plaider que l'élection de Jornot n'a en fait aucun     intérêt pour Jornot. Pas le Jornot député qui a voté pour le Jornot     procureur, le troisième Jornot. Celui qui est colonel de l'armée     suisse. Celui qui surveille les deux autres, au cas où l'un des deux     virerait à gauche ? Oui, d'accord, l'hypothèse est peu     vraisemblable, mais qui croit qu'un colonel de l'armée suisse est     utile à quelque chose ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Il y a à Genève une prison qui a de la chance : c'est la Clairière     (la prison pour mineurs). Elle a deux directeurs. Ou pour être plus     précis, une directrice et un directeur. Une directrice nommée (« en     catimini » , nous dit la «Tribune») l'été dernier par le département     de Zabel Rochat, et un directeur nommé, en catastrophe, par le même     département, parce que la directrice ne bénéficiait pas des titres     de qualification exigés par la Confédération pour verser à la prison     sa subvention annuelle d'un million et demi. La commission des     visiteurs du Grand Conseil s'étonne de ne pas avoir été avertie du     petchi, et des députés se demandent si créer un deuxième poste de     directeur pour pouvoir recevoir une subvention est un signe de bonne     gestion. De bonne gestion, sans doute pas, mais de gestion à la     Rochat, sûrement.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-915577101506046251?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/915577101506046251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/915577101506046251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/915577101506046251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/fonds-de-tiroir.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-217694656713152083</id><published>2012-01-02T15:33:00.000+01:00</published><updated>2012-01-02T15:34:16.028+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sur le fond'/><title type='text'>Faire de la politique, mais comment ? Par « tous les moyens, même légaux »</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;div class="moz-text-flowed" style="font-family: -moz-fixed;       font-size: 13px;" lang="x-unicode"&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:100%;" &gt;Et si nous prenons le temps, entre deux marques sur nos agendas       politiques, de nous demander à quoi servent, et ce qui légitime,       les instruments, les organisations et les partis politiques, dont       nous nous dotons ou dont nous usons pour « faire de la politique »       ? Le groupe politique est d’abord, s'il veut être autre chose       qu'un office de placement, l’ensemble des désirs individuels       d'action politique ; il n'est ni une famille, ni un groupe       thérapeutique, ni une paroisse. Il n'est qu'un instrument, entre       les mains de celles et ceux qui le constituent ; il n’a ni ne doit       avoir sur eux aucune prise dont ils ne pourraient se déprendre. Le       parti n’est pas au-dessus de ses militants, mais en-dessous de       celles et ceux qui le constituent. Il faut prendre l’organisation       comme l’on prend un outil et pouvoir s’en déprendre comme l’on se       dévêt. La prendre pour la part de légitimité qu’elle peut contenir       et pour l’utilité qu’elle offre. La prendre sans s’en vouloir les       chefs, ni accepter d’en être les instruments. Pour nous, en somme,       il n’est rien au-dessus de nous. Nous n'avons pas à faire cadeau       de notre liberté à qui ne sauraient en faire meilleur usage que       nous-mêmes.       &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Il faut toujours annoncer aux autres ce qu'on va faire. Ils ne       vous croient jamais. C'est le meilleur moyen de leur faire en       toute loyauté les pires abominations » (Jacques Chirac)       &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      Nous ne voulons ni gouverner, ni être gouvernés ? Alors soyons ce       que nous voulons : on n’abolit pas la chefferie en se donnant des       chefs. Le pouvoir n’est pas à prendre mais à abolir -entre nous       d’abord. Ce n’est d’ailleurs pas le pouvoir que nous voulons       prendre, mais la vie. Il nous importe donc peu de perdre ces       combats politiques dont l’enjeu est le pouvoir d’Etat, le       gouvernement, la maîtrise des appareils idéologiques ou répressifs       d’Etat, et s’il peut parfois nous convenir de participer à de tels       combats, ce sera pour les détourner plus que pour les gagner.       Certains y verront un choix de l’impuissance -laissons ces       aveugles amnésiques à la litanie de leurs échecs historiques :       Trotsky prend le pouvoir, Staline le garde ; Fouché traverse tous       les régimes, Saint-Just est guillotiné en Thermidor. S'il y a       quelque espace à ravir à l’adversaire, il ne s’agit ni de       bâtiments, ni d’institutions : il s’agit de « la tête des gens »,       de leurs rêves et de leurs désirs, et il ne s’agit de les prendre       que pour les rendre. A supposer qu'elle soit possible, et en       affirmant qu'elle est nécessaire, une révolution aujourd’hui doit       forcément commencer par une critique de la mythologie       révolutionnaire, et se terminer en révolutionnant la révolution       elle-même, par le jeu, l’humour, le hasard, le détournement de       sens -le plus beau de ces détournements serait une révolution       déclenchée par des réformistes. Lorsque le système peut se sauver       lui-même, les réformistes ne lui sont d’aucune utilité. C’est       lorsque le capitalisme est en crise réelle et profonde que le       réformisme lui est indispensable, comme ce fut lorsque le       christianisme était en crise réelle et profonde qu’il fallut la       Réforme pour le sauver -et le sauver des mouvements       révolutionnaires nés en son sein. Il n’y a, dans l’ordre       politique, pas plus de réforme anticapitaliste concevable qu’il       n’y eut, dans l’ordre du religieux, de Réforme antichrétienne. Les       révolutionnaires, dans ce dernier ordre, étaient sortis du       christianisme -et la Réforme les combattit avec autant de fureur       que l’Eglise romaine. Servet finit sur le bûcher de Genève comme       les Cathares sur celui de Montségur, et les sociaux-démocrates       allemands couvrent l’assassinat de Rosa Luxemburg et de Karl       Liebknecht. Or le capitalisme, aujourd’hui, n’est pas en crise si       profonde qu'elle puisse le condamner -il n’est qu’en l’une de ses       crises consubstantielles, qui sont les explosions de son moteur.       Il n’a pas besoin des réformistes pour se sauver, mais par le fait       même qu’il est désormais partout, le capitalisme peut être attaqué       partout ; par le fait même qu’elle s’est répandue sur tout, la       mercantilisation peut être sabotée partout ; par le fait même       qu’il est réellement mondial, l’ordre du monde peut être subverti       partout. Partout, c’est-à-dire en n’importe quel lieu social et       par n’importe quel acte d’insubordination. Il n’est d’instrument       dont nous ne puissions faire usage -il n’est que des instruments       auxquels nous nous refusons, mais il s’agit là de ces instruments       dont l’usage est si contradictoire de notre projet et de ses       principes que cet usage seul annihilerait ce projet et       condamnerait ces principes. Et puis, nous savons bien une arme de       destruction politique massive: le ridicule peut tuer le pouvoir       quand il le dépossède de la capacité de recouvrir de peur le rire       qu’il devrait toujours susciter, tout pouvoir étant profondément,       irrémédiablement, ridicule. Lorsque le roi est nu, il lui faut un       rideau de spadassins pour dissuader le peuple de rire ouvertement       de lui.      &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-217694656713152083?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/217694656713152083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/faire-de-la-politique-mais-comment-par.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/217694656713152083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/217694656713152083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/faire-de-la-politique-mais-comment-par.html' title='Faire de la politique, mais comment ? Par « tous les moyens, même légaux »'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-399773247696744608</id><published>2012-01-01T14:43:00.001+01:00</published><updated>2012-01-01T14:43:52.155+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Financement des partis et des campagnes politiques en Suisse : Surtout, ne rien entendre...</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO, une commission du     Conseil de l'Europe), a rendu public vendredi dernier un rapport sur     le financement des partis politiques et des campagnes électorales en     Suisse. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:+1;" &gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;small&gt; &lt;/small&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le     rapport du Greco reproche à la Suisse l'"opacité" et l'absence de     règles en matière de financement des partis et des campagnes     politiques, et suggère que cette absence de règles n'est pas     étrangère à l'exposition de la politique en Suisse au risque de     corruption privée ou par des agents publics étrangers, en raison de     son importance économique et financière (on vient d'ailleurs d'en     faire l'expérience avec l'agitation des vendeurs d'avions de combat     autour du renouvellement de la flotte aérienne militaire suisse).     Mais les recommandations du Greco semblent, encore, tomber dans les     trompes d'Eustache des pires sourds : ceux qui ne veulent pas     entendre. parce qu'ils n'ont pas intérêt à changer un système qui     les choie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Quand le Greco prône la transparence, on n'est pas dans l'histoire     de l'art, mais dans celle du lard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-size:+1;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;small&gt;La campagne électorale           fédérale de cet automne ne fut pas la campagne électorale la           plus passionnante de ces dernières décennies, mais ce fut           certainement, pour les partis en campagne, la plus coûteuse.           En sièges, pour le PLR et l'UDC, en ressources financières,           pour tous. A elle seule et en moins de six mois, l'UDC y a           investi au moins 7 millions de francs, loin devant le PLR (4,5           millions), le PDC (3 millions), le PS (1,6 million) et les           Verts (390'000 francs). Les résultats sont-ils à la hauteur           des investissements ? L'argent ne fait pas la victoire, ni           n'empêche la défaite. Mais il est indispensable pour exister           dans le battage médiatique : en campagne électorale, il faut           se faire voir, entendre et lire. Et pas seulement sur les           stands de rue : dans les media, précisément. Or l'efficacité           de la présence médiatique étant largement fonction du           simplisme des messages qu'on délivre par elle, le débat           politique est littéralement tué par les slogans électoraux. Et           cela dans un pays où la transparence du financement des           campagnes politiques reste une revendication -le parti qui a           dépensé le plus pour les élections fédérales, l'UDC, sans pour           autant les gagner, est celui qui informe le moins sur la           provenance de ses moyens. &lt;/small&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Le Greco     constate que la Suisse est l'un des rares pays en Europe à ne     disposer d'aucune règle en la matière, et recommande à la     Confédération (mais aussi aux cantons) de faire tenir par les partis     politiques et les candidats aux élections une comptabilité complète,     et publique, soumise au contrôle d'une autorité indépendante pouvant     prononcer des sanctions. Les dons aux partis politiques, à partir     d'un certain montants, devraient être communiqués, ainsi que     l'identité des donateurs. Ces recommandations, qui ne sont pas     contraignantes, accentuent la pression sur les partis de droite (la     gauche est favorable à la transparence du financement de ses partis,     et la pratique d'ailleurs déjà, au moins partiellement), qui se     refusaient jusqu'à présent, l'UDC et le PLR s'y refusant toujours, à     entrer en matière sur l'exigence de "transparence" et de publicité     de leur financement. C'est ainsi qu'en septembre dernier, le Conseil     des Etats a accepté une motion du démocrate-chrétien fribourgeois     Urs Schwaller, faisant un bout de chemin vers la recommandations de     la commission du Conseil de l'Europe, en demandant que les comités     référendaires et les comités d'initiative publient les dons qu'ils     reçoivent dès lors qu'ils dépassent 10'000 francs. Que le Greco     prône la transparence du financement des campagnes et des partis     politiques ne devrait surprendre que les historiens de l'art, pas     ceux du lard : cette transparence est en effet une condition     évidente du débat démocratique, dans la mesure même où ce débat doit     se tenir en toute connaissance des moyens dont disposent celles et     ceux qui y prennent part : il n'est pas indifférent à la qualité     d'une démocratie, et à son niveau de pluralisme réel, que des partis     disposent de vingt fois plus de moyens que d'autres, en n'ayant que     trois fois plus d'électrices et d'électeurs (c'est le rapport à la     fois financier et électoral des ressources et des électorats     respectifs de l'UDC et des Verts). Et si cette inégalité de     ressources n'est pas seule à expliquer certains votes, elle n'y est     évidemment pas étrangère, ainsi que l'a démontré un récent "Temps     Présent" sur la campagne du lobby des assureurs contre l'initiative     proposant l'instauration d'une caisse-maladie unique, et de primes     d'assurances progressives en fonction du revenu. On ne s'étonnera     donc pas outre mesure du refus du président du PLR (l'un des     principaux bénéficiaires du sponsoring politique par des entreprises     privées), Fulvio Pelli, d'envisager la moindre limite, et la moindre     transparence de ce financement : "les partis sont des institutions     privées (...) le financement des partis est une affaire strictement     privée". Privée de quoi ? D'argent pour les uns, de transparence     pour les autres. Et cela arrange bien Pelli et le PLR.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-size:+1;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;&lt;br /&gt;      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-399773247696744608?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/399773247696744608/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/financement-des-partis-et-des-campagnes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/399773247696744608'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/399773247696744608'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2012/01/financement-des-partis-et-des-campagnes.html' title='Financement des partis et des campagnes politiques en Suisse : Surtout, ne rien entendre...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2031066796389003232</id><published>2011-12-29T13:35:00.002+01:00</published><updated>2011-12-30T14:13:05.628+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Les indigènes de Chêne-Bougeries ont refusé le préavis favorable de     la commune à la construction de 200 logements dans le quartier de     Challendin. A Veyrier, la commune refuse la densification  sur le     domaine des Grands Esserts. Et à Bernex, on se demande si on va pas     être les seuls à admettre que pour loger les nouveaux habitants de     Genève, il faudra bien construire des logements ailleurs qu'en Ville     (sachant que la densité de population en Ville de Genève est déjà la     plus élevée de Suisse). Il faudrait construire 2500 logements par an     à Genève rien que pour absorber l'augmentation de la population, et     on n'en construit que 1000 à 1500. Et ceux qui ne se trouvent pas à     se loger à Genève vont se loger en France ou dans le canton de Vaud,     en faisant exploser le niveau des loyers sur place, et en pendulant     matin et soir entre leur pieu et leur boulot. Le seul truc marrant,     c'est que c'est l'électorat du supposé patron politique des     constructions, Mark Muller, qui se rebiffe. Et ça commence vraiment     à sentir le roussi sous le siège de DoubleM deux ans avant les     élections cantonales. Et C'est pas en sautant sur son siège en     braillant «surélévations ! surélévations ! » que ça va s'arranger...   &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le Bureau du Conseil Municipal avait, la semaine dernière, refusé     d'ouvrir la discussion en plénum sur un projet de motion déposé par     des conseillers municipaux de gauche, demandant que le Conseil     administratif revienne sur le soutien accordé par la Ville de Genève     à un concert donné au profit du Keren Kayemeth Leisiarël, un     organisme devenu l'un des instruments du gouvernement israélien pour     le copntrôle des terres. La discussion au Conseil Municipal n'avait     donc pas pu avoir lieu. Mais le Conseil administratif, alerté, n'en     a pas moins pris position. Et donc :&lt;br /&gt;   « Genève, le 30 novembre 2011, Aux représentant-e-s de la presse et     des médias&lt;br /&gt;   Communiqué de presse du Conseil Administratif de la Ville de Genève     : La Ville de Genève se distancie du soutien accordé au Fonds     National Juif de Suisse&lt;br /&gt;   Le Conseil administratif a récemment pris connaissance de la     décision prise en mars 2011 par le Département de la culture     d'accorder le tarif de bienfaisance au concert donné jeudi 1er     décembre au Victoria Hall en faveur d’un projet du Fonds National     Juif de Suisse (FNJ), appelé également Keren Kayemeth Leisraël. Le     Conseil administratif souhaite aujourd’hui exprimer son désaccord     unanime quant à la mesure prise : le caractère politique des     activités du FNJ aurait dû interdire toute forme de soutien     municipal.&lt;br /&gt;   Le Conseil administratif a découvert, lors du dernier Conseil     municipal, l'existence de ce tarif préférentiel. Il a souhaité     recueillir plus d’informations sur le Fonds National Juif. Il est     apparu que cet organisme, se présentant comme apolitique, poursuit     en réalité des buts politiques.&lt;br /&gt;   Le Conseil administratif se désolidarise donc fermement du soutien     accordé à l’organisation du concert du Raanana Symphonette Orchestra     au profit du Fonds National Juif. (...)&lt;br /&gt;   La décision d’autoriser la tenue de cette soirée au Victoria Hall et     de lui accorder le soutien de la Ville de Genève est regrettable.     Cet engagement ne pouvant être annulé à si brève échéance, cette     prise de position revêt une dimension symbolique. En tant que garant     des valeurs de la Ville de Genève, cité de paix et de médiation, le     Conseil administratif lui attache néanmoins une grande importance »   &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;    Comme d'hab', ou presque (d'habitude, c'est le Grand Conseil qui se     charge de ce boulot de singe), le Conseil d'Etat propose     l'invalidation de deux initiatives populaires de l'Asloca, l'une     contre les congés-ventes et la spéculation, l'autre pour la     construction de logements locatifs et bon marché plutôt que des     bureaux et logements de luxe. On comprend aisément que le caractère     profondément subversif, quasiment nihiliste, de telles     revendications aient hérissé le poil du gouvernement. Surtout à la     lumière des explications données par l'ineffable Mark Muller : «     Moi-même, qui connais bien ce droit, j'ai essayé de lire ces deux     initiatives et n'y ai rien compris ». «Que Mark Muller ne comprenne     pas nos initiatives ne m'étonne guère », ponctue Carlo Sommaruga,     pour l'Asloca, qui rappelle que chaque fois que la majorité de     droite du canton a fait invalider par le Grand Conseil une     initiative de l'Asloca,  elle-ci a recouru au Tribunal fédéral     contre cette invalidation, a gagné son recours, et a fait accepter     son initiative par le peuple. Alors que Mark Muller ait ou non     compris les initiatives qu'il a « essayé de lire » (c'est vrai que     l'Asloca n'avait pas mis beaucoup d'images sur son initiative, la     prochaine fois, faudra qu'elle pense à en mettre, ça aidera le     Conseiller d'Etat) ne changera pas grand chose au parcours habituel     des textes de l'association des locataires. D'ailleurs, si on devait     annuler toutes les propositions que MM ne comprend pas, faudrait     commencer toute de suite par abolir le droit d'initiative.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Jamais à court d'une innovation, la Ville de Genève, pionnière dans     l'âme, a donc inventé l'indignation labellisée, la dissidence     apprivoisée : la majorité du Conseil administratif a autorisél les «     Indignés »  à planter leurs tentes dans le parc des Bastions, « sans     restriction de périmètre ni de durée ».  Bah, dans ce parc, il y a     bien des joggers, des joueurs d'échec, des pratiquants de tai-chi...     pourquoi pas des Indignés. Surtout que franchement, ils ne sont pas     menaçants, nos Indignés municipaux. Mais on se demande quand même si     le Conseil administratif n'aurait pas malignement adopté à leur     égard l'attitude qui dévaluerait le plus radicalement leur posture     subversive : l'attitude de la tolérance. On serait des Indignés     tolérés, on serait vexés que la position de Pierre Maudet n'ait pas     été retenue par ses collègues (du coup, il a refilé le dossier à     Pagani)  : pas au nom de l'ordre public ou du respect des     règlements, de cela, on se tamponne. Mais parce qu'elle était la     seule à pouvoir donner un peu de corps à l'indignation, et à     l'inciter à passer l'insoumission. Au prix d'un peu, un tout petit     peu, un chouïa, de répression, pour un peu plus de légitimité     subversive...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         La commission nationale (suisse) de prévention de la torture a rendu     public son rapport sur les « vols spéciaux » d'expulsion forcée de     requérants d'asile déboutés et d'immigrants clandestins : «ficeler     les gens à déporter comme des saucissons, les empêcher d'aller aux     toilettes pendant le vol (...) n'est pas acceptable », estime le     président de la CNPT, Jean-Pierre Restellini (qui ne demande     cependant pas la suppression des « vols spéciaux »). Ben si, c'est     acceptable, répond le comité d'experts «retour et exécution des     renvois» de l'Office fédéral des migrations : « les aspects     sécuritaires sont déterminants » et la « sécurité de l'ensemble du     vol »  est plus importante que le « sentiment de honte que pourrait     éprouver la personne» obligée de faire ses besoins dans des     récipients parce qu'on l'a empêchée d'aller aux toilettes. Ah bon,     ce sont quand même des personnes, les expulsés  ? Merci, le Comité     d'experts...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Selon un rapport révisé de l'ONU publié en mai dernier en révisant     un rapport précédant, de nouvelles projections porteraient la     population mondiale à 10,1 milliards de personnes en 2100. En 2050,     la population mondiale devrait atteindre le chiffre de 9,3     milliards, soit une augmentation d'environ 2,3 milliards de     personnes sur les quarante prochaines années. Les experts expliquent     que les variations dans les calculs de la fertilité peuvent produire     différentes projections sur le long terme. Heureusement qu'on a des     experts, on n'y aurait pas pensé sans eux. La projection la plus     élevée prévoit une population mondiale atteindrait de 10,6 milliards     d'individus en 2050 et de 15,8 milliards en 2100. Bon, là,     normalement, nous on sera morts, on n'aura plus besoin de se serrer.     La projection basse du taux de fertilité mondiale prévoit 8,1     milliards de personnes en 2050 et, après une diminution (dont on ne     serait pas seuls responsables) de 6,2 milliards en 2100. Elle     devrait plaire aux écolos malthusiens, cette hypothèse, mais selon     les experts, la variable médiane est la plus plausible : 9,3     milliards d'habitants humains de la planète Terre en 2050 et 10,1     milliards en 2100. Selon le rapport, 42% de la population mondiale     vit dans des pays à faible taux de fertilité où les femmes n'ont pas     assez d'enfants pour que chaque femme soit remplacée par une fille.     Les pays à fort taux de fertilité sont principalement en Afrique     (39) mais également en Asie (9), en Océanie (6) et en Amérique     Latine (4). C'est-à-dire, en gros, là où la condition des femmes est     la plus mauvaise. Les pays qui connaissent les taux de natalité les     plus bas sont l'ensemble des pays européens, 19 pays sur 51 en Asie,     14 pays sur 39 sur le continent américain, deux en Afrique     (Mauritanie et Tunisie) et un seul en Océanie (Australie). Seuls les     pays ayant un taux de fertilité élevé devraient voir leur population     continuer à augmenter après la fin du siècle, si on ne tient pas     compte de l'immigration. Les projections médianes prévoient que les     pays à faible fertilité atteindront leur pic aux alentours de 2030     avant de progressivement décliner. Si on ne tiens pas compte de     l'immigration. Mais on ne va évidemment pas commencer à tenir compte     de l'immigration, parce que ça pourrait nous convaincre qu'elle nous     sera indispensable en 2011 pour qu'il y ait quelqu'un pour nous     torcher dans nos EMS en 2050.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Bilan satisfait de Sepp Blatter (président de la coupole     internationale du foot-pognon), au «Matin Dimanche» de dimanche     dernier, en réponse à la question du journaliste « Vous vous êtes     débarrassés de tous vos ennemis. Quel est votre secret ? » : « En     2002, onze membres du comité exécutif ont tenté de m'envoyer. De ces     onze personnes, deux siègent encore (et) sont devenus de bons     serviteurs du football », jubile Blatter... remplacez « Comité     exécutif» par « Bureau politique » et «football» par parti, vous     avez quasiment le bilan de Staline pour le Bureau politique du PCUS     en 1938... Le foot, c'est vraiment une purge...&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2031066796389003232?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2031066796389003232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_29.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2031066796389003232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2031066796389003232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_29.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3643446522301688454</id><published>2011-12-28T13:38:00.001+01:00</published><updated>2011-12-28T13:41:14.806+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>« Gouvernance »  des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Réduction de la représentation des représentants du parlement dans     les Conseils des « entités para-étatiques » (une périphrase     technocratique pour désigner simplement des entreprises publiques,     comme les TPG ou les Services Industriels), diminution de la     représentation du personnel, restriction de la représentation des     communes, ignorance de la représentation des usagers, publication     seulement partielle de l’échelle de rémunération des dirigeants,     instauration d'un secret de fonction absolu, rendant impossible la     communication des représentants des associations et organisations     avec leurs mandants... On comprend que les associations patronales     et les partis de droite, sauf le MCG, aient accueilli favorablement     l’avant-projet de loi sur la « gouvernance » (en novlangue dans le     texte) des grandes régies publiques, se soient réjouis du contrôle     accru du Conseil d'Etat, des restrictions à la transparence de la     rémunération des administrateurs et de la diminution du nombre     d’administrateurs représentant le personnel et le parlement : le     Conseil d’Etat voudrait assumer un rôle équivalent à celui de     l’actionnaire d'une société anonyme. C'est dire en quelle estime il     tient la notion même de «  service public »...  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Rester entre soi, dans l'opacité propice aux complicités     silencieuses et aux copinages clandestins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Au Grand Conseil, à la mi-novembre, seuls les socialistes et le MCG     se sont opposés au projet de loi du Conseil d'Etat sur la «     gouvernance » des entreprises publiques, un projet qui « réduit     presque à néant le contrôle démocratique », selon le constat de la     députée socialiste Irène Buche, grâce notamment à l'instauration     d'un secret de fonction absolu entraînant une opacité totale -du     moins s'il est respecté. Il y a trois ans, en votation populaire,     les Genevois-es avaient refusé un projet de loi qui s'attaquait, de     la même manière que le projet de loi sur lequel ils vont devoir     revoter, à la «gouvernance» de grandes entreprises publiques. Ou,     pour être plus précis, à son caractère démocratique, et donc non     technocratique. La droite n'a pas avalé cette défaite. Elle remet     donc le couvert, par une loi qui va plus loin et vise plus large que     celle refusée en 2008. Plus large : elle s'attaque à tous les     établissements publics autonomes sous contrôle cantonal (les     institutions culturelles, encore contrôlées par la Ville, y     échappent); plus loin : elle réduit de moitié, voire des deux tiers     (ou plus si Entente...), les conseils d'administration de ces     établissements, en éjecte pratiquement les représentants     parlementaires et ne laisse plus aux partis politiques que trois     sièges, soit deux fois moins que le nombre de groupes parlementaires     actuellement présents au Grand Conseil. Les représentants du     personnel n'auraient plus droit qu'à un seul siège, et seraient     tenus comme les autres à un secret de fonction leur interdisant     pratiquement d'en référer à leur syndicat et aux salariés qu'ils     sont supposés représenter. Enfin, là où elles sont représentées, les     communes en général, et la Ville en particulier, verraient leur     représentation réduite. Et dans le cas des Services Industriels, par     exemple, dont le capital est détenu à 30 % par la Ville de Genève,     cette opération de braquage institutionnel équivaudrait à une     véritable cantonalisation d'une entreprise qui fut naguère une     entreprise purement municipale, et à la direction de laquelle la     Ville est encore bien représentée. Le projet de loi concerne les     établissements de droit public principaux,  les autres     établissements de droit public, les fondations immobilières et les     autres fondations de droit public. Un catalogue à la Prévert : La     contre-réforme technocratique proposée par le Conseil d'Etat, pour     une prise du pouvoir de l'Exécutif au détriment du Législatif et des     communes,  s'appliquerait à une multitude d'institutions de tailles     et de missions incomparables.  Ce projet est attaqué par un     référendum. Ce référendum aboutira. On votera donc. Et ce vote sera     l'occasion de dire notre refus de réduire le service au public à un     service du gouvernement -ce qui serait d'ailleurs parfaitement     conforme à la conception bourgeoise de l'Etat, et à la perfection de     son mensonge. Exclure des instances dirigeantes des entreprises     publiques la plupart des représentants du parlement, des communes et     des salariés, et contraindre à un secret de fonction absolu les     quelques uns et les quelques unes que l'on condescendrait a y     laisser, ce serait en faire autant de « cabinets noirs » où les     projets, les débats et les contradictions politiques qui constituent     une société démocratique ne pourraient plus guère être défendus, et     d'où plus rien d'important ne sortirait pour être rendu public. La     loi du baillon, en somme On serait bien au chaud, dans les     directions des services publics. Et on y serait entre soi, dans     l'opacité propice aux complicités silencieuses et aux copinages     clandestins.&lt;br /&gt;SIGNEZ LE REFERENDUM : http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article307&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3643446522301688454?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.sit-syndicat.ch/spip/spip.php?article307' title='« Gouvernance »  des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3643446522301688454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/gouvernance-des-entreprises-publiques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3643446522301688454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3643446522301688454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/gouvernance-des-entreprises-publiques.html' title='« Gouvernance »  des entreprises publiques : Un référendum contre la technocrassie'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8266002863586257493</id><published>2011-12-25T22:43:00.002+01:00</published><updated>2011-12-27T21:59:24.509+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                        Le quotidien gratuit « 20 Minutes » a été désavoué par le Conseil     Suisse de la Presse pour avoir publié des extraits d'une     conversation entre un journaliste se faisant passer pour un     adolescent de 15 ans et un enseignant, Conseiller municipal     socialiste en Ville de Genève, et en illustrant cette conversation     (et les avances explicites de l'enseignant) par une photo vaguement     floutée de l'enseignant, qui y était parfaitement reconnaissable,     d'autant que son nom avait également été donné par le journal. Or au     moment de la publication des résultats du piège tendu par le     journaliste à l'enseignant, celui-ci n'exerçait déjà plus sa     profession et avait annoncé qu'il renonçait à son mandat politique.     L'«affaire» n'en était donc déjà plus une, sa publication n'avait     aucune espèce de justification informative, et le journal avait     soigneusement omis de précisé que celui qu'elle avait piégé avait     mis en garde le faux adolescent (mais vrai fouilleur de poubelles)     contre les prédateurs sexuels sévissant sur la toile. Au total,     donc, deux belles leçons de journalisme : celle donnée à « 20     Minutes »  par le Conseil Suisse de la Presse, et celle du pire     journalisme, donnée par « 20 Minutes ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   «  Des multinationales suisses font des affaires sales à l'étranger     sans devoir en répondre »  : Cinquante organisations suisses ont     formé une coalition pour lancer une campagne (« Droit sans     frontières»), passant notamment par une pétition en ligne (&lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.droitsansfrontieres.ch/fr/petition/multinationales-en-laisse/"&gt;www.droitsansfrontieres.ch/fr/petition/multinationales-en-laisse/&lt;/a&gt;)     demandant que le parlement et le gouvernement suisses d'imposer aux     multinationales dont le siège est en Suisse (notre beau pays     détenant un record mondial en matière d'implantation de sièges de     multinationales) le respect des droits humains et des « standards     environnementaux » partout où elles agissent, directement ou par     leurs filiales. Vaste projet, qui implique qu'une  « maison mère »      soit rendue responsables des décisions de ses filiales, de ses     sous-traitants, et même de ses fournisseurs. La coalition donne des     exemples de ce qu'elle entend combattre : c'est Glencore, qui     licencie des milliers des travailleuses et de travailleurs en     Thaïlande et aux Philippines en refusant tout dialogue avec les     syndicats; c'est Axpo, qui importe du combustible nucléaire russe     produit par des usines qui ont contaminé toutes leurs régions; c'est     Trafigura, qui a déversé des déchets pétroliers qui ont empoisonné     des dizaines de milliers de personnes en Côte d'Ivoire, et en ont     tué des dizaines; c'est Roche ou Novartis, qui utilisent pour leurs     essais cliniques des organes prélevés sur des prisonniers exécutés     en Chine... Les responsables de ces saloperies doivent pouvoir être     poursuivis, et donc des plaintes dont pouvoir être déposées contre     eux, en Suisse. Là d'où ils décident précisément de ces saloperies.     Ou de les laisser commettre par leurs vassaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Une septantaine d'antifascistes encagoulés ont manifesté (sans     autorisation, les vilains) à Genève vendredi soir, en tirant     quelques feux d'artifice et en taguant quelques murs. Banderole de     la manifestation :  «Fight fascism, smash sexism». Tag : « for     social revolution ». Antifascistes peut-être, encagoulés sans doute,     mais en tout cas linguistiquement mondialisés...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le PAV (projet d'aménagement Praille-Acacias-Vernets, présenté comme     l'un des deux « projets du siècle »  pour Genève, avec le CEVA) perd     pour la troisième fois la tête : sa directrice, Pascale Lorenz, a     démissionné. Avant elle, Benoît Genecand et Sylvie Bietenhader     avaient suivi le même chemin : « un banquier, une juriste et une     architecte », résume la «  Tribune ». Manque plus qu'un pasteur ou     un curé...  La directrice démissionnaire aujourd'hui explique     qu'elle veut « orienter sa carrière vers de nouveaux défis ». Bosser     sous la tutelle de Mark Muller, apparemment, ç'en est un que pas     grand monde n'est capable de relever. Pas même Mark Muller.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a présenté un projet de     révision de la loi sur les étrangers, posant comme première     condition du droit au regroupement familial la connaissance ou     l'apprentissage d'une langue nationale, condition qui pourra aussi     être posée au renouvellement du permis de séjour. On se réjouit déjà     dans les gradins de pouvoir obliger Madjid Pishyar, Bulat Chagaev et     Chris McSorley apprendre le français. Ou le romanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le Pouvoir judiciaire genevois a fait passer dans nos gazettes une     annonce d'offre d'emploi pour «un-e chargé-e de communication à 100     %» pour, notamment, «assurer et développer les relations entre (le     pouvoir judiciaire) et les différents médias romands», «conseiller     et accompagner les cadres, magistrats et chefs de projet de     l'institution dans leur communication interne et externe» ... Entrée     en fonction : le 1er janvier. Zappelli a le temps d'être candidat.     Jornot aussi, d'ailleurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Selon un rapport de l'Organisation International du Travail, le     monde compte plus de 200 millions de chômeuses et chômeurs, et il     faudrait créer au moins 80 millions d'emplois nouveaux en 2012 et     2013, dont plus de 27 millions dans les seuls pays « avancés ».     L'OIT, qui craint une « profonde récession de l'emploi » et, de ce     fait, « de nouveaux troubles sociaux » un peu partout, dénonce     l'hypothèse selon laquelle une baisse des salaires favoriserait     l'emploi. Elle en appelle, à l'inverse, à une « stratégie de relance     globale tirée par les revenus ». Bande de gauchistes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a trois mois, notre présidente de la Confédération et ministre     des Affaires étrangères préférée àcrivasit au Conseil d'Etat de     Genève pour exprimer son inquiétude (ou celle des « milieux     internationaux » à propos de la «détérioration de la situation de la     sécurité » à Piogre. La ministre cantonale de la police, Zabel     Rochat, avait répondu en promettant une présence policièpre     supplémentaire sur le terrain, et une augmentation des effectifs     disponibles. Le projet de budget cantonal 2012 prévoit d'ailleurs 75     postes supplémentaires. Mais voilà : y'a personne (ou presque) pour     les occuper, ces postes. Et sur deux «patrouilles»  (mais de deux     personnes) supplémentaires ont bien été mise sur (quatre) pieds,     elles ont été constituées en prenant sur les effectifs existants. Et     donc en dégarnissant la présence policière ailleurs. Quant à la     relève, elle est décharnée : il n'y aura que seize nouveaux     aspirants gendarmes à commencer leur formation en mars 2012. Ce qui     compensera tout juste les départs à la retraite, et encore : si tous     les aspirants terminent leur formation. Bref, on s'est livré à     Genève, s'agissant de la sécurité et de la présence policière, à un     exercice local assez coutumier : brasser de l'air, faire du vent et     du bruit, gesticuler... pour des prunes. Ou pour des élections. Que     les gesticulateurs ont quand même perdues.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Genève et Neuchâtel votaient le même jour (dimanche) sur     l'introduction d'un salaire minimum légal. Neuchâtel l'a acceptée,     Genève l'a refusée. La majorité acceptante à Neuchâtel est grosso     modo la même que la majorité refusante à Genève. La grande majorité     de celles et ceux qui auraient un intérêt direct à l'introduction     d'un salaire minimum légal, parce que leurs salaires sont     actuellement en dessous, sont étrangères et étrangers. Et ont le     droit de vote à Neuchâtel. Mais pas à Genève. On vous laisse en     tirer les conclusions qui s'imposent, on va quand même pas réfléchir     aux évidences à votre place.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    C'est la crise, faut faire des économies, se serrer la ceinture,     accepter la rigueur, l'austérité, réduire les budgets, tout ça...     ouais, on le connaît, le discours de la droite. On le connaît, mais     pas dans les détails : il y a une semaine, au Conseil Municipal de     la Ville de Genève, le PDC a proposé que les partis politiques (déjà     subventionnés directement et indirectement par la même Ville)     puissent utiliser gratuitement les salles communales de la Ville.     Que les associations (les syndicats, l'ASVIVO, l'ASLOCA etc...)     devraient, elles, continuer à devoir payer. La proposition a fort     heureusement été refusée. Au grand désappointement de certains, qui     salivaient d'avance à cette subvention supplémentaire, en nature, à     leur parti (y compris le nôtre).  ça aurait été quoi, le mot d'ordre     ? Faites-ce que je dis, pas ce que je fais ? Serrez-vous la     ceinture, nous on s'en fout, on a des bretelles ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le patronat genevois du secteur du nettoyage est de nouveau très     colère. Il croyait pourtant avoir gagné contre la Ville après que la     Chambre administrative de la Cour de Justice lui ait interdit (à la     Ville, donc, pas au patronat...) d'assurer un salaire de 25 francs     de l'heure aux nettoyeuses et nettoyeurs de ses locaux, alors que la     convention collective ne prévoit de les payer que 18 francs 20. La     Ville était prête à payer la différence entre le salaire très     minimal de la Convention et le salaire minimal qu'elle proposait,     mais le tribunal avait considéré, à l'appel de quatre entreprises,     que cette initiative, justifiée par la lutte contre les bas     salaires, vidait de sa substance «la liberté économique garantie par     la Constitution». Amen. On imagine que les patrons récalcitrants     avaient fêté cet intéressant jugement (vive la liberté économique de     payer des gens en dessous du minimum nécessaire pour vivre     correctement dans une des villes les plus chères du monde). On     imagine aussi qu'ils attendaient que Sandrine Salerno, vêtue d'une     robe de bure, la tête couverte de cendre, s'en vienne leur demander     pardon. Ben c'est pas son genre. Et on  apprend avec plaisir que la     Ville, en tout cas, n'a pas renoncé. Et qu'elle lancera donc un     nouvel appel d'offre respectant à la fois les conclusions du     tribunal et sa propre volonté d'améliorer les salaires des     nettoyeuses et des nettoyeurs. Ce qui fâche la patronne de     l'entreprise Messerli, porte-parole du patronat du secteur, qui     déclare que la Ville « ferait mieux de prendre acte et de faire     confiance aux partenaires sociaux »... Or c'est exactement ce      qu'elle fait la Ville : elle prend acte du jugement, rédige un     nouvel appel d'offre et fait « confiance aux partenaires sociaux ».     Surtout au partenaire patronal. Pour ne plus payer au lance-pierre     ses employées et employés. Et s'il n'est pas content, le partenaire     patronal, la Ville envisage d'engager elle-même, directement, dans     sa fonction publique, les personnes chargées de nettoyer ses locaux.     Ce qui serait logique. Et ferait d'elle l'employeur de ses     nettoyeurs. Et lui laisserait entière liberté de les payer     correctement. En entendant, au loin, après qu'il ait perdu le marché     du nettoyage des locaux de la Ville, mugir le patronat du secteur,     qui annonce craindre une « inflation des salaires ». Y'a des mots     qu'on ferait mieux de ne pas prononcer quand on parle salaires de 18     francs 20 de l'heure... &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On avait déjà appris par l'Office fédéral de la statistique que les     Romand-e-s étaient trop gros-ses. On apprend maintenant par les     Hôpitaux Universitaires que les Genevois-e-s aussi, surtout sur la     rive droite. (on s'en fout, on habite la rive gauche). Donc, selon     une étude des HUG, 60 % des habitants d'Avully et de Russin (qui,     pas contente de l'image que ça donne d'elle, va carrément peser son     cheptel humain sur une balance pour sacs de pommes de terre) ont un     problème de poids, alors que ceux d'Hermance et de Cologny sont     plutôt sveltes. Les bouseux font de la couenne, les lacustres font     du jogging ? Pas si simple : Certes, les populations à plus bas     revenus ont plus tendance à la surcharge pondérale. Parce qu'elles     bouffent pas cher, donc mal. Mais l'écart graisseux entre les riches     et les pauvres se réduit : les pauvres apprennent à manger mieux,     alors que les riches (sauf quand ils ne sont que rentiers de leur     richesse) bossent comme des malades, bouffent n'importe quoi, genre     surgelé entre deux lignes de coke, et sont stressés (le stress est     un facteur d'obésité). Bien fait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8266002863586257493?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8266002863586257493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_25.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8266002863586257493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8266002863586257493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_25.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5870364838668392710</id><published>2011-12-24T13:40:00.001+01:00</published><updated>2011-12-24T13:40:40.808+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Une étude sur les inégalités à Genève : Les pauvres d'une ville riche</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le premier rapport du Centre d'analyse territoriale des inégalités     (CATI) de l'Université de Genève semble enfoncer des portes ouvertes     : la Ville de Genève, mais surtout les grandes communes de la     couronne urbaine, abritent la plus forte population socialement et     matériellement précarisée. Les « poches de précarité« » sont     repérées, à partir de six indicateurs (le revenu, le chômage, les     subsides sociaux, les écoliers d'origine modeste...) à Vernier,     Onex, Chêne-Bourg, Carouge, Meyrin, Versoix, Lancy, Thônex, au Grand     Saconnex et en Ville de Genève, mais avec une grande différence :     certaines de ces communes sont beaucoup profondément et gravement     touchées, parce que la mixité sociale y est bien moins assurée, que     la Ville de Genève. L'étude du CATI fournit un état de situation, à     un moment donné, sur un espace donné. Elle ne fournit pas de     réponses à cette situation : cela, c'est le rôle des politiques. Et     leur tâche, petit rappel utile en temps d'affres budgétaires, c'est     de s'en donner les moyens. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Combattre la pauvreté : tout un programme...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Il n’y a plus, officiellement, de « pauvreté absolue » en Suisse,     autrement dit de misère, de situation où la personne est privée des     moyens de se nourrir et d’assurer sa survie physique. En revanche,     la « pauvreté relative » (c’est-à-dire la situation où l’on est     incapable de mener une « vie normale») subsiste, et même se renforce     avec les inégalités, et un tiers de la population d’une ville aussi     riche que Genève y a baculé ou peut y baculer à la suite d’une crise     sociale ou d’un « accident de vie » (mise au chômage, maladie, crise     familiale). Les ménages (ou les personnes) vivent en situation de     pauvreté lorsqu’ils cumulent les symptômes d’impuissance sociale,     écrit Jean-Pierre Fragnières. Ainsi définie, la pauvreté est une     situation de dépendance et d'impossibilité à élaborer des projets     allant au-delà du très court terme. La pauvreté ne se définit en     effet pas seulement, et peut-être plus principalement, comme une     carence de ressources matérielles, financières, mais surtout comme     une carence de droits, une perte de liens sociaux –ce qui renvoie à     la distribution du pouvoir, du prestige et des ressources dans la     société. La pauvreté se définit donc par un écheveau d'absences,     d'impuissances, de carences en pouvoir de négociation, en maîtrise     des conditions d’existence, en capacités de construire des projets,     en intégration sociale.  Ce désarmement social aggrave les  carences     matérielles (en termes de revenu, de patrimoine), ce qui, dans un     cercle vicieux, empêche de remédier aux carences sociales : la     pauvreté sociale détermine la pauvreté matérielle, qui englue dans     la pauvreté sociale.  Logiquement, les groupes sociaux les plus     frappés par la pauvreté sont donc aussi ceux les plus menacés par     l’exclusion, dans la mesure même où celle-ci consiste en la     privation de droits fondamentaux auquel on ne peut accéder que si     l’on dispose de ressources matérielles suffisantes. L’exclusion     sociale est la situation dans laquelle se trouvent les personnes et     les groupes privés des droits fondamentaux, Là, comme à Genève, où     l’écrasante majorité de la population vit et travaille en zone     urbaine (ce qui comprend les zones « suburbaines » et « rurbaines »,     c’est-à-dire les zones où la majorité de la population travaille en     ville, même lorsqu’elle habite hors de la ville au sens strict du     terme), ces droits sont ceux exprimés par la « charte européenne des     droits de l’homme dans la ville », à savoir d'abord le droit à la     ville elle-même, c’est-à-dire le droit de tous les habitants à un     espace collectif fondé sur la participation démocratique de toutes     et tous. Puis, le droit à la ville implique celui de disposer de     services publics efficaces, assurant les droits à l'éducation, au     travail, à la culture, aux loisirs et aux sports, au logement, à un     environnement non dégradé, à un urbanisme harmonieux.  Ce catalogue     de droits est un programme politique -et c'est celui de la gauche     municipale genevoise, pour ne prendre que cet exemple (quoique la     considérer comme exemplaire puisse parfois relever d'une     autoproclamation excédant quelque peu la réalité). Et la réalisation     de ce programme requiert de la commune, puisque c'est de sa propre     population précarisée dont il s'agit, et que de tous les espaces     politiques institutionnels c'est elle qui en est la plus proche, un     activisme, un volontarisme, une présence concrète sur le terrain,     qui requièrent à leur tour des moyens financiers, et une volonté     politique -ces mêmes moyens que la droite (municipale et cantonale)     lui refusent, cette même volonté que la droite (cantonale et     municipale) fait tout pour brider. On la comprend d'ailleurs     aisément : le programme qu'implique le « droit à la ville » est à     peu près en tous points contraire au sien. Etonnez-vous après cela     que son rêve, à défaut de pouvoir en finir avec la Municipalité de     Genève, est de la priver de budget...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5870364838668392710?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5870364838668392710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/une-etude-sur-les-inegalites-geneve-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5870364838668392710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5870364838668392710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/une-etude-sur-les-inegalites-geneve-les.html' title='Une étude sur les inégalités à Genève : Les pauvres d&apos;une ville riche'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2132098078082825617</id><published>2011-12-23T14:45:00.001+01:00</published><updated>2011-12-23T14:45:34.921+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         Assemblée des délégués des Verts suisses, et gueule de bois     post-électorale, il y a quinze jours : un Conseiller municipal     versoisien s'en prend aux Verts de gauche et aux  «boulets     idéologiques» gauchiste (genre Anne-Catherine Ménetrey, ou Ueli     Leuenberger)  que le parti traînerait et qui l'empêcheraient de     progresser sur la voie radieuse de la concordance avec les Verts     libéraux et la droite... Il vit sur quelle planète, le Vert     versoisien ? Sur une planète où David Hiler et Michèle Künzler     seraient à l'extrême-gauche ? Et où les Verts genevois perdraient     les élections à cause de leur gauchisme ? Une sorte de monde     parallèle, quoi.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Débat, mercredi, au Conseil Municipal de la Ville, sur une     subvention à une association sportive, «Genève Futur Hockey», créée     par le club professionnel Genève-Servette Hockey Club qui ne veut     plus la financer pour pouvoir rapatrier dans ses propres caisses     (vides) ce qu'il attribuait à cette association. La gauche de la     gauche, les Verts (et un socialiste) s'opposent à cette subvention.     D'où une floraison de discours de la droite à grands renforts de     trémolos sportifs (du genre : le sport d'élite fait rêver les     jeunes, faut le soutenir). La porte-parole d' «  Ensemble à gauche     », un peu excédée par ce déluge de lieux communs à la con,  réplique     :  « je ne suis pas pour la médiocrité du rêve ». Et le porte-parole     du PDC, qui n'attendait qu'une occasion pour rappeler son existence,     duplique : «  Vous ne me faites plus rêver, la jeunesse vous a     abandonnés ». Quant on voit l'état du mini-groupe PDC au Conseil     Municipal de la Ville (et l'état de son porte-parole), on se dit qu'     « Ensemble à gauche » devrait se féliciter de ne plus les faire     rêver, parce qu'on se demande de quels genres de rêves était peuplé     le sommeil des démo-chrétiens genevois. Qui non seulement ne font     rêver personne, pas même eux, mais ne font même plus cauchermarder     qui que ce soit. Pas même eux.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;     « Il faut favoriser la mobilité douce mais sans diminuer la part     des scooters et de la voiture », a déclaré le président du TCS     genevois, Guy Zwahlen, à un débat organisé par le  « Tribune de     Genève » la semaine dernière. Faudrait voir à apprendre à compter,     là, parce que si on raisonne comme Zwahlen en termes de parts, quand     on en augmente une, on réduit forcément les autres. Et on ne peut     donc pas « favoriser la mobilité douce » (à pied, en vélo, en     transports publics) sans réduire « la part des scooters et de la     voiture ». A moins bien sûr de les embarquer dans les transports     publics, les scooters et les bagnoles, de les prendre sur le     porte-bagage ou les mettre dans le sac à dos.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Selon une étude de l'Office fédéral de la santé publique, 43,1 % des     Tessinois-e-s, 53,4 % des Alémaniques et 58,6 % des Romand-e-s ont     un tour de taille élevé (plus de 80 cm chez les femmes, 94 cm chez     les hommes), 37,1 % des Romand-e-s et 29,5 % des Alémaniques un tour     de taille très élevé (plus de 88 cm chez les femmes, 102 cm, chez     les hommes). Si on considère l'indice de masse corporelle (rapport     entre le poids et la taille au carré), 15,1 % des Romand-e-s et 13,4     % de l'ensemble des Suisses-ses  peuvent être considérés comme     obèses (indice supérieur à 30). Bref, une majorité des adultes de ce     pays sont trop gros,  et une plus grande majorité encore des adultes     en Romandie. Et ça nous dit quoi ? Ben, pas grand chose. On est trop     gros (enfin, surtout vous), et alors ? ça nous (enfin, ça vous)     regarde, non ? On va pas en faire un plat. Et puis, mieux vaut être     un peu trop gros qu'un peu trop con, non ? Je sais, on peut être les     deux, mais c'est pas une raison.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le groupe UDC au Conseil Municipal a eu une idée géniale     (forcément), dont il a fait une motion géniale (forcément) : il     demande au Conseil administratif que chaque fois qu'il dépose un     projet de rénovation du patrimoine immobilier de la Ville, il dise     au Conseil Municipal si la loi autorise ou non une surélévation de     l'immeuble concerné. Que le Conseil d'Etat ait produit une     cartographie détaillée des immeubles pouvant être surélevés selon     une loi (par ailleurs fort contestable sur le fond et la forme) ne     suffit pas aux udécistes. Qui semblent donc avoir de la peine à lire     une carte. Et qui ont donc besoin que le Conseil administratif les y     aide. Est-ce que dans le cadre d'une opération de formation     continue, la Ville ne pourrait pas tout simplement apprendre à ses     élus de la droite de la droite à lire une carte et à lire une loi,     et même, si possible, à les comprendre ? Et d'ici là, leur faire     parvenir la loi et la carte, pour qu'ils s'entraînent ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Sur 300 hectares, à Chêne-Bourg, une zone villas, la plus grande du     canton, bouffe de l'espace dans un canton qui manque d'une vingtaine     de milliers de logements, et en manque chaque ennée de 1500 en plus.     La ville est aux portes de cette zone pour laquelle depuis dix ans     le canton élabore des plans d'aménagement qui prévoient d'y     construire de petits immeubles, essentiellement sur des terrains     vides et le long de la route de Chêne -l'une des plus fréquentées du     canton, qui mène jusqu'à la douane de Moillesulaz. Autant dire qu'on     n'est pas franchement dans la campagne -mais on est tout de même     dans l'illusion que ce territoire pourra être préservé de     l'urbanisation. Un plan localisé de quartier a été adopté par la     commune dans la zone de Challendin, en bord de route, sur des     parcelles dont la plupart sont libres de constructions. Il prévoit     200 logements dans huit immeubles de trois étages sur rez. Pas     franchement Manhattan. Mais suffisant pour que les propriétaires     riverains bondissent (et que les Verts les soutiennent), au nom du     désormais fameux « Oui au logement, mis pas chez nous ». Du comique     de répétition sam'suffiste, à Genève. Mais à force, ça lasse.&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2132098078082825617?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2132098078082825617/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_23.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2132098078082825617'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2132098078082825617'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_23.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7090188772236012297</id><published>2011-12-22T14:29:00.001+01:00</published><updated>2011-12-22T14:29:50.631+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Nouveau réseau TPG : C.Q.F.D.</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;Après une bonne semaine de merdier, la première semaine de mise en  service de leur nouveau réseau,  les Transports Publics Genevois font  leur autocritique : « Nous n'avons pas été à la hauteur », la nuisance  des «points noirs»  (Rive, le pont du Mont-Blanc, les Rues Basses) a été  sous-évaluée... Ils sont parfaits, les TPG, dans le rôle du bouc  émissaire. Certes, ce sont eux qui ont la charge de faire fonctionner  leur réseau. Et ce sont eux aussi qui imposent à leurs conducteurs des  temps de travail excessifs, des contrôles tâtillons et des cadences  malsaines. Mais ce sont les « politiques », y compris une bonne partie  de ceux qui peuplent le Conseil d'administration de l'entreprise, qui  persistent à noyer ce réseau dans la circulation automobile, et à  refuser de faire place, toute la place, contre la bagnole, aux  transports publics en ville. Et ce sont leurs prédécesseurs, il y a deux  générations, qui se sont acharnés à démanteler le réseau des trams,  laissant aux « décideurs »  du XXIe siècle le soin de le reconstituer,  tant bien que mal, et sans leur donner les moyens de l'extirper du magma  automobile... &lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qu'importe le fiasco, pourvu qu'on ait le bouchon&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Genève a atteint ses limites entre les transports dans un espace  restreint », partagé (et inégalement, et mal, partagé) entre les  transports publics, l'automobile privée et la « mobilité douce »,  cycliste et piétonne: c'est le constat que tire la Tribune de Genève  d'hier, et c'est en effet un constat d'évidence, et la manière la plus  prudente de le dresser. Mais que faire de ce constat ? Quelle action en  tirera-t-on ? Aucune, tant qu'on n'admettra pas que l'automobile  individuelle n'a, sauf exceptions, plus rien à faire en ville. &lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La  logique de l'automobile individuelle est une logique de privatisation de  l'espace public. La circulation automobile, mais aussi le stockage des  bagnoles qu'on n'utilise pas, squatte la voirie, et en exclut les  usagers des autres moyens de transport. La pluralité des modes de  déplacement est remise en cause par un seul d'entre eux, qui monopolise  l'espace qu'il occupe, et oblige à le réglementer à son profit : la  bagnole pond des feux rouges -elle ne peut circuler sans eux : coupez  les feux de circulation au centre de la Ville de Genève, vous bloquez  toute la ville en une demie-heure, tout le canton en une heure. La  priorité donné à ce mode de déplacement a conduit dès les années 50 à la  destruction des réseaux de tramways à Genève et Lausanne, où elle a  conduit de plus à privilégier le métro, qui ne gêne pas les bagnoles, au  rétablissement du tram. En l’occurrence, Genève a fait un meilleur  choix -mais il lui faut en tirer les conséquences : Vous voulez  améliorer la «mobilité» à Genève ? c'est finalement assez simple :  d'abord permettre aux transports publics d'échapper aux embouteillages  en leur donnant systématiquement priorité aux croisements (feux  préférentiels, sites propres sans feux), car il est évidemment absurde  d'investir des dizaines de millions de francs dans un beau réseau de  trams si ceux-ci ne peuvent pas faire cent mètres sans être arrêtés, et  mis en files, par des voitures; ensuite, relier les pistes cyclables les  unes aux autres de manière continue, et les séparer du trafic  automobile, afin d'assurer la sécurité des cyclistes et de les  encourager à rouler ailleurs que sur les trottoirs; enfin, étendre les  zones piétonnes et les relier elles aussi les unes aux autres par des  parcours piétons, le déplacement à pieds étant encore, dans une ville  comme Genève, le plus rationnel, pour autant qu'on puisse se le  permettre -ce qui est le cas de la majorité de la population adulte. Et  ne plus construire aucun parking en ville, ne pas remplacer ceux qu'on  supprime et réduire les places de parcage sur la chaussée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On nous  annonce que la police est entrée en « phase répressive » pour faire  respecter par les automobilistes les règles de circulation afin de  faciliter le passages des transports publics. Ce prurit répressif,  certes acceptable dans l'immédiat pour « débloquer la situation », est  tardif, insuffisant, et intenable dans la durée : on ne peut pas  mobiliser éternellement les effectifs policiers pour faire respecter des  interdictions de circuler (dans la rue du Rhône, par exemple) ou de  tourner. Les embouteillages permanents contre lesquels peste à peu près  tout le monde, y compris ceux qui les provoquent, sont moins la  conséquence d'un choix que celle d'une incapacité à en faire un, et de  l'illusion qu'on pourra faire plaisir à tout le monde en ne privilégiant  personne. Résultat : les voies de déplacement sont des champs de  bataille où chaque usager tente une percée.&lt;br /&gt;Dans ces conditions, la «  paix des transports » à laquelle nous requiert la droite bagnolesque  n'est ni genevoise, ni zurichoise : elle est munichoise. C'est une  capitulation que l'on n'ose pas présenter comme telle, et qu'il nous  faut donc refuser, et combattre, « par tous les moyens, même légaux ». &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7090188772236012297?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7090188772236012297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/nouveau-reseau-tpg-cqfd.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7090188772236012297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7090188772236012297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/nouveau-reseau-tpg-cqfd.html' title='Nouveau réseau TPG : C.Q.F.D.'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8859578193869521431</id><published>2011-12-21T13:54:00.000+01:00</published><updated>2011-12-21T13:55:14.923+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-western"&gt;                         Dans le « Matin Dimanche » d'avant-hier, un ex-Constituant devenu     président de la radio-télévisionsuisse, Raymond Lorétan, commet un     papier consternant de bêtise technocratique et d'inculture     politique, ressuscitant (en vain, et en regrettant que la     Constituante ne l'ait pas fait sien) le vieux rêve de la droite     genevoise (elle le cultive depuis plus de 150 ans) de réduire la     Ville à un espace de pure exécution de décisions cantonales,     c'est-à-dire, de fait ou de droit, d'abolir la Municipalité de     Genève. Elle avait réussi à le faire pendant une génération, entre     1815 et 1847, ça avait abouti à une révolution (radicale). Si elle     était cohérente avec son propre discours, c'est une solution à la     bâloise qu'elle préconiserait : la transformation de la Ville en un     demi-canton (ce que d'une certaine manière, dans les faits, la Ville     est déjà, puisqu'elle assume des charges pour l'ensemble du canton,     et pas seulement dans le domaine culturel). Certes, demander à la     droite genevoise d'être cohérente avec quoi que ce soit, dans l'état     où elle est, franchement,  c'est croire au Père Noël, mais après     tout, c'est de saison...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On ne sévit pas que dans « CauseS TouSjours », on sévit aussi dans «     Le Courrier », tous les quinze jours, en page deux, dans une     chronique libre qu'on signe l'« impoligraphe ». On vous dit pas ça     pour que vous la lisiez (quoique...), mais parce que de temps à     autre, on reçoit des réponses, des commentaires, des répliques à ce     qu'on écrit dans cette chronique. Des réactions qui parfois savent     mettre l'accent sur l'essentiel. Par exemple celle-ci, d'une brave     dame de Chêne-Bourg, qui ne réagit pas à ce qu'on écrit, mais à la     gueule qu'on a sur la photo qui accompagne notre billet. Tous les     contributeurs à cette page en ont une, de photo, et, nous dit la     dame, elles « sont toutes bien », ces photos, « sauf celle de     Monsieur Pascal Holenweg, qu'on voit régulièrement en train de fumer     ». Du tabac, ma brave dame, du tabac, les autres trucs à fumer, ça     fait vingt ans que j'ai arrêté. Et ça lui plaît pas, à la dame,     qu'on me voie la pipe au bec sur ma photo, parce que ça donne comme     message que « fumer, ça a de la classe » (merci madame...) et que «     c'est en tout cas normal », alors que « dans l'ensemble Le Courrier     n'est pas en faveur de la tabagie » (il ne lui manquerait plus que     ça, au « Courrier », déjà qu'il est pour la dépénalisation des     drogues...).  « Ce Monsieur ne peut-il pas vous fournir une autre     photo ? », demande la dame. Voui, il pourrait, le Monsieur, mais il     veut pas. Il fait sa mauvaise tête. Il se veut avec une bouffarde,     le Monsieur. « Le Courrier » a posément répondu à la dame que ce     sont les auteurs des chroniques qui ont choisi leur photo, en     partant du principe que « toute personne a le droit de décider de     l'image qu'elle même qu'elle souhaite rendre publique » et qu'on     peut donc « admettre que la pipe de M. Holenweg fait partie de sa     personnalité ». Ouais, disons ça. Et que l'image qu'il donne de     lui-même avec sa bouffarde n'est pas pornographique. Bref, que sa     pipe est montrable. Et que sa photo n'a pas « vocation d'inciter au     tabagisme », pas plus que, s'il était obèse, sa photo n'inciterait à     la goinfrerie. La dame n'a pas été contente de la réponse du «     Courrier » et a dupliqué : « le tabagisme est une toxicomanie, et un     accessoire du tabagisme, c'est la pipe ». « En donnant une aura à     cet objet, vous contribuez à donner une image noble du tabac »  car     « ce monsieur est si sympathique qu'il donne envie de fumer »     (merci, Madame). Et que « la répétition de la pipe fait l'effet     d'une publicité » (quoiqu'à la longue, la répétition de la pipe peut     aussi fatiguer, mais ça, la dame, elle le dit pas). Bon, ben voilà     un débat de fond bien engagé. Je me demande si je vais pas changer     de photo, moi. Tiens, le tableau de Magritte : « ceci n'est pas une     pipe » , ça devrait aller... Ou alors Marushka Detmers dans le     remake du « Diable au corps » ?&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8859578193869521431?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8859578193869521431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_21.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8859578193869521431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8859578193869521431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_21.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-658709480668124148</id><published>2011-12-19T14:24:00.001+01:00</published><updated>2011-12-20T14:20:55.981+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                        Le Conseil d'Etat a accordé son soutien à un projet de parking au     centre-ville, le parking souterrain « Clé de Rive », en nous     expliquant qu'il faudra compenser en sous-sol les places en surface     qui seront supprimées par le projet de «piétonnisation» du secteur.     Mais en même temps, le Conseil d'Etat admet que même aux heures de     pointe, les trois parkings actuels ne sont pas pleins, et que le     projet « clé de Rive » offrira plus de places (500 pour les     bagnoles, 388 pour les deux roues) que la piétonnisation en     suprimera sur les 450 existant actuellement en surface. « Il me     semble que les temps sont mûrs pour aller de l'avant, de façon     pragmatique, décoincer des projets qui sont bloqués depuis vingt ans     », se justifie la Conseillère d'Etat Michèle Künzler, qui ne     s'attend pas à un référendum contre l'octroi par la Ville du droit     de superficie. Ah bon, elle ne s'y attend pas ? Ben on va lui faire     la surprise, alors...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Conseil d'Etat a publié l'indice général de capacité financière     des 45 communes genevoise, et leur classement, pour 2012 (mais en     fonction des données de 2009). Cet indice, en tenant compte du     revenu par habitant, du revenu par rapport au nombre d'élèves des     écoles primaires, du revenu par rapport au domaine public communal     et au taux des centimes additionnels, permet de fixer la répartition     de l'impôt entre la commune de domicile et la commune de travail, la     part des communes au Fonds de péréquation financière, leur part aux     prestations du Fonds intercommunal et à diverses subventions     cantonales pour leurs investissements. Résultat des courses :     l'écart entre la commune la plus pauvre (Chancy) et la commune la     plus riche (Cologny) est presque de un à dix (indice 33.33 pour     Chancy, 318.15 pour Cologny) et la Ville de Genève est au-dessus de     l'indice moyen, avec un 126.97 qui représente un  recul par rapport     au dernier indice (16 autres communes sont dans le même cas), mais     signale que compte tenu des charges qu'elle assume pour l'ensemble     du canton, la Ville de Genève se porte, financièrement, bien. Assez     bien pour pouvoir, par exemple supporter un déficit budgétaire     équivalant à 1 % du budget. Ou d'augmenter d'un centime additionnel     le taux de l'impôt communal. Mais bon, on dit ça,c'est sans     arrière-pensée, c'est juste histoire de causer...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Mardi dernier, la police municipale zurichoise a évacué, de force,     le campement des « Indignés » dans le parc du Lindenhof. Une     trentaine de personnes ont été arrêtées pour «opposition à un acte     de l'autorité», ont reçu une amende et se sont vu signifier une     interdiction de se rendre dans la vieille ville et sur le     Paradeplatz. . Selon une militante, la police a fait usage de sprays     au poivre et de gaz lacrymogène. Ah oui, on oubliait un truc :     Zurich a une municipalité de gauche.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La Ville de Lucerne a décidé d'adopter un réglement qui interdit la     prostitution dans la rue là où elle est «susceptible d'occasionner     des nuisances». A Genève et Lausanne, théoriquement, le tapin est     proscrit des zones d'habitation (c'est très théorique, comme     interdiction, aux Pâquis) et aux abords des hôpitaux (on voit pas     pourquoi, vu que les pensionnaires sont généralement hors d'état de     commercer avec les hétaïres) et des écoles, mais aussi des églises     (et là encore, c'est assez théorique, du moins dans le quartier de     l'église russe). « Pourquoi des églises », se demande,     judicieusement, le « Matin Dimanche » de dimanche dernier : « parce     que », répond l'udéciste genevois multicarte (municipale et     cantonale) Eric Bertinat : « la prostitution dérange les croyants,     quelle que soit leur religion ». Même quand ils en usent pour tirer     leur coup en douce ? D'abord, c'est Jésus qui a dit (Matthieu 21.31,     dans la goûteuse traduction de Castellion ) : « Je vous dis pour     vrai que les usuriers et les putains vous devancent au règne de Dieu     ». Et toc ! En fait, quand les bigots veulent virer les prostituées,     c'est rien que de la jalousie. Surtout dans une ville qui a offert     une sépulture à Grisélidis dans le cimetière des Rois.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On a été très injuste avec Novartis, après l'annonce de la fermeture     de son site de Prangins et de la suppression d'un peu plus d'un     millier d'emplois... A lire l'entretien que son patron, Joseph     Jimenez, a accordé au « Temps »  de samedi, la victime, c'est     Novartis. Qui est pleine de bonne volonté: le patron a rencontré les     employées et les employés (mais hors de la présence des syndicats,     quand même, faut pas pousser), et assuré que rien n'est difinitif,     et que l'usine de Prangins pourrait être sauvée, et les emplois, ou     une partie d'entre eux, avec. Et ceusses qui soupçonneraient le Père     Joseph de vouloir noyer le poisson et démobiliser le personnel sont     rien que des maldisants. Voilà. Et quand on compare les 25 ou 50     millions d'économies que pourrait provoquer la fermeture du site aux     10 milliards de bénéfices du groupe en neuf mois, on fait preuve     d'étroitesse de vue. Parce que le groupe doit réduire ses coûts «     partout où c'est possible, y compris dans la production » (et dans     le salaire de ses patrons ?). Or l'usine de Prangins n'est utilisée     qu'à 50 % de ses capacités, parce qu'elle est spécialisée dans des     médicaments semi-solides et liquides qui se vendent moins bien que     les médicaments solides ou en poudre. Et en plus, les autorités     suisses ont imposé une baisse du prix des médicaments sous le futile     prétexte qu'ils étaient bien plus chers en Suisse qu'à deux pas de     l'autre côté de la frontière. Bref, si Novartis envisage de fermer     son site de Prangins, c'est la faute des malades qui veulent pas     consommer des médicaments liquides, et de la Confédération qui veut     pas qu'on augmente encore le prix des médicaments. Et les victimes,     dans cette histoire, ce ne sont pas les travailleurs lourdés, mais     les actionnaires de Novartis. Fallait juste que Joseph nous     l'explique, voilà, c'est fait. Et on dira pas que Joseph se fout du     monde. Non, on le dira pas. Mais on l'écrit quand même.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Les Etats membres des Nations Unies ont voté vendredi dernier, à une     très large majorité la réadmission de la Libye au sein du Conseil     des droits de l'homme de l'ONU, huit mois après sa suspension du     fait de la répression violente du mouvement d'opposition populaire     par le régime de Kadhafi. Finalement, le lynchage de Kadhafi père     par les  « insurgés » a réouvert les portes du Conseil des droits de     l'Homme. Rien de tel qu'une bonne mise à mort pour rentrer dans la     normalité, quoi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Département de l'Intérieur et de la Mobilité a fait paraître une annonce d'offre d'emploi pour, on cite, un-e « Ingénieur-e     au service de l'organisation de la mobilité en charge des plans     stratégiques de développement à  100 % » ... ouf... mais qu'est ce     qui est à  100 %, dans ce truc sans virgules ? L'Ingénieur-e ?     l'organisation ? la mobilité ? les plans stratégiques ? Le     développement ? Ah oui, a doit être le développement... parce que     celui de Genève, en ce moment, il doit se situer autour de 120 à      150 %. Donc si le Département cantonal veut le ramener à  100 %, ça     veut dire que Künzler, elle s'est convertie à  la décroissance ? Ben     en voilà , une bonne nouvelle, non ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   La corpo judiciaire du PLR a proposé (et fait passer) la candidature de Jornot pour la     succession de Zappelli. On admire le sens radelibe de la continuité     : Jornot, c'est Zappelli. mais en pire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Nous narrant la préparation par les fabricants d'avions militaires     de l'achat par notre glorieuse Luftwaffe de nouveaux joujoux pour     remplacer ses vieux « Tiger », avec le choix entre le « Gripen » de     Saab (moins cher, mais moins performant et plus anciens que les     autres), le « Typhoon » du consortium     germano-hispano-italo-britannique EADS (répandu, mais pas adapté à      la Suisse) et le « Rafale » de Dassault (le plus performant, mais     aussi le plus cher), le « Matin Dimanche » nous détaille le travail     des lobbystes de ces avionneurs. Et nous apprend que Dassault a été     particulièrement actif, faisant «écumer la Suisse» par l'ancien     industriel genevois Pierre Derendiger... et s'adjoignant les     services de l'actuel Conseiller fédéral Didier Burkhalter, alors     Conseiller aux Etats et membre de la commission de politique de     sécurité, qualifié de « meilleur homme » de Dassault par le «vendeur     en chef» de l'avionneur français. C'est marrant, mais aussi un     chouïa inquiétant, mais on n'est même pas surpris. On devrait, mais     on n'est pas. On doit avoir été contaminés par le cynisme ambiant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le « Duo d'eXtrêmes Suisses » quitte l'antenne locale genevoise :      Le Duo d'Extrêmes Suisses sur Léman Bleu, ce fut cinq chansons,  pas     une de plus (Quand on est libéral, Mouammar, Le CEVA, la Suisse est     belle, Palestine...).  Le temps de livrer un petit message     patriotique aux masses incultes du bout du lac Léman (bien trop à     l'Ouest pour être de dignes Suisses). Censure gauchiste, peur des     grandes vérités que le duo énonçait avec calme et sérieux ?     Mystère... mais voilà les chantres de la suissitude rejetés  à la     rue pour dire encore et toujours tout le bien qu'il faut penser de     la Suisse et de ceux qui la font. Cela dit, vous pouvez toujours     retrouver le duo et ses chansons sur &lt;a class="moz-txt-link-freetext" href="http://www.cousumouche.com/dxs"&gt;http://www.cousumouche.com/dxs&lt;/a&gt;.     Et ça fait du bien par où ça passe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Les salaires vont augmenter en Suisse en 2012... si, si, c'est comme     « Der Sonntag » nous le dit, selon une enquête auprès d'un panel de     responsables des «ressources humaines » : 72 % des entreprises du     pays assurent vouloir mieux payer leurs salariés en 2012.     L'augmentation nominale serait de 1,22 % par rapport à 2011, soit     une augmentation du pouvoir d'achat de 0.69 %. Mais un quart des     entreprises interrogées annoncent vouloir geler les salaires (ce qui     diminuera le pouvoir d'achat des salariés), et 1% vouloir les     diminuer. Mais bon, faut nuancer tout ça : pour pouvoir toucher un     salaire, un peu augmenté, plafonné ou diminué, encore faut-il en     avoir un, de salaire. Parce que ça leur fait une belle jambe, aux     salariées et aux salariés qui auront été licencié-e-s pour faire     monter les cours des actions de leur patron, de savoir que les     salaires de la majorité de ceux qui n'auront pas été lourdés     augmenteront peut-être un peu en 2012.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Inauguration du « chantier du siècle » (le CEVA, donc) à la     gare de la Praille, avec force huiles politiques suisses et     françaises (une conseillère fédérale, une brochette de conseillers     d'Etat, des maires, un président de Région...),,, et un groupe de     syndicalistes d'UNIA rappelant que si la Convention collective     nationale de la construction n'est pas renouvelée avant le 31     décembre, sur le chantier du CEVA comme sur les autres, ça sera la     grève... Ben dis donc, si ça se trouve, ça sera vraiment le «     chantier du siècle », celui du CEVA : le théâtre d'une grève     soutenue par le MCG et la droite de Champel, en effet, ça  fera     date...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-658709480668124148?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/658709480668124148/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/658709480668124148'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/658709480668124148'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_19.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-9005794875690298576</id><published>2011-12-16T14:24:00.000+01:00</published><updated>2011-12-16T14:25:35.909+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>OMC : Ordre des Manipulateurs de Crises</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8ème conférence ministérielle de l'OMC&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;/big&gt;&lt;big style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;     L'Organisation mondiale du commerce (OMC) tient depuis hier, dans le     camp retranché du Centre international de conférences à genève, sa     huitième conférence ministérielle. Pour en contester à la fois la     légitimité et les présupposés, des représentants de mouvements     sociaux du réseau « Notre monde n'est pas à vendre » ont eux aussi     fait le déplacement, et, soutenus par des organisations locales (Le     Forum Social Lémanique, ATTAC, le CADTM, les syndicats...), et     tiendront une permanence (avec ateliers de débats) dès 11 heures 30     ce matin, sous tente. à l'angle de l'avenue de France et de Varembé.     La Conférence de l'OMC se tient en pleine crise économique et     sociale -une crise que non seulement les « recettes » de l'OMC ne     parviennent pas à endiguer, mais qu'elles ont même largement, en     étant appliquées, contribué à aggraver, sinon (quoique...) à     provoquer... Et en tout cas, à utiliser.  &lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Le commerce doit être un outil, pas un but en soi » &lt;/span&gt;&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;      Le présupposé libéral sur lequel se fondent toutes les     propositions, tous les raisonnements, toutes les décisions de l'OMC     (car elle en prend, des décisions, même -ou surtout-lorsqu'elle     affirme n'en pas vouloir prendre) reste le libre échange. Le libre     échange des biens et des services monnayables, pas le libre échange     des personnes ou des idées : L'Organisation Mondiale du Commerce     n'est pas une organisation mondiale des échanges humains, mais une     organisation du libre échange de ce dont on peut tirer profit. Et     quand ce dont on peut tirer le plus de profit est la spéculation     purement financière, sur les monnaies ou les matières premières, ou     la spéculation sur la spéculation, ou sur des valeurs purement     virtuelles, le « libre échange» aboutit à  une économie de casino     dominée par des institutions financières privées, dont les choix     n'obéissent plus qu'à la logique binaire de leurs programmes     informatiques.&lt;br /&gt;Résultat : alors que les actifs de l'économie     productive (dite « économie réelle », parce qu'elle produit des     biens et des services) sont restés relativement stables, les masses     financières injectées dans le circuit monétaire ont crû     démesurément, dévalorisant les monnaies par rapport aux marchandises     disponibles. Une grosse bulle spéculative s'est mise à gonfler, dans     l'immobilier et aux USA d'abord, puis partout, et a fini par     éclater. Les banques ont cessé de prêter à des taux supportables, la     circulation des liquidités a été lourdement entravée, les banques     ont plongé, les banques centrales ont vidé leurs réserves pour     sauver les banques privées, ce qui a encore gonflé la masse     monétaire dans le même temps où la production de marchandises     stagnait dans les pays développés et explosait dans les pays     «émergents».&lt;br /&gt;Les Etats les plus puissants, ceux qui contrôlent     l'OMC, et les multinationales les plus puissantes, celles qui     contrôlent les économies les plus riches, y ont gagné, les     populations les plus pauvres, dans les pays riches comme dans les     pays pauvres, y ont lourdement perdu. Le Prix Nobel d'économie 2001,     Joseph Stigliz, résume : « on a cherché les armes de destruction     massive en Irak alors qu'elle se fabriquaient à Wall Street », et     qu'elles détruisaient les encadrements économiques et sociaux     péniblement construits depuis 1945, et dont l'OMC a jusqu'à présent     toujours refusé de soutenir le maintien et l'adaptation aux     nouvelles donnes économiques, préférant les voir être démantelés les     uns après les autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est ce jeu économique, celui d'un « libre     échange » que l'OMC se dit vouée à réguler, mais où la spéculation a     pris le pas sur l'échange de marchandises réelles (les biens) ou de     services marchands, qui a été favorisé par tous les choix     stratégiques de l'organisation. La coalition qui tente à Genève un     contrefeu à la conférence ministérielle de l'OMC estime que « le     commerce doit être un outil, pas un but en soi ». Mais pour l'OMC,     le commerce est précisément un « but en soi ». Le commerce de tout,     partout.&lt;br /&gt;Pour se justifier, l'OMC (par la voix, notamment, de son     directeur général, le socialiste français Pascal Lamy) explique que     sans elle « ce serait pire ». Que vaut cet argument du « moindre mal     »? Il vaut ce que vaut celui de la mafia sicilienne : «sans nous, ce     serait l'anarchie».     &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-9005794875690298576?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/9005794875690298576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/omc-ordre-des-manipulateurs-de-crises.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9005794875690298576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9005794875690298576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/omc-ordre-des-manipulateurs-de-crises.html' title='OMC : Ordre des Manipulateurs de Crises'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8143175425737449164</id><published>2011-12-15T13:05:00.000+01:00</published><updated>2011-12-15T13:06:35.434+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Affres budgétaires municipales : Un déficit, et alors ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Résumé des festivités budgétaires de fin d'année : En Ville de     Genève, la Commission des Finances du Conseil Municipal s'étant     révélée incapable de faire son boulot d'examen du projet de budget     présenté par le Conseil administratif, c'est donc en séance plénière     que ce travail devra être fait. Sans aucune garantie qu'il le soit.     Et la Ville n'aura peut-être pas de budget à la fin de l'année,     puisque seule la gauche (c'est-à-dire les socialistes et « Ensemble     à gauche ») est disposée à voter le seul qui sera proposé.  Pas de     budget 2012, et alors ? la Ville aurait recours aux «douzièmes     provisionnels», c'est-à-dire au budget de l'année précédente,     découpé en tranches mensuelles. Et on s'en satisferait fort bien :     ce budget, c'était, pour l'essentiel, le nôtre...&lt;/span&gt;&lt;small style="font-style: italic;"&gt;     &lt;/small&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Les neurones du politique ou la calculette du comptable ?&lt;/span&gt;&lt;small style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/small&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La droite municipale genevoise, complétée des Verts, a donc refusé     d'examiner le projet de budget, au seul motif qu'il était     déficitaire de 12 millions au lieu que d'être bénéficiaire de 2     millions comme initialement prévu (les estimations de rentrées     fiscales pour 2012 ont été revues à la baisse). De toute façon, le     projet de budget du Conseil administratif, la droite le refusait     déjà lorsqu'il était bénéficiaire. Le déficit n'est donc qu'un     prétexte à un nouveau refus, dont les raisons importent finalement     assez peu, d'autant que pour la Ville le problème ne réside pas dans     le budget, fût-il déficitaire, de l'année 2012, mais dans les     menaces qui pèsent sur les budgets des années suivantes. Des menaces     qui viennent toutes de la droite cantonale : elles consistent en ses     propositions d'abolition de l'impôt municipal sur les entreprises     (la  « taxe professionnelle ») et d'abolition de l'imposition dans     la commune de travail et dans la commune de domicile (au profit     d'une seule imposition dans la commune de domicile). Ce seraient là     plusieurs centaines de millions de francs qui manqueraient dans les     caisses municipales. En multipliant les cadeaux fiscaux aux hauts     revenus, aux grosses fortunes et aux multinationales, la droite     cantonale avait déjà lourdement plombé les finances cantonales (et     par ricochet, celles des communes). Il restait à parfaire cet     exercice, en plombant les finances municipales. Pour pleurer ensuite     sur les déficits des budgets communaux.  Et la droite, par réflexe     pavlovien, et les Verts,  par conformiste comptable, de se mettre à     entonner en choeur (polyphonique) l'hymne de  «  Halte au déficit ».     Un déficit, c'est donc insupportable pour les Verts ? Message     transmis au Ministre vert des Finances de la République et canton de     Genève, qui s'apprête à présenter un budget équivalant à 7 ou 8 % du     budget cantonal (le Conseil d'Etat avait prévu, fin septembre, un     déficit de 429 millions, mais les recettes fiscales diminuent de 75     millions de francs par mois...). Car il faut bien les rappeler, ces     proportions qui mesurent un déficit et, en Ville de Genève, son     inocuité : celle d'un déficit équivalant à un centième du budget,     soit une proportion moitié moindre que celle de la marge d'erreur     des prévisions fiscales cantonales sur lesquelles se fonde ce budget     municipal; un déficit dont le montant n'atteint même pas la seule     subvention d'exploitation du Grand Théâtre; celle d'un déficit qui     serait plus que largement couvert par une augmentation de 2 % (soit     d'un  «  centime additionnel ») de l'impôt communal... A quoi sert     un budget, et que recherche-t-on en le présentant ? Faire plaisir à     des comptables ou assurer le financement de l'action publique, et     d'une action d'autant plus indispensable que l'on traverse,     précisément, une période de crise économique, sociale et financière,     dont les  « rigueurs » comptables auxquelles la droite et les Verts     appellent aggraveraient encore les effets. S'interdire de créer des     postes de travail en temps de chômage, réduire les prestations     sociales quand de plus en plus de gens en ont besoin pour couvrir     leurs besoins essentiels, se désengager de l'action culturelle quand     elle ne peut plus guère compter que le financement public, s'en     prendre aux services publics et à celles et ceux (la fonction     publique) sans qui ils ne peuvent fonctionner quand on n'a jamais     autant besoin d'eux qu'en des situations de crise, de quel     aveuglément, ou pour le dire plus crûment, de quelle idiotie     politique cela relève-t-il ? Il y a bien pire que le déficit     budgétaire : le déficit de conscience des réalités et des effets,     sur la vie des gens, d'une situation économique et sociale qui     devrait imposer aux zélus du peuple de faire un usage plus intensif     de leurs neurones que de leurs calculettes, et qui, en tout cas, a     plus besoin de politiques que de comptables.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8143175425737449164?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8143175425737449164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/affres-budgetaires-municipales-un.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8143175425737449164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8143175425737449164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/affres-budgetaires-municipales-un.html' title='Affres budgétaires municipales : Un déficit, et alors ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5319733967960508982</id><published>2011-12-14T03:53:00.001+01:00</published><updated>2011-12-14T03:53:51.866+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Budget de la Ville : Le sapin et les boules</title><content type='html'>&lt;big&gt;     &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On voulait un budget, on a un budget. Pas enthousiasmant, mais tout     de même : un budget. Les Verts voulaient un budget équilibré, ils     ont un budget équilibré. La droite bourgeoise ne voulait pas     accorder de budget à la Municipalité de gauche, elle a échoué à l'en     priver. La droite plébéienne se voulait le pivot du Conseil     Municipal, l'alliée indispensable aux uns ou aux autres, elle a fait     beaucoup de bruit pour pas grand chose et a été battue avec la     droite bourgeoise. Sauf quand les Verts ont rejoint celle-ci, et ce     fut souvent. Et au bilan final, quoi ? Quelque chose qui ressemble     au budget dont nous avons accouché après un jour et-demi et une nuit     de discussions : zéro déficit, zéro bénéfice. Une résistance      «globalement victorieuse» aux offensives de la droite, mais une     résistance, seulement une résistance. Pas de quoi festoyer, donc,     mais une petite satisfaction : à dix jours de noël, c'est la gauche     qui a le sapin, et la droite qui a les boules...&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'Alternative : du tricycle à la bicyclette, de la bicyclette au     monocycle... &lt;/span&gt;&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     On y a mis un jour et demi et une nuit, à faire le travail que la     majorité de la commission des Finances avait réussi à empêcher la     commission de faire, mais on y est arrivés : la Ville de Genève a un     budget. Au fond, un budget, c'est quoi ? Des intentions fondées sur     des estimations, une autorisation de dépenses fondée sur un     inventaire des besoins (et donc un choix politique des priorités),     et une estimation des recettes nécessaires pour couvrir ces besoins     et assumer ces priorités. C'est donc, au départ, une sorte de     quantification financière d'un programme politique. Le nôtre tenait     en trois points, fort modestes d'ailleurs quant à l'ambition     politique, assez défensive, qu'ils expriment -une sorte de programme     minimum, le  « moins que l'on puisse attendre de la gauche », mais     dont on sait qu'en ce moment, en Europe, la gauche a quelque peine à     le respecter, ce programme minimum : D'abord, le maintien des     prestations à la population : engagement tenu, notamment dans le     domaine culturel, malgré la poursuite par le MCG et l'UDC de     l'offensive lancée, avec l'Entente, contre le budget de la culture     (le PLR et le PDC s'étant assez lamentablement déballonnés devant la     mobilisation des milieux culturels, le MCG et l'UDC se sont     retrouvés seuls à monter au front); ensuite, le respect des accords     passés avec le personnel de la fonction publique, et des droits de     ce personnel : là, une défaite, la remise en cause par la droite     élargie aux Verts de l'un de ces droits (les allocations     familiales); enfin, le maintien des ressources financières de la     commune : c'est fait, il n'y aura pas de cadeaux fiscaux, du moins     pas au niveau de la Ville. Reste que si ce budget est acceptable     (puisque nous l'avons accepté...) il n'est qu'acceptable, et n'a été     voté que grâce à quelques petits artifices comptables destinés à     complaire au fétichisme équilibriste des Verts. Sur bien des enjeux     sociaux (le salaire des nettoyeuses et nettoyeurs, les allocations     familiales du personnel municipal), les Verts ont en effet voté avec     la droite, quitte à piétiner, avec elle, et avec la même allégresse,     les accords passés avec les syndicats et la commission du personnel     de la Ville.  Pourquoi ? Pour que le budget soit équilibré. Et     pourquoi le budget d'une municipalité de gauche devrait-il être     forcément équilibré en période de crise, quand les dépenses     publiques sont précisément un moyen de limiter la casse sociale ?     Parce que. C'est comme ça. C'est comme il a dit David. C'est aussi     comme il a dit Grégoire : la « posture de petits comptables frustrés     » - frustrés, en l'ocurrence, de ne plus être que la troisième roue     du tricycle de l'Alternative, et votant donc contre un effort     financier pour atteindre l'objectif de consacrer 0,7 % du budget à     la coopération et la solidarité internationales, contre, aussi, un     effort de la Ville pour améliorer les salaires de ses nettoyeuses et     nettoyeurs, contre, toujours, le respect des engagements pris à     l'égard du personnel municipal... Et en réduisant l'Alternative à     une simple coalition électorale. Un tricycle pendant les campagnes     électorales, une bicyclette pendant quatre ans : la gauche, en Ville     de Genève, aujourd'hui, c'est le PS et les deux composantes     d'Ensemble à Gauche, un poing c'est tout.. Notez bien qu'au Grand     Conseil, c'est encore pire : la gauche, c'est un monocycle  -le PS     tout seul...&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5319733967960508982?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5319733967960508982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/budget-de-la-ville-le-sapin-et-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5319733967960508982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5319733967960508982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/budget-de-la-ville-le-sapin-et-les.html' title='Budget de la Ville : Le sapin et les boules'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6463263237620402534</id><published>2011-12-12T13:12:00.001+01:00</published><updated>2011-12-12T13:12:35.735+01:00</updated><title type='text'>Licenciements, délocalisations, démantèlements, austérité budgétaire... : Faire face ensemble ou tomber séparément ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plus de 2000 personnes ont manifesté samedi dernier à Nyon pour     défendre le maintien du site et des emplois de Novartis à Prangins.     «Vasella, t'es pas là, les indignés sont tous là», scandait-on dans     le cortège. « Tous là », vraiment ? Dans tous les mouvements de     résistance aux licenciements, aux délocalisations, aux démantèlement     qui se succèdent, ce qui frappe, c'est plutôt l'extrême     fragmentation, locale et sectorielle, de ces résistances. Novartis,     Bopst, Kudelski, et demain les mobilisations pour le renouvellement     des conventions collectives dans la construction, puis la     métallurgie, puis La Poste et Swisscom, puis contre les mesures     d'austérité budgétaires cantonales et municipales : un clou chasse     l'autre, un combat succède à un autre, mais sans mobilisation     générale, sans résistance globale, sans mouvement unifiant. Or nous     le savons : nous ferons face ensemble, ou nous tomberons séparément.&lt;/span&gt;&lt;small style="font-style: italic;"&gt;     &lt;/small&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La casse sociale, ça suffit ! La résistance en ordre dispersé, aussi     ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Grève des nettoyeuses et nettoyeurs et des laborantines et     laborantins des hôpitaux universitaires genevois, mobilisation des     milieux culturels contre les projets de coupes dans le budget de la     Ville de Genève, résistance des travailleuses et des travailleurs de     Novartis contre le démantèlement du site de Prangins, mobilisation     des syndicats de la construction pour le renouvellement de la     convention collective, préparation de la mobilisation de la     fonction  publique genevoise et vaudoise contre les mesures     d'austérité budgétaires qui vont les frapper de plein fouet...     l'agenda social de ce coin de pays est chargé, les enjeux sont     considérables, mais c'est encore en ordre dispersé que se font les     mobilisations syndicales (et politiques) contre les décisions prises     ou envisagées. Cette dispersion fait le jeu de ceux qui prennent ces     décisions : le patronat et les majorités gouvernementales et     parlementaires de droite, et leurs alliés de gauche (ou élus sous     des étiquettes de gauche). Elle dégrade, pour nous et ceux que nous     prétendons défendre, un rapport de forces qui nous est pourtant     suffisamment défavorable actuellement pour que nous n'ayions pas     besoin de le nous le rendre plus défavorable encore. Nous avons au     contraire besoin de le changer, de le renverser, et de nous en     donner les moyens. Ces moyens ne sont pas d'abord matériels, mais     politiques : Pour passer des résistances sectorielles et locales à     une résistance globale et nationale, pour passer de l'illusion de «     sauver l'essentiel » par des négociations polies, bien     respectueuses, bien dans les clous, à la volonté de gagner     l'essentiel par la constitution d'un mouvement rassemblant toutes     les forces syndicales et politiques, pour passer d'une succession de     mobilisations partielles à une mobilisation générale, et faire en     sorte que cette mobilisation ne soit pas seulement défensive, mais     porteuse d'un véritable projet de changement social, nous avons     d'abord besoin de conjuguer nos forces, et de les conjuguer     précisément sur l'essentiel . On nous a annoncé à Genève, avec le     début des travaux du CEVA, l'ouverture du « chantier du siècle  »     -mais c'est un autre chantier qu'il nous fait ouvrir, un autre     chantier du siècle : celui de la reconstitution dans ce pays d'un     mouvement ouvrier.  « Ouvrier », vous dites ? Qu'est-ce que c'est     que cet archaïsme ? Nous ne sommes plus en 1918, la Grève Générale,     c'est de l'histoire ancienne, y'a plus d'ouvriers, plus que des     salariés. plus de classe ouvrière, plus qu'une classe moyenne. Ah     Ouais, ? Il nous faut retrouver le sens de mots anciens, et la     fierté d'en user. Parler de « travailleurs » et d' « ouvriers », et     pourquoi pas de  « prolétaires » et de « plèbe », en finir avec les     périphrases et les euphémismes, avec les  « collaborateurs de     l'entreprise », les  « classes moyennes », les  « il faut tirer à la     même corde » et les « nous sommes tous dans le même bateau ». Savoir     de quoi on parle pour savoir ce que l'on veut et être capables de le     dire. Et surtout, surtout, en finir avec la peur du conflit, avec     cette propension à ne l'admettre que quand il est déjà trop tard,     qu'il est déjà perdu parce que nous n'avons eu comme priorité que de     l'éviter, comme habitude de ne pas y engager nos forces pour le     gagner, mais de les disperser à courir d'une manifestation à     l'autre, d'un enjeu à l'autre, d'un rendez-vous électoral à l'autre.     L'élection du Conseil fédéral ? L'élection du nouveau Procureur     Général de Genève ? On s'en fout. On n'en attend rien. Ce qu'on     attend, ce sont des dizaines de milliers de personnes dans les rues     de nos villes pour beugler que «  la casse sociale, ça suffit ! ».     Et ne pas se contenter de le beugler : d'agir pour qu'elle cesse, et     y opposer un véritable programme de changement, porté par tout ce     que ce pays compte de forces, de volontés, de mouvements désireux de     ce changement. Nos mots sont archaïques ? Soit ! Mais que nos actes     le soient aussi : Prenons-nous, presque un siècle plus tard, même le     temps d'une illusion, pour une sorte de nouveau « Comité d'Olten »,     et rédigeons le cahier de revendication d'un mouvement national de     grève. Qu'il vienne ou non. Parce que la casse sociale, ça suffit,     mais la résistance en ordre dispersé aussi...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6463263237620402534?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6463263237620402534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/licenciements-delocalisations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6463263237620402534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6463263237620402534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/licenciements-delocalisations.html' title='Licenciements, délocalisations, démantèlements, austérité budgétaire... : Faire face ensemble ou tomber séparément ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6269595758304104443</id><published>2011-12-09T04:49:00.001+01:00</published><updated>2011-12-09T04:50:10.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Equilibre municipal, déficit cantonal ?  A budgets continus</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-flowed" style="font-family: -moz-fixed; font-size: 13px;" lang="x-unicode"&gt;&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:Helvetica, Arial, sans-serif;" &gt;Les députés membres de la commission des finances du Grand Conseil  genevois font un « travail de singes » pour amender le projet de budget  du Conseil d'Etat, groume l'UDC Eric Bertinat sur son blog. Du moins  font-ils leur travail... ce même travail que les conseillers municipaux  membres de la commission des finances du Conseil municipal, dont  précisément Eric Bertinat, ont refusé de faire. Ou se sont révélés  incapables de faire. Chronique de la vie des bêtes politiques : peut-on  être singe à mi-temps et paresseux le reste du temps ? En tout cas, à  l'heure où nous écrivons, on s'achemine plutôt en Ville vers un budget  équilibré voté par la gauche et pour la canton vers un budget  déficitaire voté par la droite. Paradoxal ? Si on prend au sérieux les  discours de la droite, oui. Mais qui les prend au sérieux, les discours  de la droite ? Même pas elle...     &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Helvetica, Arial, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Ultimes budgets avant l'Apocalpyse     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Helvetica, Arial, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;La Ville de Genève aura donc, vraisemblablement (mais le vraisemblable  n'est jamais le certain) un budget lundi soir, ou mardi matin. La  question, désormais, est plutôt de savoir lequel. Pour les socialistes,  en tout cas, le cadre a été posé par leur assemblée générale : le budget  de la Ville doit maintenir les prestations à la population, respecter  les accords avec le personnel, garantir les ressources financières de la  commune. En d'autre termes : pas de réduction de l'offre sociale et  culturelle, pas de suspension des mécanismes salariaux, pas de cadeaux  fiscaux. Et dans ce cadre, un budget municipal peut recueillir une  majorité. Les fronts, en effet, sont clairement établis : l’Alternative  (EAG, PS, Verts) occupe 39 sièges dont les titulaires soutiendront le  projet de budget qui sera voté en début de séance, la droite au sens  large (PDC-PLR-UDC-MCG) 38 sièges, dont un est neutralisé (celui de la  présidente) et d'où sourdiront donc 37 voix qui refuseront le budget.  Non sans avoir fait pleuvoir sur lui une pluie d'amendements,  s'attaquant notamment aux moyens de la politique culturelle, et auxquels  il va nous falloir résister. Restent les trois élu-e-s siégeant en  indépendants, qui ont annoncé qu'ils voteraient le budget. Faites le  compte vous-même : comme l'annonce l'indépendant (et Vert libéral)  Alexandre Chevallier, la Ville devrait, lundi matin, avoir un budget. Et  même un budget équilibré -serait-il d'ailleurs déficitaire que cela ne  nous paniquerait pas : si d'aventure le budget municipal devait être en  déficit (et il le serait d'une paille : un centième des dépenses  totales), il aurait l'air fin, le Conseil d'Etat, de refuser à la Ville  le droit de présenter un budget déficitaire en sachant qu'elle, au  moins, pourra compenser ce déficit les années suivantes, alors que lui,  le canton, ne sait ni comment équilibrer son budget annuel, ni comment  compenser son déficit d'une année sur l'autre, et ne prévoit de  retrouver l'équilibre budgétaire qu'en 2014. Le Conseil d'Etat a  présenté à la commission des Finances du Grand Conseil un budget 2012  déficitaire de 437 millions (ce qui n'a pas empêché le ministre des  Finances de plaider, devant les Verts de la Ville, contre un déficit de  12 millions du budget municipal...), assorti d'un plan supposé ramener à  l'équilibre budgétaire en quatre ans, renforcement de la fiscalité (sans  toutefois la ramener à son niveau d'avant la distribution des cadeaux  fiscaux) et attaques sur les charges salariales et sociales de personnel  aidant. Ville de gauche qui rira, canton de droite qui pleurera ? Bah...  on ne voit pas pourquoi on s'inquièterait des déficits budgétaires,  puisque le calendrier maya nous apprend que l'année 2012 sera la  dernière avant la fin du monde, des haricots et des budgets, puisque le  treizième baktun va se terminer le jour du 4 ahau 3 kankin, c'est-à-dire  le 21 décembre 2012, quand Bolon Yokte nous tombera sur la gueule et  réconciliera définitivement, mais apocalyptiquement, le budget  déficitaire de David et le budget équilibré de Sandrine.     &lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;small&gt;       &lt;br /&gt;  &lt;/small&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6269595758304104443?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6269595758304104443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/equilibre-municipal-deficit-cantonal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6269595758304104443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6269595758304104443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/equilibre-municipal-deficit-cantonal.html' title='Equilibre municipal, déficit cantonal ?  A budgets continus'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-816472336428096483</id><published>2011-12-08T15:04:00.001+01:00</published><updated>2011-12-08T15:04:20.990+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                        La Fédération des églises protestantes de Suisse (FEPS), qui avait     accepté de concourir aux expulsions forcées de requérants d'asile     déboutés en y désignant des « observateurs », a décidé d'y renoncer,     et c'est une bonne nouvelle, tant le rôle de ces «observateurs»     apparaissait comme douteux -comme une légitimation de pratiques     inacceptables, au prétexte de les rendre compatibles avec le respect     des droits humains. Le choix de la FEPS d'y participer, fût-ce     passivement, en «observant» avait créé de gros remous au sein des     églises protestantes suisses, et avait été vertement contestée par     les aumôniers, présents sur le terrain, dans les lieux     d'enregistrement et les centres d'accueil ou de rétention des     requérants. Les observateurs protestants auront finalement     accompagné une quinzaine de «vols spéciaux» pendant six mois. Dès le     1er janvier, les cinq «observateurs» des « vols spéciaux » arrivant     tous   la fin de leur mandat, la surveillance de ces vols ne sera     plus assurée, au moins jusqu'en mars 2012, mais l'Office fédéral des     migrations n'entend pas y renoncer pour autant. Pourtant, une     directive liée à  l'« espace Schengen » rend obligatoire la présence     d'observateurs « neutres ». Neutres, et surtout impuissants, et     tenus à  la discrétion (ah, les beautés du secret de fonction...)     C'est donc la Commission nationale de prévention de la torture qui     tentera de pallier à  l'absence des « observateurs ». Il est vrai     que vu les méthodes employées pour expulser les récalcitrants     (bâillon, casque, menottes, entraves diverses et variées), et les     dommages collatéraux de l'exercice (expulsés de Suisse foutus en     prison à  leur arrivée « chez eux », décès d'expulsés etc...), on     n'est pas bien loin de l'exigence de « prévention de la torture ».     De prévention, pas d'observation .  &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'interdiction du mariage (et du partenariat enregistré) pour les     sans-papiers, depuis le 1er janvier, a fait baisser le nombre     d'unions concernant des clandestin-e-s à  Genève, constate-t-on («     Le Courrier » du 9 novembre). De quoi ils se plaignent ? il leur     reste encore le concubinage, les putes et la branlette. Pour     l'instant.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Conseil administratif de la Ville de Genève, qui prévoyait un     petit boni de 2 millions au budget 2012, a dû réviser ses     prévisions, du fait de la baisse des rentrées fiscales : il prévoit     maintenant un déficit de 13 millions. Hauts cris de la droite et     soupirs des Verts (qui se disent « favorables à  la rigueur     budgétaire »  : cause à  Hiler, mon budget est malade ?). On     rappellera donc aux uns et aux autres que la rigueur budgétaire en     période de crise est une connerie, parce qu'elle est aggrave les     effets de la crise sur les couches sociales les plus fragiles. Et     que 13 millions de déficit, c'est à  peine plus d'un centième du     budget, ou à  peu près l'équivalent de la seule subvention     d'exploitation du Grand Théâtre, ou juste un peu plus que ce coûtera     l'engagement d'une centaine de policiers municipaux, ou moins du     rendement d'un seul centime additionnel d'impôts. Alors on se calme:     y'a pas d'élections à  l'horizon. Quant à  ce qu'en dira la     commission des Finances du Conseil municipal, on s'en fout : c'est     pas elle qui décide.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la     FINMA, a annoncé avoir découvert que quatre banques suisses, dont     elle ne donne pas les noms, ont enfreint la réglementation sur le     blanchiment des avoirs suspects, et accepté après le « printemps     arabe » des avoirs de potentats nord-africains, dont elle ne donne     pas non plus les noms, mais dont on suppose qu'il s'agit de Ben Ali,     de Moubarak et de Kadhafi. Ce qui n'exclut pas qu'il puisse s'agit     aussi, par exemple, de Bouteflika. Mais la FINMA ne tape pas sur les     banques pour autant : « la plupart des banques observées connaissent     leurs obligations dans la lutte contre le blanchiment et les     remplissent de façon correcte et efficace ». Les autres les     connaissent, ces obligations, mais ne les remplissent pas. Ce qui en     touche une aux banquiers sans remuer l'autre : l'Association suisse     des banquiers assure que « la place financière suisse dispose d'une     solide réputation en matière de lutte contre le blanchiment d'argent     et continuera à la protéger ». La réputation, donc, pas le     blanchiment. Mais Transparency International et la Déclaration de     Berne jugent, elles, que les efforts de la Suisse contre l'argent     sale restent insuffisants. Jamais contents ces tiers-mondistes. On     voit bien que c'est pas eux qui ont de l'argent à planquer. Rien que     des jaloux, on vous dit...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le Conseil d'Etat nous informe dans son communiqué du 9 novembre     avoir répondu à une résolution du Grand Conseil demandant, à     l'unanimité (y'avait du monde à la buvette ou une épidémie     d'encéphalite avait-elle frappé le parlement ?) un soutien du     gouvernement à la candidature genevoise à la Fête fédérale de lutte     suisse et des jeux alpestres en 2016, en accordant son « plein     soutien » à la candidature et mettant l'accent sur la « nécessité     d'un appui de l'ensemble des collectivités publiques du canton ».     Ben voyons : on se disait aussi que le canton n'allait pas louper     l'occasion de faire casquer les communes en général, et la Ville en     particulier. Bon, ben va falloir d'abord soutenir hardiment     n'importe quelle autre candidature que celle de Genève, ensuite, si     ça suffit pas, s'opposer dans nos conseils municipaux à toute     dépense en faveur de ce machin. Voire, si ça peut se faire et que ça     ne coûte pas plus cher que la dépense projetée, lancer un chti     référendum municipal. Parce que franchement, en période de crise et     de budgets déficitaires, claquer du pognon pour la lutte au caleçon,     c'est pas l'usage le plus intelligent qu'on puisse proposer des     moyens qu'on a encore. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On se demandait pourquoi le taux officiel de chômage était     systématiquement plus élevé d'un côté de la Sarine que de l'autre.     Et ben maintenant, on sait. Au moins en partie: parce que les     cantons alémaniques ne comptabilisent pas comme chômeuses et     chômeurs celles et ceux qui, en fin de droits, ont été basculés dans     l'aide sociale quand celle-ci est principalement du ressort des     communes, comme c'est très souvent le cas. Résultat : aucun chômeur     en fin de droit n'est comptabilisé à Appenzell, Unterwald, Uri,     Glaris, Schwytz, Bâle-Ville et Berne, et un-e seule (qui doit se     planquer pour éviter qu'on lui crache à la gueule ?) en Thurgovie, à     Bâle-campagne et à Saint.Gall. Et seulement 22 à Zurich, soit 0,1 %     des chômeuses et chômeurs du canton. Alors qu'à Genève et Vaud, qui     considèrent les « fin de droits » comme ce qu'ils et elles sont, des     chômeuses et des chômeurs, ils représentent plus de 10 % (à Genève)     et de 16 % (dans le canton de Vaud) de l'ensemble des chômeuses et     chômeurs. C'est assez génial, comme truc, cette petite manip'     statistique : on peut vous concoter comme ça de jolies statistiques     bien proprettes et bien optimistes sur tout, suffit de sortir du     champ de la statistique une partie de ce qu'on devrait y mettre.     Tiens, par exemple, les morts sur les routes : on pourrait ne pas     comptabiliser ceux qui ne sont pas morts sur le coup, mais ensuite,     à l'hôpital...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-816472336428096483?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/816472336428096483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_08.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/816472336428096483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/816472336428096483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_08.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2183710463811334889</id><published>2011-12-07T15:55:00.000+01:00</published><updated>2011-12-07T15:56:07.374+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><title type='text'>9 novembre 1932 + 79 : Pour mémoire, au cas où...</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le 9 novembre 1932, il y a 79 ans, l’armée suisse tirait sur des     manifestants protestant contre la tenue d’un meeting fasciste :     treize personnes furent tuées à Plainpalais. Nous nous donnons un     devoir de mémoire. Comme chaque année, on s'est donc retrouvés une     petite centaine sur la plaine de Plainpalais, nul d'entre nous     n'ayant vécu l'événement que nous commémorions, pour nous souvenir     de ce jour où  « notre » armée a tiré dans le tas d'une     manifestation antifasciste à Genève. Et nous avons proclamé haut et     fort : « plus jamais ça ! ». Enfin... plus jamais ça peut-être, ici,     chez nous (et encore...). Parce qu'ailleurs, en Syrie par exemple...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;«  Il était une fois, dans la bonne ville de Genève »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Petite pause de fin de semaine, on va vous raconter une belle     histoire, venue du  « Temps des Passions» se rappeler à notre     souvenir, en notre temps sans passions : « Il était une fois, dans     la bonne ville de Genève »... Novembre 1932 : depuis trois ans,     comme partout en Europe c’est la crise économique et sociale. Et     politique. A Genève, le taux de chômage atteint presque 10 %, mais     moins du quart des chômeurs sont indemnisés. Les autres survivent de     la charité privée ou de la solidarité mise en oeuvre par les     syndicats.  Depuis dix ans le fascisme règne en Italie, Salazar     gouverne au Portugal, et en Allemagne Hitler se prépare à prendre le     pouvoir. L'Ordre politique national (un parti fasciste) et l'Union     de défense économique (la droite de la droite libérale) ont fusionné     dans l'Union Nationale, qui siège au Conseil d'Etat et dont le chef,     Georges Oltramare, mime le fascisme en rêvant de l'instaurer ici.     Ses défilés en uniforme et bras tendus ont une cible politique     précise, en sus des habituels boucs-émissaires juifs et franc-maçons     : le Parti socialiste de Léon Nicole, et avec lui, tout le mouvement     syndical et toute la gauche genevoise, des communistes aux     anarchistes. Le PS, qui est le plus fort parti de la République (il     a 37 sièges au Grand Conseil...) n'est plus représenté au     gouvernement. Le scandale de la Banque de Genève, en 1931, va lui     donner  l'occasion de dénoncer les turpitudes de la majorité de     droite et d'extrême-droite : il le fera sans ménagement. Cette     combattivité, et la puissance d'un parti socialiste capable de     rassembler des milliers des personnes sur la plaine de Plainpalais,     sème la panique à droite. L'Union nationale va s'emparer de cette     peur : le 5 novembre, elle organise une « Mise en accusation     publique des sieurs Nicole et Dicker » (Jacques Dicker, l'un des     chefs du PS, aux côtés de Léon Nicole, est aussi la cible constante     d'attaques antisémites) pour le soir du mercredi 9 novembre dans la     salle communale de Plainpalais. Le Parti socialiste demande     l’interdiction de l’assemblée de l’Union Nationale, le Conseil     administratif de la Ville, puis le Conseil d'Etat refusent, le PS     décide donc d'appeler à une contre-manifestation. De plus en plus     paniqué, le Conseil d'Etat appelle le Conseil fédéral au secours : «     Envoyez-nous l'armée, les Rouges veulent prendre le pouvoir ! ».     Berne envoie 610 soldats, des recrues absolument dénuées de toute     formation au « maintien de l'ordre ». Au soir du 9 novembre,     l'assemblée de l'Union Nationale se tient dans une salle communale     assiégée par les manifestants de gauche. Une compagnie se rend sur     place, et traverse la foule des manifestants qui désarme une     vingtaine de soldats. Leur chef, le major Perret, donne l'ordre de     tirer à balles réelles. Ordre suivi : on tire dans le tas. En     quelques secondes, 13 personnes sont tuées et 65 sont blessées. Les     jours suivants, Genève sera occupée militairement par l'armée     suisse, Léon Nicole et ses camarades, rendus responsables de la «     bavure » militaire, seront traduits devant les Assises fédérales, et     condamnés. Et un an plus tard, le PS gagnera les élections, et     obtiendra la majorité à lui seul au Conseil d'Etat, avec quatre     sièges sur sept. Dont un pour Léon Nicole, tout juste sorti de     prison. Toute ressemblance avec ces événements, fort brièvement     résumés ici, et la situation présente, ne serait évidemment que     fortuite. Evidemment. Mais n'en perdons pas la mémoire pour autant :     souvenons-nous que notre glorieuse armée suisse ne s'est jamais si     glorieusement illustrée que contre des Suisses désarmés (comme lors     de la Grève Générale de 1918, ou lors du 9 novembre 1932), que les     pestilences politiques produites par les crises économiques et     sociales sont une permanence de ces crises, et que nos démocraties     ne sont « apaisées »  que lorsque ceux qui y règnent ne craignent     pas de n'y plus régner.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2183710463811334889?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2183710463811334889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/9-novembre-1932-79-pour-memoire-au-cas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2183710463811334889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2183710463811334889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/9-novembre-1932-79-pour-memoire-au-cas.html' title='9 novembre 1932 + 79 : Pour mémoire, au cas où...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-810131760793861981</id><published>2011-12-06T13:22:00.001+01:00</published><updated>2011-12-06T13:22:22.962+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   Le Tribunal administratif, saisi par le patronat du nettoyage, a     déclaré illégale l'intention  de Sandrine Salerno de rémunérérer les     nettoyeuses des locaux de la Ville au-delà du minimum conventionnel.     Bon, ben on pourrait arrêter de sous-traiter ce boulot et engager     directement du personnel municipal pour le faire, non ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La République a un nouveau réglement du protocole. ça lui manquait     sà»rement, puisque des gens ont consacré du temps et des efforts à      le pondre, ce nouveau réglement. Dont la « Tribune »  de mardi     relève deux points tout à  fait fondamentaux: d'abord, la levée de     l'obligation faite au gouvernement cantonal d'expédier une     délégation aux obsèques de l'evêque du diocèse (la chancelière     d'Etat, on s'en souvient, s'était fait engueuler pour avoir oublié     les obsèques du défunt évêque Genoud). On ne voyait en effet pas     pourquoi cette obligation lui avait été imposée, alors que rien de     comparable n'était prévu pour les autres confessions et religions.     Dezuxième innovation bouleversifiante : le ou la Maire de Genève ne     sera plus que treizième (au lieu de dixième) dans l'ordre de     préséance des huiles lors des cérémonies officielles, où le ou la     président-e du Conseil d'Etat restera premier-e, et le ou la     président-e du Grand Conseil second-e. Voilà , chacun à  sa place,     faut pas mélanger les torchons municipaux et les serviettes     cantonales. Reste plus à  la Ville qu'à  pondre son propre réglement     du protocole pour mettre son ou sa Maire en premier et les huiles     cantonales en queue. Ou alors se consoler en se disant que si «     Maire de Genève » , ça dit quelque chose à  tout le monde dans le     monde entier, «Président du Conseil d'Etat de la République et     canton de Genève », ça dit surtout quelque chose au président du     Conseil d'Etat de la République et canton de Genève, mais pas grand     chose a grand monde passé Bellegarde sur Valserine. Gnerk gnerk     gnerk. &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Fin mai dernier, « Le Temps » révélait que le Procureur général     genevois Daniel Zappelli était administrateur de deux sociétés     offshore panaméennes depuis 1990 et 1993, aux côtés de son collègue     d'étude d'avocats, Enrico Monfrini, et qu'à  en croire le registre     panaméen des sociétés, il l'était toujours en 2010, alors qu'il     était devenu procureur général. Selon son porte-parole, Zappelli     serait «extrêmement surpris »  d'apprendre qu'il est toujours     administrateur d'Atromar SA et Zigma SA. Bah, nous, on est bien     «extrêmement surpris» qu'il  ait pu être procureur général pendant     neuf ans... putain, neuf ans...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On a un ministre de l'Economie optimiste : dans « Le Matin Dimanche     » de dimanche dernier, Johann Schneider-Ammann tente de nous     remonter le moral (et le sien par la même occasion, avant la     réelection du gouvernement, son siège à  lui étant éjectable) :     seulement un tiers des licenciements annoncés en Suisse ces     dernières semaines concernent des emplois en Suisse, « la situation     est sous contrà´le», on continue à  investir, on aura une petite     croissance l'an prochain « mais c'est toujours une croissance » et «     même si les dix-huit prochains mois s'avèrent difficiles, l'Etat est     là , en soutien ». Surtout en soutien des banques, certes, mais     c'est toujours un soutien. C'est fou ce qu'on est rassurés. Surtout     chez les salariés de Novartis...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Les affiches du MCG sont toujours aussi moches (ce qui ne signifie     pas qu'elle soient inefficaces, on est dans le jugement esthétique,     pas dans l'évaluation pragmatique), mais là, pour les votations du     27 novembre, elles font en plus très fort dans le choix des     priorités : on vote sur le salaire minimum  (le MCG est contre), le     revenu minimum d'aide sociale (le MCG est pour sa suppression), sur     le « droit des pauvres » (le MCG est pour la suppression de cette     taxe)... tous objets sur lesquels le MCG défend donc la position du     patronat, mais c'est la taxe sur les chiens qui mobilise nos     aboyeurs (ben ouah ! qui se ressemble s'assemble pur aboyer : suffit     de les entendre au Conseil municipal pour s'en rendre compte). Et     c'est avec ce slogan imparable que le MCG part en campagne : « vous     taxeriez votre meilleur ami ? »  ... ouaf ! nos meilleurs amis à     nous, ils ne chient pas sur les trottoirs...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Une militante révolutionnaire sexagénaire, l'irréductible zurichoise     Andrea Stauffacher, a été condamnée mardi par le tribunal pénal     fédéral à 17 mois de prison ferme pour usage d'explosifs et dommages     à la propriété. 17 mois de tôle  ? le tarif augmente : pour le même     délit, il y a quarante ans, on n'avait été condamné, nous, qu'à     trois mois... et encore : les attentats reprochés à Andrea     Stauffacher ont été manqués, et le procureur demandait carràment     qu'on la condamne à quatre ans et demi de prison...  mais 17 mois,     ça devrait presque mener Andrea jusqu'à l'âge de l'AVS. Et ça nous     ouvre des perspectives intéressantes pour les années qu'il nous     reste à vivre : avec un peu de pot, et si on se donne de la peine,     on devrait pouvoir passer directement de la prison à l'EMS. C'est     beau, l'Etat social... En perfectionnant un peu le système, on     pourrait ainsi vivre sa vie en passant de la couveuse pour     prématurés à la crèche, de la crèche à l'internat, de l'internat à     la caserne, de la caserne à la tôle et de la tôle à l'hospice. Avec     quelques dérivations possibles vers l'hôpital et l'asile     psychiatrique. Que demande le peuple, hein ? de la sé-cu-ri-té, on     vous dit !&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-810131760793861981?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/810131760793861981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_06.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/810131760793861981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/810131760793861981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir_06.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-4652250078295567835</id><published>2011-12-05T15:43:00.000+01:00</published><updated>2011-12-05T15:43:37.723+01:00</updated><title type='text'>OPINIONS :: CONTRECHAMP :: LA CULTURE EN OTAGE</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.lecourrier.ch/la_culture_en_otage"&gt;OPINIONS :: CONTRECHAMP :: LA CULTURE EN OTAGE&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-4652250078295567835?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lecourrier.ch/la_culture_en_otage' title='OPINIONS :: CONTRECHAMP :: LA CULTURE EN OTAGE'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/4652250078295567835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/opinions-contrechamp-la-culture-en.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4652250078295567835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/4652250078295567835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/opinions-contrechamp-la-culture-en.html' title='OPINIONS :: CONTRECHAMP :: LA CULTURE EN OTAGE'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3058231903171063415</id><published>2011-12-05T13:42:00.001+01:00</published><updated>2011-12-05T13:42:56.747+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Les entreprises suisses licencient 15'000 personnes en trois mois</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Les bourses ou les vies !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Crédit Suisse, Schindler, UBS, Novartis, Bobst, Kudelski et tous les     autres : en trois mois, les entreprises suisses ont supprimé ou     annoncé la suppression de 15'000 postes de travail (dont 4500 en     Suisse), soit en procédant à des licenciements, soit en annonçant     des réductions de temps de travail, des non remplacements de     salariés sur le départ ou des mises à la retraite anticipée.     Explication des unes (celles qui sont dans le secteur productif : la     cherté du franc suisse par rapport à l'euro et au dollar).     Explication des autres (celles qui sont dans le secteur financier et     bancaire) : la crise du système financier mondial. Victimes des unes     et des autres : leurs salariés. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Moraliser la finance, humaniser le capitalisme, féminiser le     proxénétisme, civiliser la pédophilie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Il y a des oxymores qui fatiguent la patience : depuis le début de     la crise que traverse le « sytème financier international », des     appels à sa «moralisation » sont lancés par ceux qui veulent le     sauver -mais le sauver de lui-même, apparemment...  Moraliser la     finance, humaniser le capitalisme ? Bien sür... et pourquoi pas     féminiser le proxénétisme et civiliser la pédophilie ? Il n'y a ni     morale, ni éthique, à attendre d'un « monde » (celui de la finance)     et d'un système économique (le capitalisme) dont la règle d'or ou de     diamant est le profit, qui ne fonctionne qu'à cette règle et qui,     pour l'atteindre, ne cesse d'inventer des «produits» parfaitement     inutiles, voire parasitaires, d'aucune utilité ni pour l'économie,     ni pour la société, et que leurs gestionnaires sont incapables de     gérer puisqu'ils sont ingérables. Les financiers prennent des     risques dans une absolue opaciité, le capitalisme « fonctionne au     risque » mais en le faisant payer par les autres : par les     salarié-e-s, par la société toute entière, l'Etat y pourvoyant. La     crise financière actuelle sera ainsi résorbée (car elle le sera,     comme toutes les précédentes) par les interventions massives des     banques centrales et des caisses publiques (cela vaut sans doute     mieux qu'une guerre, qui pourvoit à la même nécessité),     interventions elles-mêmes payées par des politiques d'austérité dont     les victimes sont toujours les mêmes : pas Vasella, mais le     personnel de Novartis. Et plus les trous creusés par les financiers,     par les banques, par les investisseurs, par les spéculateurs sont     abyssaux, plus la mobilisation des collectivités publiques, mises au     service du sauvetage d'un système qui les vampirise, sont rapides,     et urgentes : les coupables des crises financières sont tous, comme     UBS, too big to fall, trop gros pour qu'on les laisse choir. Et cela     vaut pour les Etats comme pour les entreprises: on pourrait à la     rigueur laisser tomber la Grèce et la réduire au rôle de bronze-cul     de l'Europe retraitée, on ne peut pas laisser tomber l'Italie ou     l'Espagne. Ce système financier a ses lois, bien plus fortes que le     rêve de le « moraliser » : une bonne grosse, bien lourde, charrette     de licenciements, c'est bon pour les actions. Et donc pour les     actionnaires. A condition qu'il s'agisse de vrais licenciements,     bien massifs et bien  brutaux, pas de suppressions de postes     échelonnées dans le temps, en ne remplaçant pas les départs ou en     proposant des retraites anticipées. Novartis, qui engrange des     bénéfices colossaux, licencie sans consulter personne des centaines     de personnes pour « économiser » l'équivalent (une vingtaine de     millions de francs) de la rémunération d'un seul individu, leur     patron, Daniel Vasella. Bobst négocie avec les syndicats les     modalités de la supression de postes de travail, sans licenciements     :  cela fait baisser ses actions en bourse. La méthode Novartis     paie, pas la méthode Bobst. Fallait pas négocier, fallait licencier,     en bloc. Alors, on va pouvoir moralises quoi, et qui, dans cette     jungle ? L'office du chômage ? L'ssistance publique ? Les     Chiffonniers d'Emmaüs ?     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3058231903171063415?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3058231903171063415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/les-entreprises-suisses-licencient.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3058231903171063415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3058231903171063415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/les-entreprises-suisses-licencient.html' title='Les entreprises suisses licencient 15&apos;000 personnes en trois mois'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1988175294739513295</id><published>2011-12-04T14:14:00.000+01:00</published><updated>2011-12-04T14:15:04.922+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   Les élus municipaux qui se rendaient mardi soir en séance plénière     du Conseil municipal de la Ville de Genève  ont dû se faufiler entre     des comédiens, metteurs en scène, danseurs, chorégraphes, musiciens     et techniciens de théâtre munis de balais, de balayettes ou de     plumeaux à poussière et scandant des trucs du genre « Du balai,     Chevrolet ! », « Poubelle, Kraft-Babel ». Pas gentils, les     manifestants cultureux, pour la libérale et le démo-chrétien,     candidats malheureux à l'exécutif de la Ville au printemps, et qui,     avec l'udéciste Eric Bertinat et le émecégiste Jean-Philippe Haas     ont fait de nombreuses propositions de coupes dans les lignes     budgétaires et les subventions culturelles au sein de la commission     des arts et de la culture. Dont une coupe d'un million dans le fonds     général pour le théâtre : 1 million de francs d'économies, soit plus     de la moitié des subventions allouées à la scène indépendante.  Un «     Cahier noir de l'intermittence » distribué aux élus relate le     quotidien des travailleurs du spectacle. De son côté, le Syndicat     suisse romand du spectacle (SSRS) a lancé une pétition qui a déjà     recueilli plus de 5000 signatures en deux semaines. Elle sera     déposée en décembre lors du vote du budget 2012 de la Ville. « Le     SSRS se bat pour une hausse des subventions culturelles pour que     nous puissions vivre de nos métiers », a rappelé son président, le     comédien Vincent Babel. Une hausse des subventions ? De la culture     en plus ? Et puis quoi encore ? Sont fous, ces cultureux...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La Ville de Genève (et le Conseiller administratif Rémy Pagani) a     gagné contre le canton de Genève (et le Conseiller d'Etat Mark     Muller) dans un conflit les opposant à propos de la proportion de     logements sociaux que doivent, selon les plans localisés de     quartier, réaliser les promoteurs : 60 % jusqu'en 2007, 30 % depuis     selon une loi que Muller a fait voter, et qu'il voulait faire     appliquer rétroactivement. Pas question, a dit le Tribunal fédéral.      « Le tribunal a parlé, nous nous y conformerons »  a commenté le     Conseiller d'Etat. Merci, c'est gentil.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le super-megaprojet Praille-Acacias-Vernets, l'un des plus grands     programmes de rénovation urbaine en Europe. est à  nouveau privé de     pilote : pour la troisième fois en trois ans, son directeur ou sa     directrice a jeté l'éponge, et après Benoît Genecand et Sylvie     Bietenhalder, c'est au tour de Pascale Lorenz de prendre du large.     Avant le premier coup de pioche. On ne peut même pas dire, ce serait     méchant, que les rats quittent le navire, vu que le navire n'est     même pas encore à flots. Il y a une explication à cette     impossibilité de maintenir à  la barre de ce projet les capitaines     qu'on avait choisi pour le conduire ? Ben oui : l'armateur du PAV     s'appelle Mark Muller. Evidemment, dans ces conditions...&lt;br /&gt;    Et puis, il y en a une autre dont l'équanimité est admirable : c'est     la camarade de parti de Mark Muller, Zabelle Rochat, à  la tête du     Département de Justice et Police. Enfin, à  la tête, faut le dire     vite : pour la troisième fois depuis le début de l'année, des     détenus se sont un peu mutinés à  Champ-Dollon : une soixantaine     d'entre eux, travaillant dans les ateliers de la prison, ont refusé     de rejoindre leurs cellules. Outres quelques revendications     spécifiques (l'accès à  une grande salle de sport, par exemple), ils     protestaient contre les lenteurs de la justice, qui allonge le temps     des détentions préventives, et des transferts pénitentiaires.     Commentaire du porte-parole de Zabelle : c'est rien, « un simple     mouvement d'humeur comme il y en a dans toutes les prisons ». Ouais,     ben vu le nombre de prisons qu'on construit ou s'apprête à      construire à  Genève en ce moment, des mouvements d'humeurs, on     s'apprête aussi à  en avoir de nombreux autres. Et comme ça, Rochat     aura au moins laissé quelque part une trace de son passage : dans     les archives du SAPEM...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On  s'était imprudemment félicité de ce que Papandreou se soit     souvenu qu'il était socialiste et avait décidé de consulter par     référendum les Grecs pour savoir s'ils acceptaient d'être bouffés     tout crus pour sauver les banques européennes. Ben voilà, la     mémoire, ça va, ça vient... Comment on dit Alzheimer, en grec ?     Pasok ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La répression de la mendicité par des amendes se montre peu efficace     et coûte cher en temps et en moyens »... qui parle ? Le Maire de     Genève, Pierre Maudet. Toute constat d'évidence vient à point à qui     sait l'attendre : on transmet le message aux taborniaux qui ont     pondu la loi  «antimendicité» dont Maudet constate l'inefficacité...     et qui sont du même parti (le PLR) que lui : les Lüscher et autres     Jornot...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1988175294739513295?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1988175294739513295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1988175294739513295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1988175294739513295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroir.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6170228676086167446</id><published>2011-12-02T11:58:00.000+01:00</published><updated>2011-12-02T11:59:08.204+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Population mondiale : Sept milliards d'humains, et alors ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nous sommes donc, nous annonce l'ONU, sept milliards d'humaines et     d'humains sur terre. Sept milliards d'humains, et alors ? Nous     produirions assez de nourriture pour en nourrir deux fois plus, si     les ressources alimentaires étaient équitablement réparties, et si     nous n'étions pas dans un monde où les uns bouffent trop quand les     autres crèvent de faim. Mais sept milliards d'humaines et d'humains     sur terre, il semble que cela en panique une partie -celle,     apparemment, qui vit le mieux ou le moins mal. Parce que cette part     de l'humanité est celle dont la croissance démographique est la plus     faible, et qu'elle se sent menacée par l'autre part, plus jeune,     plus pauvre... et plus prolifique. A qui on ne dit plus de se serrer     la ceinture, mais de fermer sa braguette.     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Croissez et multipliez-vous, recouvrez la face de la terre...     &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    « Croissez et multipliez-vous, recouvrez la face de la terre», a     enjoint le Seigneur. « Oui chef, mais vous pourriez pas freiner un     peu la croissance de la plèbe africaine ? », répondent en choeur les     plus riches, ou les moins pauvres... Pourquoi sont-ils si nombreux,     les autres, ceux dont le nombre croissant nous (ou vous) inquiète ?     Parce qu'ils et elles sont plus jeunes, plus pauvres, et qu'elles     ont moins accès à la liberté de choisir ou non d'avoir des enfants     et de choisir combien en avoir : sur les sept milliards d'individus     humains qui peuplent notre douce planète, plus du quart (1,8     milliard) ont entre10 à 24 ans. Et dans les pays en développement,     215 millions de femmes en âge de procréer n'ont pas accès aux     services de planification familiale volontaire. Et des millions     d''adolescentes et d'adolescentes ne disposent que d'un accès trop     limité, ou inexistant, à l'éducation sexuelle et à l'information sur     la façon d'éviter les grossesses. Nous sommes sept milliards     d'humaines et d'humains sur terre, et alors ? la population de     l'Union Européenne n'a dépassé le 1er janvier 2010 que la barre     symbolique du demi-milliard d'habitant-e-s (501,1 millions     d'habitants, soit une modeste progression de 0,27 % en un an), avec     de forts contrastes entre les pays : si la population a augmenté     dans 19 Etats, dont le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie et la     France, elle a baissé dans les huit autres, dont l'Allemagne. Et là     où la population augmente, c'est grâce à l'immigration (c'est     d'ailleurs aussi grâce à l'immigration qu'en Allemagne elle ne     baisse pas plus qu'elle ne le fait) : 60 % de l'augmentation de la     population européenne est due au solde migratoire positif.     Aujourd'hui, on meurt plus qu'on naît dans une dizaine de pays de     l'Union Européenne, dont l'Allemagne (solde naturel : -2,3%), et là     où l'on naît plus qu'on meurt, c'est en grande partie grâce à     l'apport de jeunes femmes et de jeunes hommes issus de     l'immigration, faisant plus d'enfants que la moyenne des résidents,     que le solde naturel est maintenu à un niveau socialement     supportable. Ce à quoi les politiques d'aide matérielle, concrète,     aux familles concourt également. Mais selon les projections     d'Eurostat, à l'échelle de l'Union Européenne actuelle, le nombre     des décès devrait dépasser celui des naissances dans cinq ans. Et     seule l'immigration (ou l'élargissement de l'Union Européenne à de     nouveaux pays à population jeune et à forte natalité, comme la     Turquie) pourra éviter un vieillissement massif de la population, et     un déséquilibre non moins massif entre jeunes actifs et vieux     rentiers. Nous sommes donc sept milliards d'humains sur terre, plus     d'un demi-milliard dans l'Union Européenne, plus de sept millions en     Suisse. Et alors ? Nous pourrions être trois ou quatre fois plus,     sans menacer ni notre planète, ni les autres espèces animales, ni     notre propre qualité de vie, si nous faisions le choix d'un     développement intelligent, c'est-à-dire d'une décroissance « ici »     et d'un développement maîtrisé « là-bas ». Au vrai, nous pourrions     être aussi nombreux que les rats. La comparaison vous paraît     péjorative ? Peut-être l'est-elle, en effet. Mais pour qui,     aujourd'hui ? Nous, ou les rats ?     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6170228676086167446?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6170228676086167446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/population-mondiale-sept-milliards.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6170228676086167446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6170228676086167446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/population-mondiale-sept-milliards.html' title='Population mondiale : Sept milliards d&apos;humains, et alors ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1848164611097662400</id><published>2011-12-01T14:53:00.001+01:00</published><updated>2011-12-01T14:53:40.434+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroirs</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   On a relayé dans ces colonnes la crainte de voir la proportion de     femmes élues au parlement fédéral se réduire après les élections     d'il y a dix jours. On était pessimistes : il devrait y avoir dans     la législature à venir une femme de plus que lors de la précédentes     (elles étaient 57, elles seront 58) : à droite, le groupe le plus     phallocrate, l'UDC, comptera deux femmes de plus (elles étaient     cinq, elles seront sept, en comptant une élue de la Lega), ce qui     compensera le recul féminin du PLR (elles étaient onze radelibes,     elles ne seront plus que neuf). Deux vertes libérales de plus     entrent au parlement, compensant la perte de deux femmes PDC. En     revanche, à gauche, où la représentation féminine est depuis     toujours plus forte qu'à droite, les Verts n'ont plus que six élues,     après la non-réelection de quatre sortante (plus une chrétienne     sociale). Vous allez voir que ça va encore être la faute d'Ueli     Leuenberger...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    A Genève, selon des tenanciers de bistrots gays, les agressions et     les insultent homophobes augmentent de façon inquiétante, alors     qu'elles semblaient avoir diminué ces dernières années, grâce à     l'évolution générale des moeurs et au travail de prévention des     associations. Trois agressions se seraient produites cet été, et     début octobre, un excité s'est pointé sur la terrasse d'un bar de     Cornavin, un cutter à la main pour en découdre avec « les pédés ».     Bon, voilà, c'est le début d'un grand retour aux vraies valeurs : la     chasse aux homos d'abord, puis aux femmes libres, puis aux     célibataires, puis des autodafés d'ouvrages pervertissant notre     belle jeunesse (Sade, Laclos, Apollinaire, Aragon, Hardellet,     Réage...). Bon, on se la coupe tout de suite ou on attend qu'elle     tombe toute seule ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    « Des soldats suisses pourraient participer au désarmement en Libye     », titre « Le Matin Dimanche » d'aujourd'hui. C'est très bien. Pis     après, des « rebelles» libyens pourraient participer au désarmement     en Suisse ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Pieuse manif du « Conseil central islamique suisse »  à Berne,     samedi : un millier de personnes (dont quelques unes arborent     intelligemment une étoile jaune au centre de laquelle le « Juif »  a     été remplacé par « Muslim »), en grande majorité des hommes     dénoncent les préjugés et les discriminations dont sont, ou     seraient, victimes les musulmans en Suisse. La manif se termine par     une prière collective tournée vers La Mecque. Depuis la Place     Fédérale, la direction de La Mecque, c'est celle des grands musées     bernois. Et ça tombe bien : nous, c'est précisément là qu'on     aimerait bien voir les religions. Toutes les religions. Plus     oécuméniques que nous, y'a pas.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Lors de la manifestation organisée à Berne Shabat dernier par le     Conseil central islamique suisse, un minaret gonflable, baptisé «     Free Minaret » avait été installé. Logique : les intégristes sont     assez gonflants.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'organisation Mondiale de la Santé annonce qu'elle va supprimer,     d'ici à la fin de l'année, 300 emplois à Genève, sur 2400, et en     délocaliser une centaine d'autres dans des pays ousqu'il fait     économiquement moins cher, comme la Tunisie. Explication : le franc     est trop fort par rapport au dollar (les ressources des     organisations internationales sont en dollars, leurs dépenses à     Genève sont en franc suisse, et le franc s'est apprécié de 20 % par     rapport au dollar en un an), et les crises budgétaires des Etats,     qui ont claqué des centaines ou des milliers de dollars pour aider,     voire sauver, « leurs » banques, provoquent une réduction     considérable de leurs contributions aux budgets des organisations     internationales : il manquera 600 millions de dollars à l'OMS pour     qu'elle puisse équilibrer ses comptes 2011, et son  budget 2012 a     été réduit d'un milliard, sur moins de cinq milliards. Cela dit, 600     millions de dollars, c'est moins d'un dixième du budget du canton de     Genève, supérieur au total de l'OMS (qui s'occupe de la santé de     toute la population humaine de notre malheureuse planète), et la     totalité des budgets de la totalité des organisations     internationales du système de l'ONU pèse le poids d'une paille par     rapport à ce que les Etats européens de la zone euro vont claquer     pour aider  « leurs » banques à surmonter la crise grecque. Les     autres organisations internationales installées à Genève (où le     secteur international (sans les multinationales) emploie 25'000     personne, soit en gros un dixième des places de travail du canton et     pèse, en retombées économiques, dans les trois milliards de dollars)     sont dans la même situation que l'OMS : le CICR (1,5 milliard de     francs de budget annuel) vient de supprimer 32 postes de travail et     de réduire de 85 millions de francs son budget de fonctionnement, le     BIT (745 millions de francs de budget) va réduire de 5 % ses     dépenses, et l'ONU va réduire les siennes de 3 %. Bref, quand Nyon     se mobilise contre les suppressions d'emplois décidées par Novartis     (qui, elle, fait des bénéfices considérables), Genève va devoir se     mobiliser contre celles décidées par les organisations     internationales. Sauf que là, le fric qui manque à ces     organisations, la Suisse l'a. Tiens, par exemple, le pognon qu'on va     claquer pour acheter des avions de combat suffirait pour équilibrer     les budgets de toutes les organisations internationales installées à     Genève...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1848164611097662400?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1848164611097662400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroirs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1848164611097662400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1848164611097662400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/12/fonds-de-tiroirs.html' title='Fonds de tiroirs'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5855128777400399635</id><published>2011-11-30T13:50:00.000+01:00</published><updated>2011-11-30T13:51:07.250+01:00</updated><title type='text'>Budgets publics : Et si on faisait notre boulot ?</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;On n'est même pas encore entrés dans l'Avent, le sapin n'est même pas  dressé, on n'a même pas encore acheté les cadeaux que dans nos petits  souliers, ce matin, le Père Noël a déposé une grosse enveloppe. Avec un  gros document dedans : le budget de la Ville de Genève. Et nos copains  du Grand Conseil vont recevoir une plus grosse enveloppe encore. Avec un  encore plus gros document dedans : le budget du canton. Merci Père  Noël. Fallait pas. Mais bon, maintenant qu'on l'a reçu, notre cadeau de  Noël, trouvons-lui le meilleur usage possible. C'est pas parce que la  droite locale refuse de faire son boulot qu'il faut la suivre dans cet  exemple lamentable et refuser de faire le nôtre Notre travail, nous, on  veut le faire. On a été élus pour ça, non ?&lt;/big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;   &lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Contre la posture politique du comptable frustré&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On vous en a déjà parlé, du budget municipal ? Eh bien on vous en  reparle. Parce qu'on ne s'en lasse pas. Et qu'il faut bien que quelques  évidences finissent par se frayer un chemin dans les têtes. A commencer  par celle-ci : le premier travail d'un-e Conseiller-e municipal-e, c'est  d'étudier le budget municipal. Et s'il n'en est pas content, du budget  municipal, d'agir pour qu'il soit modifié. Et cela vaut pour tous les  parlements, et tous les budgets publics. &lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt; Les palinodies de la droite municipale autour du budget de la Ville vous  ont plu ? Vous allez adorer ses gesticulations autour du budget  cantonal, et du plan financier quadriennal 2012-2015 proposé par le  Conseil d'Etat. Car si le petit déficit municipal (en gros, un centième  du budget) fait grimper la droite aux rideaux, le trou du budget  cantonal (au moins six fois plus profond en pourcentage, et quarante  fois plus lourd en volume financier) devrait achever de lui faire perdre  ce qui lui reste de tête. En trois mois, le canton de Genève a perdu  200 millions de recettes fiscales. Et perdra de plus en 2012, 53  millions du fait de la nouvelle répartition des bénéfices de la Banque  Nationale. Tout en payant des dizaines de millions de plus au titre de  la péréquation financière intercantonale. Le Conseil d'Etat présente un «  plan de redressement» qu'il va bien falloir examiner et discuter -ce  que la droite municipale s'est déjà révélée incapable de faire pour un  budget annuel six fois plus petit que le budget cantonal.&lt;br /&gt; Quant au budget municipal, le Conseil administratif de la Ville de  Genève, qui y prévoyait un petit boni de 2 millions, a dû réviser ses  prévisions, du fait de la baisse des rentrées fiscales : il prévoit  maintenant un déficit de 13 millions. soit à peine plus d'un centième du  budget, ou à peu près l'équivalent de la seule subvention  d'exploitation du Grand Théâtre, ou moins du rendement d'un seul centime  additionnel d'impôts. Le Conseil administratif a donc soumis une  nouvelle version de son budget à la Commission des Finances du Conseil  Municipal, dont le travail consiste précisément à examiner le projet de  budget, à l'amender, et à le renvoyer au plénum. Travail que ladite  commission s'est révélée incapable de faire, se lovant dans ce que le  rapporteur de sa minorité, le socialiste Grégoire Carasso, définit  justement comme « la posture politique du comptable frustré ». Ou  l'imposture politique d'une opposition sans projet, mais pas sans  réflexes pavloviens (couper dans le budget de la culture, par exemple).&lt;br /&gt; On entend donc le PLR et l'UDC refuser tout budget qui ne soit pas  équilibré, mais refuser de faire la moindre proposition pour  l'équilibrer. On entend le PDC et le MCG accepter un « léger  déséquilibre », mais refuser eux aussi de faire la moindre proposition  pour réduire le déficit proposé. Quant aux Verts, ils se prononcent  aussi contre le déficit (le fonds d'Hiler est frais ?) mais acceptent de  travailler sur le budget. C'est bien gentil à eux.&lt;br /&gt;  Optimistes comme elle se refuse toujours à cesser de l'être, la gauche  (les socialistes et «Ensemble à Gauche») ne désespère pourtant pas  qu'une majorité du Conseil Municipal fasse le travail que la majorité de  la Commission des Finances s'est révélée incapable de faire.  D'ailleurs, ce que la Commission des Finances a dit du projet de budget,  ou ce qu'elle a été incapable d'en dire, pour parler franchement, on  s'en fout. Comme de ce que les chefs, petits chefs, sous-chefs et chefs  putatifs des groupes parlementaires diront. Ce n'est ni la commission,  ni les chefs, qui décident. C'est le plénum. Et chacun-e des membres du  plénum.&lt;br /&gt; Dans dix jours, lorsque le Conseil Municipal acceptera d'examiner, ne  serait-ce que pour pouvoir l'amender, le projet de budget du Conseil  administratif, on saura quels groupes, et quel-les élu-e-s auront des  propositions à faire, des projets à défendre -bref, défendront quelque  chose qui ressemble à une ligne politique, et accepteront de faire leur  travail. Et de justifier leurs jetons de présence et la subvention que  leurs partis reçoivent. &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5855128777400399635?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5855128777400399635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/budgets-publics-et-si-on-faisait-notre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5855128777400399635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5855128777400399635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/budgets-publics-et-si-on-faisait-notre.html' title='Budgets publics : Et si on faisait notre boulot ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-5013838572472280069</id><published>2011-11-29T15:35:00.001+01:00</published><updated>2011-11-29T15:37:54.050+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Accord européen pour « sauver » la Grèce, l'euro ou les banques ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Hellas, trois fois Hellas...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Les chefs d'Etat et de gouvernement de la « zone Euro »  (l'Union     Européenne est hors course en tant qu'espace politique) étaient     parvenus à un « accord de principe » pour réduire de moitié la dette     de la Grèce, recapitaliser les banques qui vont perdre une partie de     leurs créances et renforcer le Fonds européen de stabilité     financière. Un accord tardif, insuffisant, qui va probablement     manquer sa cible, et fait l'impasse sur les responsabilités dans la     crise financière européenne -à commencer par celle d'un système qui,     au lieu de mobiliser des ressources financières pour un plan de     relance les mobilise pour boucher un trou qu'il a lui-même creusé.     Et voilà que, patatras ! la démocratie s'invite dans le souk !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Concordance arithmétique, concordance programmatique et attrait de     la mangeoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Les dirigeants européens ne sont pas venus au secours de la Grèce :     ils sont venus au secours de leurs banques, que la crise grecque     menace et que menaceraient plus encore des crises du même type si     elles survenaient en Espagne ou en Italie, voire en France. Les     banquiers ne sont pas prêts à abandonner leurs créances envers la     Grèce, à moins que les Etats les paient pour eux. Et quand nous     disons les Etats, il faut bien comprendre : les peuples de ces     Etats. Les salariés, les retraités, les jeunes en formation, les     allocataires sociaux. Parce que quoi qu'on en ait pu dire ou en     rêver, il ne faut pas compter sur les «  pays émergents » en     général, et sur la Chine en particulier, pour payer. S'ils     s'inquiètent à juste titre de la situation, c'est qu'elle menace     leurs exportations sur un marché essentiel pour eux -le marché     européen. mais ils n'ont pas, eux, les moyens de faire à la place     des Européens le travail que les Européens doivent faire : si     considérables que soient la Chine, l'Inde ou le Brésil, ces pays ne     pèsent encore pas plus lourd, économiquement, que l'Allemagne, la     France ou la Grande-Bretagne. Et pas plus que les banques     européennes, ils ne sont animés d'un esprit charitable. Les Etats de     la zone euro sont tombés d'accord pour réduire de moitié la dette     grecque, mais en payant les banques pour qu'elle acceptent cette     réduction. Et en la faisant payer aux Grecs, par une politique     d'austérité sur laquelle on a donc appris hier que les Grecs     allaient pouvoir se prononcer, par référendum, dans trois ou quatre     mois. Cette annonce par le Premier ministre grec de la tenue d'un     référendum sur le plan européen, et ses conséquences sur la Grèce, a     paniqué « les marchés », fait chuter les bourses et mis quelques     dirigeants européens (dont Sarkozy)  dans tous leurs états : mais de     quoi il se mêle, ce Grec qui veut demander aux Grecs ce qu'ils     pensent de la sauce franco-allemande (mais surtout allemande) à     laquelle les Grecs vont se faire bouffer ? Et s'ils n'aimaient pas     cette sauce, les Grecs, et disaient « non » au « plan européen » et     à la cure d'austérité qui l'accompagne ? Ils auraient quelques     raisons de le dire, ce « non »  : depuis bientôt deux ans, la Grèce     subit l'une de ces politiques d'« ajustement » que les puissances     financières avaient accoutumé d'imposer aux Etats plébéiens du     Tiers-Monde. Il s'en est suivi en Grèce une récession d'une     brutalité incomparable à celles que connaissaient les autres     économies nationales en Europe. Quoiqu'en pensent et en disent les «     dirigeants européens », le référendum annoncé, puis annulé par Papandréou aurait été une     excellente chose, parce qu'il aurait permis  à tout un peuple de dire,     dans les urnes après l'avoir dit dans la rue, ce qu'il pense de la     manière dont on le traite. Il y avait donc bien, pour les banquiers et     les décideurs politiques à leur service depuis le début de la crise     financière mondiale, un « risque grec ». Un risque auquel ils ont paré en faisant chuter l'impudent référendaire. Un risque qui porte  un beau nom bien grec : la démocratie.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-5013838572472280069?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/5013838572472280069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/accord-europeen-pour-sauver-la-grece.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5013838572472280069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/5013838572472280069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/accord-europeen-pour-sauver-la-grece.html' title='Accord européen pour « sauver » la Grèce, l&apos;euro ou les banques ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8574703861907821253</id><published>2011-11-28T13:45:00.000+01:00</published><updated>2011-11-28T13:46:47.660+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>Refus du salaire minimum, enterrement du revenu minimum d'aide sociale: Genève a voté, mais quelle Genève ?</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;      &lt;/big&gt;&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La majorité (un peu moins de 55 %) d'une minorité (celle qui     participé au vote) de citoyennes et de citoyens genevois a donc à la     fois refusé le principe d'un salaire minimum, et accepté de     supprimer le revenu minimum d'aide sociale. Pendant qu'à Neuchâtel,     où l'on votait aussi sur le salaire minimum, celui-ci était accepté     avec une majorité comparable à celle qui le refusait à Genève. Et     qu'à Saint-Gall, pour l'élection au Conseil des Etats, le président     de l'Union Syndicale Suisse terrassait le président de l'UDC. On ne     peut pas toujours être les meilleurs. Et on fera mieux la prochaine     fois. C'est promis. Reste à nous en donner les moyens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;      Ce-n 'est-qu'un-début-continuons-le-combat ! (ad libitum)&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     Bon, on a perdu. Et c'est navrant, mais explicable. Et ce n'est ni     la première, ni la dernière fois. Et puis, la Ville et les villes,     et les quartiers populaires, ont voté comme nous le souhaitions, les     communes résidentielles et les quartiers bourgeois comme nous nous y     attendions. Et le résultat naît du différentiel de participation     entre la Genève de gauche et la Genève de droite : la première s'est     massivement abstenue, la seconde a voté. Avec 46% des suffrages pour     une initiative qui n'était soutenue que par la gauche et les Verts,     les élections cantonales de 2013 ne s'annoncent pas trop mal (un tel     pourcentage suffit à obtenir une majorité au parlement et au     gouvernement, si les trois forces qui l'atteignent partent unies -et     que celle des trois qui a accoutumé de gaspiller ses suffrages et     les diviser autant de listes qu'elle abrite de candidats à la     chefferie, admet l'évidence qu'il faut plutôt les rassembler). Reste     qu'il n'est pas inutile de se demander pourquoi nous avons, hier,     perdu sur deux thèmes où nous aurions dû, et pu, gagner à Genève. Il     y a évidemment de la récurrence dans un tel résultat : on sait bien     que les inégalités de ressources matérielles se traduisent en     inégalités de ressources politiques, et que cela vaut pour les     individus (l'abstention est massive dans les couches populaires, la     participation est majoritaire dans les couches dominantes) comme     pour les organisations et les moyens qu'elles engagent dans les     campagnes politiques. Alors bien sûr, il y a les mensonges de la     campagne patronale contre le salaire minimum; bien sûr aussi, il y a     le contexte de crise, qui pousse au repli sur soi plutôt qu'à la     solidarité, et qui incite à s'en prendre à plus pauvre que soi     plutôt qu'à plus riche.; bien sûr enfin, il y a le fait qu'une     grande partie des travailleuses et des travailleurs qu'un salaire     minimum protégeraient n'ont pas le droit de vote au plan cantonal,     que la majorité de celles et ceux qui l'ont s'abstiennent, et que la     majorité des travailleurs pauvres, les working poors, sont sans     droits politiques. Et que des 4000 travailleurs de la construction     qui manifestaient vendredi à Genève, seule une minorité pouvaient     voter dimanche (et combien d'entre eux l'ont fait ?). Et que le MCG     a fait ce qu'on pouvait attendre qu'il fasse : rouler pour la     droite. Mais expliquer un vote comme celui d'hier par ces seuls     éléments, dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne datent     pas d'hier, et qu'ils marquent tous les votes « sociaux » (sur les     conditions de travail, sur les salaires, sur les retraites, sur les     assurances...) ne convaincra ni ne consolera personne. Nous sommes     arrivés à gagner en votation contre les campagnes de la droite, dans     un contexte social déprimant, malgré l'abstention régnant dans les «     couches populaires » et l'absence de droits politiques pour les     étrangers. Or hier, à Genève, nous avons perdu. Et si nous avons     perdu, c'est que nous n'avons pas réussi à mobiliser sur nos     propositions, et nos oppositions, celles et ceux pour qui nous les     faisions et les exprimions. Et ce n'est la faute de personne d'autre     que la nôtre, que cette incapacité  à combler le différentiel de     participation entre communes de gauche et communes de droite, entre     quartiers populaires et quartiers résidentiels, entre groupes     sociaux à bas niveau de revenu et de formation et groupes sociaux     privilégiés matériellement et culturellement. Il faudra que nous     nous en souvenions, lorsqu'il s'agira de faire voter pour     l'initiative syndicale proposant l'instauration d'un salaire minimum     de 4000 francs par mois (au moins) au plan suisse. Certes, alors     l'embrouillage patronal sur le thème de la menace d'un salaire     minimum de 2500 balles par mois ne pourra plus fonctionner puisque     l'initiative fédérale propose un seuil précis, mais l'annonce de     l'apocalypse économique, des faillites des PME et la fin d'un «     partenariat social »  sur lequel le patronat est le premier à     s'asseoir lourdement quand ça l'arrange, nous l'entendons déjà... Il     est vrai qu'on l'entendait déjà en 1877, cette musique, lorsque la     loi sur les fabrique décréta l'interdiction du travail des enfants     et l'instauration de la semaine de travail de 66 heures... Ce n'est     qu'une vieille antienne ? Pour le salaire minimum, une autre     s'impose ce n'est qu'un début, le combat continue...&lt;/big&gt;     &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8574703861907821253?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8574703861907821253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/refus-du-salaire-minimum-enterrement-du.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8574703861907821253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8574703861907821253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/refus-du-salaire-minimum-enterrement-du.html' title='Refus du salaire minimum, enterrement du revenu minimum d&apos;aide sociale: Genève a voté, mais quelle Genève ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7852647452872138982</id><published>2011-11-27T16:00:00.000+01:00</published><updated>2011-11-27T16:01:37.541+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>D'une élection l'autre : au tour du Conseil fédéral</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La concordance des canards&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Alain Berset, Pierre-Yves Maillard, Stéphane Rossini, Marina     Carobbio : tous quatre étaient candidate et candidats à la succession     de Micheline Calmy-Rey pour le deuxième siège socialiste au sein du     gouvernement fédéral. Un siège qui n'est plus contesté par la     droite, mais dont la ou le titulaire sera désigné par un parlement     fédéral à large majorité de droite. « Avec Alain Berset et     (Simonetta) Sommaruga, le PS restera brave, ennuyeux et bien adapté.     Ce ne sera pas très bon pour lui », ronchonne dans son coin du «     Temps »  un hôtelier haut-valaisan. Le ronchon ronchonne à raison     -mais en choisissant la concordance contre la coalition, le PS a     aussi accepté d'en payer le prix : sa neutralisation. Quitte à avoir     des socialistes au Conseil fédéral (on préférerait qu'il n'y en ait     point, mais enfin, le parti, lui, préfère qu'il y en ait), on aurait     choisi plutôt Maillard et Carobbio que Berset et Sommaruga -mais     notre modeste avis est d'un modeste poids : ce sera Berset et     Sommaruga. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Concordance arithmétique, concordance programmatique et attrait de     la mangeoire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;    Dans une tribune donnée au Temps, le Maire de Genève, Pierre Maudet,     plaide intelligemment pour « réinjecter une dose de politique » dans     la formation du gouvernement de ce pays. Ce serait passer de la «     concordance arithmétique » à une « concordance programmatique »,     fondée sur un accord politique entre les formations     gouvernementales. C'est pour ce passage que plaide également le     président du PS, Christian Levrat, qui imagine une grande coalition,     en tout cas parlementaire (et plus si entente ?)  entre le PS, les     Verts et le « centre » (Verts libéraux, PBD, PDC) pour faire passer     des projets communs, et pour Pierre-Yves Maillard, la course au     Conseil fédéral doit être l'occasion d'un débat sur les alliances et     le projet politique. Une majorité parlementaire différente, une     coalition gouvernementale ? Pourquoi pas ? Mais la politique suisse     en est-elle capable, et ses institutions sont-elles d'ailleurs     faites pour cela, faire de la politique ? La «concordance     arithmétique» avec laquelle il faudrait rompre  tient en une formule     (cuvée 1959, lors du retour du PS au Conseil fédéral)  d'une     simplicité qui confine au simplisme : les trois partis les plus     forts, électoralement parlant (mais on pourrait tout aussi bien se     référer à leur force parlementaire) ont droit chacun à deux des sept     sièges gouvernementaux, le septième siège revenant au quatrième     parti par ordre de résultat électoral ou de force parlementaire. Ce     qui, dans la configuration actuelle, nous donnerait deux udécistes,     deux socialistes, deux radelibes et un-e démochrétien-ne :  Pour     faire quoi, ensemble, lorsque sur les enjeux les plus lourds, leurs     positions divergent fondamentalement ? Et  un parti politique     fait-il « partie »du gouvernement parce que l'un-e des siens y siège     ? L'UDC est-elle « gouvernementale » parce qu'Ueli Maurer est     conseiller fédéral, et le PS, «gouvernemental» parce que deux des     siennes sont ministres ?  Les quatre partis représentés au Conseil     fédéral représentent certes, mais en les additionnant, les deux     tiers de l'électorat... Et alors ? Cette addition ne représente en     rien les rapports de force au sein d'un parlement où ni la gauche     (PS et Verts), ni la droite de la droite (UDC et PLR), ni le «     centre » (c'est-à-dire la droite la moins à droite : PDC, Verts     libéraux, PBD...) ne sont majoritaires. Et pourquoi accorder au PLR,     qui ne pèse plus que 15 % des suffrages aux élections fédérales,     deux sièges sur sept au gouvernement, alors que le «centre» avec 23     % des suffrages devrait se contenter d'un seul siège si la PBD     Widmer-Schlumpf n'était pas réélue? La « concordance arithmétique »     est ainsi à la fois arbitraire et politiquement sans contenu :     arbitraire, puisqu'elle accorde à un parti (le PLR) une     représentation qu'il ne mérite, arithmétiquement, pas; politiquement     sans contenu, puisqu'elle agrège dans une fausse coalition des     forces politiques aux projets contradictoires. Et puis, pourquoi pas     un(e) Conseiller(e) fédéral(e) Vert(e), puisque les Verts pèsent     électoralement plus de la moitié du PLR et presque deux plus que le     PBD de la Conseillère fédérale Widmer-Schlumpf ? Les Verts     seraient-ils subversifs ? Foutaise : ils ont largement prouvé, par     leurs magistrats cantonaux, qu'ils sont au moins aussi     gouvernementaux que le PS... Le boulier qui tient lieu de ligne     politique à la plupart des formations gouvernementales, s'il ne     permet guère l'élaboration d'une ligne politique crédible, permet en     revanche tous les calculs. A condition de savoir compter  : les     Verts, le PS, le «centre» : cela fait une (faible) majorité     électorale et parlementaire. Ne resterait plus qu'à répondre à     l'obsédante question : pour faire quoi ?     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7852647452872138982?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7852647452872138982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/dune-election-lautre-au-tour-du-conseil.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7852647452872138982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7852647452872138982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/dune-election-lautre-au-tour-du-conseil.html' title='D&apos;une élection l&apos;autre : au tour du Conseil fédéral'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7491580592717182149</id><published>2011-11-26T14:07:00.001+01:00</published><updated>2011-11-26T14:07:25.336+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   On a un système électoral assez intéressant, dans ce pays. Ce n'est     pas qu'il ne soit pas démocratique, non, c'est qu'il fragmente     l'expression démocratique en circonscriptions électorales     cantonales, et que, même à la proportionnelle (on parle ici de     l'élection du Conseil national), on peut gagner des sièges alors     qu'on recule en pourcentage des suffrages, ou, si on progresse en     suffrages, progresser bien plus que proportionnellement en sièges.     C'est ainsi que le PS, qui a reculé de 0,8 point entre 2007 à2011     (du fait de forts reculs dans les Grisons, à Berne et à Bâle), a     gagné quatre sièges au Conseil National grâce à sa progression et/ou     aux apparentements à Fribourg, dans le canton de Vaud, en Valais et     à Soleure. A droite, on s'en sort moins bien :Le PDC, qui recule de     2,2 points, perd 3 sièges, soit près de 10 % de sa représentation     parlementaire; le PLR, qui recule de 2,6 points, perd cinq sièges,     soit un septième de sa représentation, et l'UDC, qui recule de 2,3     points, perd huit sièges, soit un huitième de sa représentation.     Mais ce sont les Verts qui paient leur recul au prix le plus fort:     ils reculent d'un peu plus d'un point (1,2), mais perdent d'un coup     le quart de leur représentation... Il n'y a guère que les « nouveaux     partis » dont le résultat en sièges corresponde grosso modo à leur     résultat en suffrages : le PBD, qui n'existait pas lors des     élections précédentes, obtient 4,5 % des sièges avec 5,4 % des     suffrages au plan national,et les Verts libéraux, qui quadruplent     leur score en quatre ans, quadruplent aussi leur représentation. Au     passage, on a pu vérifier lors de ces élections une hypothèse qu'on     avait ici même imprudemment évoquée la semaine dernière : celle     d'une gauche en bien meilleure forme en Romandie qu'en Alémanie.     D'autant que les gagnants de ces élections, le PBD et les Verts     libéraux, sont quasiment inexistants (le PBD) ou très faibles (les     VL) en Romandie... Bref, si on est bien une démocratie, on a     peut-être encore quelques petits réglages àfaire dans le système     électoral pour qu'au final, les résultats des élections     correspondent vraiment au choix national des électeurs...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Le bénéfice augmente, le patron licencie : on commence às'y     habituer, àcette logique à la con. Et qui, mardi, s'est traduite par     l'annonce, par le groupe bâlois Novartis, de la suppression de 2000     postes de travail, dont 110 en Suisse, dont 320 à Nyon. Choqué, le     Conseiller d'Etat vaudois (et PLR) Philippe Leuba promet :« nous     allons nous battre pour sauver ces emplois »et« le match ne fait que     commencer ». Ouais, peut-être, mais on sait déjàqu'il est truqué, le     match. Parce que pour « sauver les emplois »vaudois de Novartis, il     n'y aura guère que trois solutions : faire un gros cadeau fiscal à     l'entreprise, aligner les salaires des employés sur le niveau     chinois... ou organiser la grève... et d'ici à ce que Leuba     soutienne une grève...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    25 ans après son prédécesseur, Jean-Paul Deux, Benoît Seize a     organisé à Assise un raoût inter-religieux, en y invitant même des     athées et agnostiques, à qui il a bien voulu concéder qu'ils     pouvaient être des « chercheurs de vérité »  et poser de bonnes     questions (de là à admettre qu'ils y donnent de bonnes réponses,     faut quand même pas pousser, il est est pape, Benoît...). Et     Monsieur Seize en a profité pour répéter, malgré quelques suspicions     historiques du contraire, que « la violence n'est pas dans la vraie     nature de la religion » et que le recours à la violence au nom du     christianisme « a été une utilisation abusive de la foi chrétienne     ». Et « Le Temps » de titrer sur tout ça : « A Assise, le pape a     tendu la main aux athées » . Ouais. Mais restons méfiants, tout de     même : tendre la main, c'est un geste que Benoît a appris dans les     Hitlerjugend, quand il ne s'appelait encore que Josef Ratzinger.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Bon, ben voilà, c'est officiellement confirmé  : on est sept     milliards d'humains sur terre. Dont 1,8 milliard sont de jeunes de     10 à 24 ans. « Les jeunes détiennent la clé de l'avenir » ,     commente, intelligemment l'ONU. Rien de tel qu'on bon et solide lieu     commun quand on n'a rien à dire...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On a voulu changer de caisse maladie pour payer moins cher nos     cotisations. Et on a donc lu non seulement les comparatifs entre les     caisses, mais aussi les conseils que les caisses les moins chères     prodiguent à leurs assurés, histoire d'éviter qu'ils tombent malade     et aient besoin de se faire rembourser des trucs. Parce que le but     des caisses maladies, c'est pas de rembourser des soins, c'est de     n'avoir pas de soins à rembourser. Mais toujours des cotisations à     encaisser. Donc on a tout bien lu, et si on a bien compris, si on     veut éviter de tomber malade et de devoir faire de la peine à la     gentille caisse maladie à qui on est supposé verser 400 balles par     mois, les choses sont simples :  on ne doit plus sortir de chez nous     (dehors, y'a de la pollution), rester assis (pour ne pas glisser sur     le parquet), évidemment arrêter de fumer, de boire autre chose que     des jus de fruits (et encore), de baiser (même avec préservatifs,     peut y avoir des trous), de regarder la télé ou de travailler sur     écran  (à la longue, c'est mauvais pour les yeux), de lire (ça donne     des idées, et y'en aura forcément de mauvaises) et de manger autre     chose que des petites graines bios. Bon, ben qu'est-ce qu'il nous     reste à faire ? dormir. Mais pas trop. Parce que quand on dort, on     rêve. A un autre monde. Où on pourrait sortir de chez soi, marcher,     fumer, boire de l'alcool, baiser, manger des trucs bien gras,     regarder des conneries (ou des pas conneries) à la télé, lire, tout     ça, quoi. Finalement, on n'a pas changé de caisse. Parce que payer     400 balles par mois pour se faire chier à cent sous l'heure pendant     le restant de nos jours, franchement, c'est pas un bon     investissement.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7491580592717182149?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7491580592717182149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7491580592717182149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7491580592717182149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_26.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6856316773314259196</id><published>2011-11-25T13:06:00.000+01:00</published><updated>2011-11-25T13:07:34.546+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Samedi 26 novembre, « journée sans achat » : Parce qu'une vie ne s'achète pas...</title><content type='html'>&lt;big&gt;     &lt;/big&gt;&lt;big style="font-style: italic;"&gt;Demain, dernier samedi de novembre (on nous pardonnera cette     concession à la normalité grégorienne), nous célébrerons, comme     chaque année depuis bientôt vingt ans, la « journée sans achat ».     Nous la célébrerons chacun à notre manière, cette journée de     résistance au consumérisme, lancée pour s'interroger «collectivement     et pacifiquement» sur le sens de notre soumission volontaire aux     injonctions de la société de consommation, et sur les conséquences     de cette soumission: épuisement des ressources naturelles,     accroissement des pollutions industrielles, perte du lien social,     omniprésence de la publicité. Et surtout, oubli de cette évidence     ontologique : une vie ne s'achète pas.&lt;/big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;      « Voici venu le temps d'affirmer que l'inutile crée de l'utilité,     que la gratuité crée de la richesse, que l'intérêt ne peut exister     sans le désintéressement  » (Bernard Maris)&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;     « La cause principale de la dégradation continue de l'environnement     mondial est un schéma de consommation et de production non viable,     notamment dans les pays industrialisés, qui est extrêmement     préoccupant dans la mesure où il aggrave la pauvreté et les     déséquilibres » : ainsi s'exprimait en 1992 la déclaration finale du     « Sommet de la Terre », à Rio de Janeiro. Et un plan de «     développement durable » (l'Agenda 21) plus tard, on n'est toujours     pas sorti du « schéma de consommation et de production non viable »,     et le « développement durable » apparaît pour ce qu'il est : une     tentative de sauvegarder l'essentiel de ce schéma, d'en pérenniser     les « lois » fondamentales -à commencer par celle du profit, et     celle de la propriété privée des moyens de production, et à     continuer, tout de même, par le consumérisme -Un consumérisme que le     «développement durable» n'envisage nullement de combattre, s'il     promet de le réguler. On ne sortira pas ainsi de cet ordre marchand     où la vie privée est privée de vie en devenant elle-même     marchandise, et où  la marchandise devient en elle-même, un rapport     de production lorsque sa valeur d’usage est toute entière contenue     dans le fait de la posséder -qu’on en use ou non, et quoi qu’on en     fasse, à moins qu’on la détruise sans rien en faire. Or l’objet (ou     le service) comme signe d’appartenance est plus qu’un objet ou un     service: il est à la fois la matérialisation et l’essence du lien     social -il est ce lien social. Cette socialisation de la marchandise     est la marque du capitalisme socialisé, non comme une réalité     économique, mais comme une norme sociale. Car il n’y a pas de     réalité économique –il n’y a que des conventions économiques. Et une     convention peut se rompre. Et on peut donc se délivrer de la     marchandise, la détruire -la détruire en tant que marchandise,     c’est-à-dire détruire sa valeur d’échange, en ne payant pas cette     valeur. Reste sans doute ensuite, l’exploitation ainsi niée, à nier     aussi l’aliénation : c’est la pratique de la consumation, contre la     consommation, qui y pourvoirait. Après tout, rien n’empêche le     pillage, que la menace de la sanction légale. Et les technologies de     communication dont nous disposons nous permettent de moderniser     agréablement la vieille pratique anarchiste de la «reprise     individuelle», par le début du commencement de l'instauration d'un     règne succédant à celui de la marchandise : le règne de la gratuité.     C'est ainsi que dès lors que le capitalisme contemporain extrait sa     valeur en exploitant le savoir plus que la force physique, les     détenteur des compétences théoriques constitutives d’une plus-value     peuvent, par les nouveaux moyens de communications subvertir le     système fondé sur cette plus-value en généralisant tous les savoirs     et toutes les compétences possibles –et en pouvant de surcroît le     faire anonymement : le jour où la formule du Coca-Cola aura été     lancée sur l’internet, les producteurs du breuvage pourront     numéroter leurs abattis boursiers. De plus, l'insoumission     individuelle n'est pas la seule ressource dont nous disposons : tout     mouvement de lutte collective peut préfigurer le règne de la     gratuité en l’instaurant sur le terrain même où il se (dé)mène :     distribution des stocks des entreprises occupées, ou gratuité des     services publics en grève (le mouvement ne consistant plus à cesser     le travail et à immobiliser le service public, mais à cesser     d'imposer une valeur monétaire d’échange à la prestation proposée).     Grèves de la perception ou du paiement des loyers, ou des impôts,     gratuité des transports publics, peuvent être des armes des     travailleurs autant que des consommateurs, les premiers cessant     d’être des salariés du moment même où ils cessent de demander     paiement pour ce qu’ils produisent, les seconds cessant d’être des     consommateurs du moment même où ils décident de ne plus payer ce     dont ils usent. Et tous cessant d'être des marchandises pour devenir     des humains. On rêve? Et alors ? Même privée de vie, la vie privée     ne l'est pas de rêves. Eveillés. Nous rêvons donc d’un gigantesque     autodafé de tout ce qui symbolise et manifeste le désir de posséder     une marchandise, ce désir attestant de l’adhésion absolue de son     sujet aux normes sociales de comportement.     &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6856316773314259196?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6856316773314259196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/samedi-26-novembre-journee-sans-achat.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6856316773314259196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6856316773314259196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/samedi-26-novembre-journee-sans-achat.html' title='Samedi 26 novembre, « journée sans achat » : Parce qu&apos;une vie ne s&apos;achète pas...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-872606273757390456</id><published>2011-11-24T14:14:00.000+01:00</published><updated>2011-11-24T14:15:18.099+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Genève peut-elle soutenir d'une main ce qu'elle condamne de l'autre ? « La question ne sera pas posée »</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-flowed" style="font-family: -moz-fixed; font-size: 13px;" lang="x-unicode"&gt;&lt;big&gt;&lt;span style="font-family:Helvetica, Arial, sans-serif;"&gt;&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Est-il opportun, cohérent, défendable que la Ville de Genève soutienne,  par le biais d'un concert une organisation (le Keren Kayemeth Leisraël,  KKL, ou Fonds National Juif) qui, concrètement, sur le terrain est  l'instrument d'une politique que la même Ville de Genève condamne en  soutenant un plan, l'«Initiative de Genève», qui veut y mettre fin ? La  question aurait dû être posée au Conseil Municipal hier soir, par le  biais d'une motion urgente déposée par sept conseillères municipales et  conseillers municipaux de gauche, motion que le bureau du Conseil  municipal, soutenu par tous les chefs de tous les groupes parlementaires  -sauf une- a refusé de soumettre au vote du Conseil, sous les prétextes  les plus divers dont celui, franchement ordurier, que la demande faite  par la motion relèverait de l'antisémitisme. La question de la cohérence  entre les discours et les actes de la Ville ne sera donc pas posée.         &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;         &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? Mais si je ne suis que pour  moi, que vaux-je ? »         &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; (Talmud, Abot, Mishnah)         &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;La Tribune de Genève d'hier nous annonçait que Micheline Calmy-Rey,  ci-devant présidente de la Confédération et ministre des Affaires  Etrangères, était pressentie pour présider un comité de soutien à l'«  Initiative de Genève »* pour la paix en Palestine. Si elle accepte,  sachant que cette initiative est radicalement, et fondamentalement  contraire à la politique dont le KKL est l'instrument (il se définit  lui-même comme « le bras exécutif du peuple juif pour la rédemption et  le développement de la terre d’Israël », pour «resserrer les liens entre  le peuple et sa terre, et développe(r) ainsi le sentiment d'appartenance  et d'amour d'Eretz Israël »...) Calmuche sera-t-elle accusée  d'antisémitisme ? Sans doute, puisque dans son discours à la réunion de  l'«Initiative de Genève»* , mardi, elle a clairement dénoncé la  colonisation de Jerusalem-Est et de la Cisjordanie comme sapant « les  efforts de ceux et celles qui essaient de renouer les fils de la  confiance entre les peuples ». Et les signataires israéliens de  l'Initiative seraient aussi antisémites, alors que, juifs ou non  (c'est-à-dire croyants ou non), mais Israéliens, ils sont sionistes, et  le sont au moins autant, et avec au moins autant de cohérence, que leurs  contempteurs, en Israël ou ailleurs. Nous ne sommes nous-mêmes, ici ni  plus, ni moins antisionistes que généralement, antinationalistes. Le  sionisme est en effet, tel que l'ont conçu ses fondateurs, à commencer  par Theodor Herzl, un mouvement national, né au même moment, en Europe,  que des dizaines d'autres. le mouvement d'émancipation d'une nation tel  que la définissaient les austromarxistes : une communauté de culture (le  judaïsme et tout ce qui, même ne relevant plus de la religion, en est  issu) et une communauté de destin (la persécution). Ce mouvement  national a été essentiellement porté, jusqu'à la création de l'Etat  d'Israël, par des femmes et des hommes de gauche, issus, notamment, du  Bund, le grand mouvement socialiste juif d'Europe centrale et orientale.  Mais il est arrivé à ce mouvement national ce qui est arrivé à tous ceux  qui ont atteint leur objectif, créer un Etat : il lui est arrivé qu'il  est devenu précisément un pouvoir d'Etat. Et que ses composantes, dont  le KKL, sont devenues, « objectivement », des appareils d'Etat. Et que  lorsque cet Etat, né de ce mouvement national, mène une politique de  colonisation et de ségrégation, ces organisations du mouvement national  -en l'ocurrence, mais en l'ocurrence seulement, et non en essence, ces  organisations sionistes- deviennt des instruments de cette politique de  colonisation et de colonisation. Ces précisions ne suffiront sans doute  pas pour calmer les cons et éclairer les analphabètes, mais tant pis.  Ils sont d'ailleurs si confortablement lovés dans leurs idées courtes et  leurs simplismes lourds que la force de les en déloger nous manquerait.  La veille du soir où la question de la cohérence entre les paroles et  les actes de la Ville de Genève n'aura pas pu être posée au Conseil  Municipal, les promoteurs de l'« Initiative de Genève* » présentaient, à  Genève précisément, la deuxième version de ce plan, que la Ville de  Genève soutient. Micheline Calmy-Rey a conclu cette présentation par un  appel : « Pensons l'impensable ! » . il semble que, pour nombre de  petits chefs du Conseil municipal de la Ville de Genève, penser à la  cohérence entre les discours et les actes de la Ville de Genève relève,  précisément, de l'impensable. C'est en tout cas un exercice hors de  portée de ceux pour qui toute critique de la colonisation israélienne de  la Palestine relève de l'antisémitisme, alors qu'elle n'exprime que de  l'anticolonialisme.        &lt;br /&gt;        &lt;br /&gt;* en traduction française sur          &lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.france-palestine.org/IMG/pdf/texte_geneve.pdf"&gt;www.france-palestine.org/IMG/pdf/texte_geneve.pdf&lt;/a&gt; et en anglais sur          &lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.geneva-accord.org/"&gt;www.geneva-accord.org/&lt;/a&gt;        &lt;br /&gt;      &lt;/big&gt;&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-872606273757390456?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/872606273757390456/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/geneve-peut-elle-soutenir-dune-main-ce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/872606273757390456'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/872606273757390456'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/geneve-peut-elle-soutenir-dune-main-ce.html' title='Genève peut-elle soutenir d&apos;une main ce qu&apos;elle condamne de l&apos;autre ? « La question ne sera pas posée »'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8685190022476648043</id><published>2011-11-22T13:21:00.000+01:00</published><updated>2011-11-22T13:22:21.652+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>Elections espagnoles : une défaite méritée</title><content type='html'>&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'opposition pour les uns, l'austérité pour tous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;    &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;  La droite espagnole (et espagnoliste) du Parti Populaire (PP) a donc  remporté, largement, les législatives, en obtenant son meilleur résultat  depuis que des élections démocratiques lui sont imposées (elle n'avait  en effet pas trop de soucis à se faire pendant les quarante années de  franquisme...). Pour les socialistes du PSOE, la sanction est lourde, et  sans doute méritée : quand les socialistes font une politique de  droite, à quoi cela peut-il bien servir de voter pour les socialistes ?  Mais ce n'est pas le PSOE qui va payer le plus lourd prix de sa défaite  (lui va pouvoir se refaire une santé, une ligne et une cohérence dans  l'opposition) : ce sont toutes les Espagnoles, et tous les Espagnols. Y  compris la plupart de celles et ceux qui ont voté pour la droite : la  cure d'opposition du PSOE lui sera moins dure, et bien plus profitable,  que la cure d' « austérité » que la droite va imposer à l'Espagne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;  Du bon usage obligé d'une défaite inévitable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt; Les socialistes espagnols paient, apparemment au prix fort (mais il  détiendront tout de même encore, à eux seuls, le tiers des sièges à la  Chambre basse du parlement) leur incapacité à donner une réponse de  gauche à la récession économique, au chômage (21,5 % de la population  active) et à la crise financière. Ils paient surtout le fait d'avoir  finalement accepté de se laisser contraindre à imposer à l'Espagne une  première cure d'austérité (gel des retraites, baisse des salaires, arrêt  des grands chantiers publics). C'est cette politique engagée par les  socialistes, à l'inverse de la plus prudente des politiques  social-démocrates de relance, que la droite a promis de durcir (et c'est  une promesse qu'elle tiendra) pour  « rassurer les marchés », qui tient  en un objectif, faire 20 milliards d'euros d'économies, et en trois  moyens : démantèlement social, licenciements, privatisations. Cette  politique trouvera-t-elle non seulement son opposition, mais aussi, et  surtout, son alternative ? La défaite des socialistes espagnols leur  impose en tout cas quelque chose qui tient d'une  «refondation» d'un  mouvement politique socialiste, d'autant que toute la gauche n'a pas  sombré, et que la victoire du PP n'est écrasante que par le fait de  l'abstention -il n'a guère gagné d'électeurs : c'est le PSOE qui en a  perdu, passés dans l'abstention (40 %), le vote blanc ou le vote nul. Le  paysage politique espagnol n'est pas dévasté: non seulement le PSOE est  désormais, et de loin, le premier parti d'opposition, mais les forces  qui se situent à sa gauche progressent au plan national avec la Gauche  Unie et en Euzkadi, avec la percée d'Amaiur, alors que les régionalistes  catalans, plus proches du PSOE que du PP, progressent également.  Certes, la droite contrôle la moitié des municipalités du pays et les  deux tiers des communautés autonomes, mais si la droite dure (le PP) est  majoritaire au parlement, elle ne l'est pas dans les urnes,  l'opposition de gauche (hors PSOE) et les régionalistes pèsent plus du  quart de l'électorat (et le PSOE un autre quart), la gauche conserve sur  le terrain des points d'appuis qui lui seront précieux, si elle sait  s'en servir, et surtout si le PSOE arrive à se retrouver comme parti  socialiste. En le poussant dans l'opposition, sa défaite le déshabille  d'oripeaux gouvernements qui l'avaient rendu méconnaissable. Il ne  dépend que de lui de pouvoir se représenter sous des atours plus  présentables, et surtout avec un programme plus mobilisateur, et une  volonté plus convaincante de le respecter que celle dont le défaut lui a  fait perdre les soutiens dont il disposait lorsqu'il avait repris le  pouvoir à la droite, et que Zapatero et les siens menaient une  politique, défendaient des choix et menaient des projets dignes d'un  parti socialiste et non d'un syndic de faillite. Il y a encore en  Espagne une gauche forte, et un mouvement social capable de s'opposer à  ce que la droite veut mettre en oeuvre, après que des socialistes  oublieux d'eux-mêmes aient commencé à montrer le funeste exemple de la  soumission aux  « marchés » et du renoncement à la politique elle-même.  &lt;br /&gt;&lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8685190022476648043?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8685190022476648043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/elections-espagnoles-une-defaite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8685190022476648043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8685190022476648043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/elections-espagnoles-une-defaite.html' title='Elections espagnoles : une défaite méritée'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-7049859905458184300</id><published>2011-11-21T12:40:00.000+01:00</published><updated>2011-11-21T12:41:52.522+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='votations'/><title type='text'>On vote dimanche sur le Salaire minimum à Genève et Neuchâtel : Pour le principe, et pour l'instrument</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;Même si (et  telle est notre attente) les citoyennes et citoyens de  Genève et de Neuchâtel acceptaient, le 27 novembre, l'introduction d'un  salaire minimum dans leurs cantons, (dans le canton de Vaud, ce principe  a été refusé à une courte majorité de 51,1 %), ce salaire ne sera pas  instauré tout de suite : on va voter sur un principe -celui d'assurer  aux travailleuses et aux travailleurs un revenu tiré de leur travail et  leur permettant de n'avoir pas besoin de recourir à l'assistance pour  boucler leurs fins, ou leurs milieux, ou leurs début de mois (il faut au  moins 4500 francs par mois par personne adulte, en moyenne suisse, pour  pouvoir vivre normalement, mais sans pouvoir épargner un sou en cas de  coup dur). Le principe que proposent d'instaurer les initiatives  cantonales, et qui devra être concrétisé lors du vote sur l'initiative  fédérale lancée par Unia, l'USS et le PS, est à la fois fondamental et  instrumental : fondamental en tant que principe de justice, instrumental  et indispensable, pour lutter contre la sous-enchère salariale.&lt;/big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du dialogue social comme monologue patronal&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Genève, l'initiative populaire soumise au vote dimanche prochain, et  que la majorité de droite avait tenté d'invalider au Grand Conseil,  demande au canton d'instituer un salaire minimum «  en tenant compte des  secteurs économiques ainsi que des salaires fixés par les conventions  collectives », le niveau du salaire minimum étant fixé par le Grand  Conseil. Sur ses affiches électorales la droite annonce la couleur :  pour elle, le niveau du salaire minimum c'est celui de l'assistance  publique, 2500 francs par mois. Pour la gauche et les syndicats, en  revanche, c'est autour de 4500 francs par mois. L'initiative fédérale de  l'USS propose, elle, un salaire horaire de 22 francs de l'heure, soit  4000 francs par mois pour un plein temps de 43 heures. Ce salaire  minimum serait indexé à l'inflation et à l'évolution générale des  salaires, et les cantons pourraient édicter des mesures rehaussant ce  plancher pour l'adapter à leur contexte (coût de la vie, niveau des  salaires). On est donc bien loin, tant avec les initiatives cantonales  qu'avec l'initiative fédérale, des 2500 francs par mois que le patronat  agite, en nous signalant par là-même qu'il est prêt à payer à Genève des  femmes et des hommes 2500 francs par mois pour un travail à plein  temps, quand il ne le fait pas déjà, ou s'en approche. Evidemment, un  salaire minimum de 4500 francs par mois, ça ne ferait pas l'affaire du  patronat du nettoyage, qui hurlait à la mort quand la Ville de Genève  voulait faire en sorte que les employées et les employés des sociétés  privées à qui la Ville sous.traite (pourquoi, d'ailleurs ?) le nettoyage  de ses locaux soient payé-e-s 25 francs de l'heure au lieu de 18 francs  et cinquante centimes. Situons un peu ces niveaux : on considère comme  des « salaires de pauvreté » ceux qui sont inférieurs aux deux tiers du  salaire médian, ce qui équivaut en Suisse à 4000 francs (le niveau  national proposé pour le salaire minimum par l'initiative syndicale) et à  4200 francs à Genève. Ce niveau est même inférieur à celui suggéré par  l'enquête de l'Office fédéral de la statistique sur les revenus des  ménages en 2009, enquête qui suggère un seuil de 4900 francs mensuels  brut en dessous duquel il est impossible de constituer la moindre  réserve financière, et au niveau duquel la totalité des ressources  disponibles est consacrée aux dépenses essentielles (dont 12 % aux  impôts, 10 % aux assurances sociales, 5 % à l'assurance maladie, 13 % à  l'alimentation, 15 % au logement  et à l'énergie, 7,7 % aux  transports...)  Un-e salarié-e suisse sur dix doit se contenter d'un tel  salaire, ou d'un salaire encore moindre : ce sont les « travailleurs  pauvres ». Et certaines conventions collectives prévoient des salaires  inférieurs à 4000 francs pour un plein (et long) temps, dans  l'hôtellerie et la restauration, l'horlogerie, le nettoyage, la  coiffure, l'esthétique ou les soins domestiques. On s'autorisera donc à  doucement ricaner en lisant (notamment dans « Entreprise Romande » du 11  novembre) et en entendant les vibrants plaidoyers du patronat en faveur  d'un « partenariat social » que l'introduction d'un salaire minimum  mettrait à mal, quand ce même patronat -et pas seulement Novartis- le  piétine allègrement quand il s'agit de licencier par charrettes entières  pour sauvegarder (ou faire remonter) le cours des actions. On  rappellera au passage que ce fameux « partenariat social »  aboutit à ce  que la majorité des salariés de ce pays ne sont pas protégés par une  convention collective, et qu'une  CCT sur dix ne prévoit pas de salaire  minimum. Plaidant contre l'instauration d'un salaire minimum, en qui  elle voit une menace pour le «dialogue social», l'éditorialiste d' «  Entreprise Romande » du 11 novembre conclut sombrement : «En ces jours  moroses pour l'économie romande, ne tuons pas le dialogue social. C'est  une de nos meilleures planches de salut ». Tel qu'il le conçoit, le «  dialogue social »  est en effet «en ces jours moroses», une excellente «  planche de salut » pour le patronat. Mais pour lui seul. Ce dialogue  est un monologue, qu'un « oui » peut interrompre : un « oui » à Genève  et à Neuchâtel, à l'instauration d'un salaire minimum.  &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-7049859905458184300?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/7049859905458184300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/on-vote-dimanche-sur-le-salaire-minimum.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7049859905458184300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/7049859905458184300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/on-vote-dimanche-sur-le-salaire-minimum.html' title='On vote dimanche sur le Salaire minimum à Genève et Neuchâtel : Pour le principe, et pour l&apos;instrument'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-8746975375277333052</id><published>2011-11-20T14:44:00.001+01:00</published><updated>2011-11-20T14:44:59.485+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sur le fond'/><title type='text'>Démocratie, élections : Quoi de neuf ? Rousseau !</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petite pause dans les commentaires d'actualité pour essayer de     prendre sur elle (et sur eux) un peu de hauteur -ce qui, si nous y     parvenons, ne pourrait, admettons-le, ne nous faire que du bien.     Ainsi, nous aurions, dimanche dernier, en désignant nos     représentant-e-s au parlement fédéral, participé à déléguer à des     représentants la « volonté générale » du peuple souverain sont nous     sommes supposés faire partie (quoique la moitié de celles et ceux     qui étaient invité-e-s à le faire s'en soient abstenus, ce qui n'est     après tout qu'une carte blanche laissée à qui veut la prendre) ?     Mais cette « volonté générale » est-elle déléguable ? Et en élisant,     n'est-ce pas d'une part de ma propre volonté, et de ma souveraineté,     que j'abandonne ? Ouvrons donc un peu de l'année Rousseau, avec un     peu d'avance...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Déléguer l'expression de la volonté générale ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Pour notre concitoyen de Genève, la volonté générale ne se délégue     pas : Jean-Jacques était ennemi des élections, et pour lui, seule     l'expression directe de la volonté générale (on dira aujourd'hui la     « volonté populaire »), celle qu'en Suisse aujourd'hui permettent     les référendums et les initiatives, était légitime, s'exprimât-elle     par l'émeute.  De plus, dans la conception qu'il en développe cette     volonté populaire est, et ne peut-être, qu'absolutiste. Elle force à     être libre, et elle définit ce qu'est la liberté... Or cet     absolutisme démocratique de Rousseau est fondé sur une condition     sine qua non : Pour définir la volonté générale, il faut que les     citoyens en délibèrent, et pour qu'ils puissent en délibérer et     former ensemble une volonté générale qui ne soit pas insensée, comme     elle risque constamment de l'être (genre interdiction des     minarets...), il faut que les citoyens, tous les citoyens, soient «      éclairés ». Il ne s'agit même pas pour Rousseau d'un droit, mais     d'une double obligation, de l'Etat et du citoyen : le citoyen doit     être informé (c'est une obligation de l'Etat) et doit s'informer     (c'est un devoir du citoyen). On ne peut donc en rester à une «     République des savants » ou des experts : l'expertise elle-même doit     être républicaine, c'est-à-dire être l'affaire de tous. Et pour     cela, tous doivent participer au processus délibératif à la source     des grandes décisions engageant la collectivité (celles qui     déterminent les constitutions, non celles qui désignent des     représentants, et moins encore celles, du genre de l'interdiction     des minarets, qui ne portent que sur un sujet particulier). Cette     participation est en outre la condition de la socialisation :     disposer d'un pouvoir de décision dans la société, et sur la     société, c'est en être membre; être privé de ce pouvoir, c'est être     conduit à en être ennemi. La société ne tient pas seulement par ses     règles, elle tient surtout par la participation des sociétaires à la     définition de ces règles : le contrat social ne tient que s'il     garantit la liberté des citoyens qui le passent, en même temps qu'il     leur impose des obligations -dont celle de prendre la part que l'on     peut aux « affaires de l'Etat »  : « Sitôt que quelqu'un dit des     Affaires de l'Etat : que m'importe ? on doit compter que l'Etat est     perdu »... Or un-e citoyen-ne sur deux s'est, lors des élections     fédérales, abstenu de prendre, ne fût-ce qu'en la déléguant par     l'élection, sa part aux «Affaires de l'Etat», et celles et ceux qui     ont, dans ces conditions, été délégués ne l'ont été que par moins du     quart de la population de ce pays. Que vaut donc, dans ces     conditions, cette délégation, et quelle légitimité a-t-elle, pour     prendre des décisions qui engagent la totalité de cette population ?     Elle vaut ce que vaut l'abandon par le «peuple souverain» d'une     partie de sa souveraineté à des gens qu'il délègue pour l'exprimer à     sa place -ce qui, répétons-le, est fondamentalement contraire à la     conception rousseauiste de la démocratie, ou plutôt de la     République. Une conception dont on sait que la Révolution française     la fit sienne, et dont le droit à l'insurrection que proclamera la     Constitution de l'An II est directement issu : il est le droit (et     même le devoir) des sociétaires de s'insurger contre un gouvernement     qui violerait leurs propres droits, car un tel gouvernement serait     l'ennemi de tous -et pour Jean-Jacques, « l'émeute qui finit par     étrangler ou détrôner un sultan est un acte aussi juridique que ceux     par lesquels il disposait la veille des vies et des biens de ses     sujets ». Et c'est là que la « volonté générale » cesse d'être     absolutiste : quand elle se dresse, par l'insurrection, contre     l'absolutisme lui-même, dont elle est le contrepoids.  Cela dit,     braves gens, pas de panique : nous, ici avons le référendum et     l'initiative, et le camping indigné dans le parc des Bastions, pour     faire l'économie de l'insurrection : ils sont là, et nous ont été     accordés, pour cela, ces droits populaires.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-8746975375277333052?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/8746975375277333052/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/democratie-elections-quoi-de-neuf.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8746975375277333052'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/8746975375277333052'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/democratie-elections-quoi-de-neuf.html' title='Démocratie, élections : Quoi de neuf ? Rousseau !'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2658668093914530918</id><published>2011-11-19T14:15:00.001+01:00</published><updated>2011-11-19T14:15:55.907+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>Le député libéral Pierre Weiss s'inquiète : dans le nouveau manuel     d'enseignement du « fait religieux » aux élèves de 9ème année (1ère     du Cycle d'Orientation), il n'est fait aucune référence aux     Evangiles, alors qu'y figurent des extraits d'une foultitude de     textes infidèles (la Torah, le Coran) et païens (Gilgamesh,     l'Odyssée, le Livre des morts...). Et il s'en émeut, Weiss. A quoi     le Département de l'Instruction publique répond qu'il s'agit d'un     enseignement, pas d'un catéchisme et que le christianisme sera en     tant que tel abordé en 10ème année (2ème du Cycle). Mais ça ne     rassure pas Weiss. Allons, un bon mouvement, faisons plaisir à     Weiss, il en a besoin après sa déconvenue électorale fédérale :     glissons dans le manuel contesté un extrait des Evangiles. Tiens, le     récit de la chasse aux marchands du Temple, par exemple. L'enseigner     à un libéral, ça s'impose, non ?&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Après le retrait de son candidat au Conseil des Etats, Jean-Marie     Surer, et le choix en catastrophe (mais par acclamation, c'est plus     sûr) du journaliste Fathi Derder pour le remplacer aux côtés de la     candidate radicale, « le parti libéral vaudois navigue en eau     trouble » , écrivait « Le Temps », et la présidente du parti,     Catherine Labouchère déclarait: « Nous ne connaissons pas     d'essoufflement. Nous travaillons à la fusion avec les radicaux ».     Vu les résultats de ce week-end pour le PLR, c'était peut-être pas     de l'essoufflement en juillet, mais c'est carrément de l'apnée en     octobre.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Elections fédérales  on évoquait dans le «Cause Toujours»  de     vendredi un « risque belge »  pour la Suisse, avec une Romandie     plutôt de gauche et une Alémanie franchement à droite. Finalement,     avec le recul de l'UDC et du PLR, le risque belge s'est avéré : à     droite, les moules s'effritent...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Elections fédérales, résumé de la course genevoise pour le Conseil     national : Le taux de participation a été de près de quatre points     inférieur à celui de 2007. Au plan cantonal, la gauche, toutes     listes confondues, pèse 40,43 % des suffrages, dont un peu moins de     la moitié (19,13%) pour les listes socialistes. Au plan municipal     (celui de la Ville), elle pèse 46,97 % des suffrages, dont là aussi     un peu moins de la moitié (22,38 %) pour les listes socialistes. En     Ville, les listes de la « gauche de la gauche » atteignent 10,2 %..     Cantonalement, à droite, l'UDC perd le quart de son électorat (elle     passe de 21 % à 16 %) mais sauve son deuxième siège, le PLR recule     de trois points par rapport au total radical et libéral de 2007,     perd un siège malgré l'élargissement de l'Entente aux Verts     libéraux. La fusion radelibe se paie cash. Le PDC recule légèrement     (de 9,7 à 9,4 %) et sauve son siège. les Verts libéraux plafonnent à     3 %. Le MCG passe d'une élection fédérale à l'autre de 2,5 à 9,8 %,     et entre au Conseil national, mais reste loin de son score cantonal     (ou même de son score municipal).  A gauche, les Verts perdent le     tiers de leur électorat mais gardent leur deux sièges grâce à     l'apparentement des listes de l'Alternative, la « gauche de la     gauche » cultive sa gaucherie et se re-replante (elle a pesé jusqu'à     14 % à Genève, elle n'en pèse plus que la moitié et réussit encore à     éparpiller cette moitié), et le PS progresse légèrement, ce qui lui     permet, grâce aux apparentements de l'Alternative, de garder son     troisième siège. Les listes « jeunes »  font des résultats     anecdotiques, mais garnissent le « pot commun »  de leurs partis     respectifs, grâce aux sous-apparentements (la liste des «Jeunes     Verts» contribue ainsi au maintien du deuxième siège Vert -le seul     de gauche, à vrai dire). Pour le reste : le drapeau noir du Parti     pirate flotte sur une marmite électorale vide (0,89 %), l'Alliance     bleue est dans le bleu (0,26 %) et le parti Evangélique prêche dans     le désert avec un petit pourcent.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    L'avocat bling-bling Dominique Warluzel va quitter la Suisse et     s'installer aux Bahamas pour payer moins d'impôts. Bon, ben voila,     un seul maître ne nous manquera pas et pas grand chose ne sera     dépeuplé...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2658668093914530918?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2658668093914530918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2658668093914530918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2658668093914530918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_19.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-2827803319389429805</id><published>2011-11-18T14:30:00.000+01:00</published><updated>2011-11-18T14:31:10.114+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Quelle « Libye nouvelle »  ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Après Kadhafi, les repentis du kadhafisme...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Pour Amnesty International, la mise à mort de Kadhafi est un crime     de guerre dont les responsables doivent comparaître en justice, et     pour le Prix Nobel de la Paix  Desmond Tutu, cette mise à mort est «     en contradiction avec la noble entreprise visant à instaurer dans ce     pays une culture des droits de l'homme et de la démocratie ». Pour     le moins, en effet, mais outre que les dictateurs, quand ile ne     meurent pas benoîtement dans leurs lits, meurent généralement assez     salement, à la Mussolini, l'instauration de la démocratie et des     droits de l'homme est-elle bien le projet du nouveau pouvoir libyen,     ou ce projet se résume-t-il précisément à garder le pouvoir pris     grâce à l'OTAN ? Et sur qui va reposer ce « nouveau pouvoir » ?     Kadhafi mort, les forces qui le soutenaient (car il y en avait, et     qui ne se réduisaient pas à quelques centaines de mercenaires     sub-sahariens -dont l'existence a d'ailleurs justifié de véritables     pogroms « antinègres » dans toute la Libye insurgée) n'ont pas     disparu dans les sables. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Du printemps à l'automne, de Kadhafi à la Charia et du sabre au     goupillon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Une dictature ne se réduit pas à un homme, ni à sa famille : une     dictature, c'est aussi un appareil d'Etat, une police, une armée,     une administration, des «  intellectuels organiques» pour chanter     ses mérites et des enseignants pour les enseigner... On veut bien     que Kadhafi soit devenu, après avoir été un potentat avec qui     négocier, l'incarnation du Mal -mais le Mal banal que Hannah Arendt     voyait en Eichmann n'est pas mort dans le lynchage du Guide. Une     dictature ne tient pas toute seule, ni par la seule violence et la     seule oppression : elle tient aussi par la connivence d'une partie     de la société, et par la soumission volontaire d'une partie de la     population. Une soumission qui s'achète : des Libyens ont prospéré     sous Kadhafi. Et puis, une dictature, c'est un étau : ça tient     ensemble des pièces (la Tripolitaine et la Cyrénaïque, par exemple)     qui, peut-être, se sépareraient sans elle. Bref, la Libye de     Kadhafi, ce n'était pas seulement la famille de Kadhafi. Et dans la     Libye de l'après-Kadhafi, la plupart de ceux qui avaient soutenu,     avaient profité, s'étaient accomodés du régime renversé, sont     toujours là. Qu'ils aient retourné leurs gandouras participe d'un     exercice connu, vieux comme les révolutions et les changements de     régime : de Gaulle au pouvoir en 1944 s'appuie sur l'administration     et la police de Vichy plus encore que sur les forces de la     Résistance intérieure. Et Papon, organisateur des raffles de juifs à     Bordeaux, sera quinze ans plus tard organisateur des ratonnades     d'Algériens à Paris. Les changements de régime sont des changements     de tête, même dans les révolutions : on coupe celle du roi, parce     qu'il est le roi et qu'il a, comme le résumait Saint-Just, commis le     crime de régner et de s'abstraire de la Nation en prétendant être     au-dessus d'elle... mais en passant de la monarchie à la République     on n'abolit pas l'Etat, si on le peuple d'un personnel nouveau. Et     les véritables « insurgés» libyens, ceux qui n'ont pas attendu pour     prendre les armes que Kadfhafi quitte Tripoli pour Syrte, risquent     d'être, comme bien d'autres avant eux, dans bien d'autres     révolutions, les cocus de l'histoire : le «nouveau pouvoir », le     Conseil National de Transition, est peuplé d'anciens responsables du     régime de Kadhafi, comm ses deux dirigeants, Abdeljalil et Jibril.     Quant à l'avènement de la démocratie, si avènement il devait y avoir     et se traduire par des élections libres, il devrait, logiquement, se     traduire, comme en Tunisie, par une victoire de la plus ancienne des     forces d'opposition, celle qui a été le plus durement frappée par la     répression : les islamistes. Le « nouveau pouvoir »  libyen n'a pas     été le dernier à le prévoir et à prendre quelques longueurs     d'avance: « nous avons adopté la charia vomme loi essentielle et     toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non     avenue», a annoncé Moustapha Abdeljalil. Du printemps arabe à     l'automne, de Kadhafi à la charia et du sabre au goupillon, en     somme...     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-2827803319389429805?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/2827803319389429805/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/quelle-libye-nouvelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2827803319389429805'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/2827803319389429805'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/quelle-libye-nouvelle.html' title='Quelle « Libye nouvelle »  ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6446026124188667493</id><published>2011-11-17T12:50:00.000+01:00</published><updated>2011-11-17T12:51:34.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>« Gauche de la gauche »  : Savez-vous vous replanter dans les choux ?</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                   &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvelle plantée de la « gauche de la gauche » genevoise aux     élections : les mêmes causes qui l'ont éjectée du parlement cantonal     il y a deux ans l'ont maintenue ce week-end hors du parlement     fédéral (où l'unique siège, vaudois, de cette présumée « gauche de     la gauche » a également été perdu). A Genève, en tout cas, ces     causes sont si connues, si précisément identifiables, qu'on     s'interroge sur leur permanence :  la division, les querelles de     voisinage politique, les concurrences de jardinets électoraux, les     calculs d'organisations et les réglements de compte personnels. Il y     a du trouble obsessionnel compulsif, là-dedans. ça devrait se     soigner, mais comment ? Continuez comme ça, camarades, et votre     dilemme se réduira à l'alternative que le « vote utile » de ce     week-end suggère : rejoindre le PS ou disparaître du champ politique     visible...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Les socialistes, qui d'autre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Résumons donc le sort des urnes fédérales : recul de la droite de la     droite (UDC et PLR), élargissement du « centre »  (à l'automne, les     marais s'étendent, c'est dans l'ordre des pluies), léger     affaiblissement de la gauche, du fait d'un recul des Verts que ne     compense pas le succès du PS et de la disparition des deux dernières     représentations parlementaires (celles du PCS et du POP), déjà     presque anecdotiques, d'une gauche autre que le PS et les Verts. Il     entre sans doute du « vote utile »  (en faveur du PS) dans le     résultat calamiteux de la « gauche de la gauche», ce week-end. Un «     vote utile »  (que symbolise à merveille le résultat vaudois : le PS     gagne deux sièges, les Verts et La Gauche en perdent chacun un...)     en faveur de la principale force politique de gauche, la seule dont     on puisse réellement faire usage institutionnel contre la droite et     l'extrême-droite de ce pays.  En effet, quoi que l'on pense ou dise     et que l'on ait à critiquer des choix et les positionnements du PS,     cette force, ici et maintenant, c'est lui, et lui seul (« les     socialistes, qui d'autre ? »). Mais ce constat ne répond pas à la     question (qui ne se pose d'ailleurs pas qu'en Suisse) : pourquoi     diable ce qui dit se veut à la gauche du PS se trouve incapable de     capitaliser le mécontentement (ici), voire la révolte (ailleurs),     populaires ? « La Gauche » s'est précisément créée pour surmonter     les concurrences et les guerres de territoire entre organisations et     micro-organisations : en partant de la base pour construire un     nouveau mouvement, à partir des militantes et des militants des     organisations existantes, ou de sympathisantes et sympathisants     membres d'aucune organisation mais disposés à rejoindre quelque     chose de neuf, qui ne se créerait pas comme la Nème version d'un     cartel de formations négociant entre elles, âprement mais sans y     arriver pour un temps plus long que celui d'une campagne électorale,     leur regroupement sous une bannière commune (Alliance de Gauche, A     Gauche Toute, Ensemble à Gauche... prochaine étape : Au fond à     Gauche ?). C'était d'un nouvel espace politique « à la gauche du P »     dont il était question, prenant la place des jardinets entretenus     depuis des lustres, les uns à côté des autres, mais clôturés     séparément les uns des autres. Bref, « La Gauche »  n'avait (et n'a     encore) de sens que pour remplacer solidaritéS, le Parti du Travail,     le Mouvement pour le socialisme, la Gauche anticapitaliste, les     Communistes, le DAL, les Indépendants de gauche etc... etc.... Pour     les remplacer, pas péur s'y ajouter... Or pour qu'elle puisse les     remplacer, il faudrait qu'elle s'en tienne à son intuition première     : se construire à partir des personnes, non à partir des     organisations, et, si elle décide de prendre part à des élections,     décider des candidatures qu'elle y présente ans tenir compte d'une     quelconque répartition des places entre les différentes     organisations encore existantes. C'est d'ailleurs ce que suggère le     secrétariat national de « La Gauche »  : « travailler en amont, pour     éviter de perdre trop de temps en campagne dans des calculs     interminables, laissant venir se sous-apparenter les derniers     dissidents éventuels, et ne nous occupant pas de commenter les faits     et gestes de ceux qui vont choisir de rester à part » . Il serait     temps, en effet.     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6446026124188667493?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6446026124188667493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/gauche-de-la-gauche-savez-vous-vous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6446026124188667493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6446026124188667493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/gauche-de-la-gauche-savez-vous-vous.html' title='« Gauche de la gauche »  : Savez-vous vous replanter dans les choux ?'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3069487065618946662</id><published>2011-11-14T03:35:00.000+01:00</published><updated>2011-11-14T03:36:26.995+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Démission de Berlusconi : Les marchés m'ont tuer...</title><content type='html'>&lt;big style="font-style: italic;"&gt;Un présumé socialiste grec acquis aux politiques libérales et un présumé  libéral italien acquis à ses propres monopoles renvoyés en une semaine  de leurs chefferies gouvernementales : joli tableau de chasse  européenne. Qui a fait tomber Berlu ? Le peuple italien ? les  «  Indignés » italiens ? La gauche italienne ? Non :  « les marchés ». Et  les alliés de Berlu au gouvernement. Et quelques chefs d'Etat et de  gouvernement européens, à commencer par Merkel et Sarkozy. Et la Banque  centrale européenne, et le Fonds monétaire international. Berlusconi n'a  pas été renversé par la mobilisation, en Italie, d'un mouvement  populaire : il a été lourdé par la droite et la finance italiennes et  européennes, une semaine après que Papandreou ait subi le même sort.  Congédiés l'un et l'autre comme des domestiques surpris à faucher les  petites cuillères. On est dans Labiche, pas dans Machiavel. &lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Chiodo scaccia chiodo &lt;/span&gt;&lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Berlusconi démissionne, et l'Italie sera gouvernée, pour un temps, par  un cabinet présidé par un « technicien apolitique » (comme si le chef  d'un gouvernement pouvait être « apolitique »...) chargé d'appliquer les  politiques d'austérité que Berlusconi n'était plus en mesure  d'appliquer. En clair : faire payer aux Italiennes et aux Italiens la  dette publique de l'Italie. On  n'attendra pas de nous que l'on verse  quelque larmichette sur le sort du Chef du gouvernement italien, poussé  vers la sortie par une partie de sa majorité, les « marchés » et ses  copains de la zone euro. L'éloge de Berlusconi, Poutine s'en est  chargé.  Mais nous nous autoriserons tout de même quelques  interrogations et quelques doutes sur les conditions de cette sortie,  sous les huées d'une foule qui n'avait pu le faire partir elle-même et  qui se trouve réduite à saluer son congédiement. On ne regrettera  évidemment pas la chefferie berlusconienne du gouvernement italien :  elle n'avait que trop duré, et nous sommes de ceux qui considérons que  l'Italie, où après tout la politique au sens moderne du terme fut  inventée, à Rome, à Florence ou à Venise, avant même que l'Italie  existât en tant qu'Etat, méritait mieux que le pitre, qui la gouverna  pendant dix-sept ans. « Berlusconi laisse l'Italie dans l'Etat où il  l'avait trouvée », titre Le Monde. Mais c'est encore tirer un bilan  optimiste de ces dix dernières années de bunga bunga politique -ou  plutôt apolitique : Berlusconi n'était « ni de gauche, ni de droite » :  il était là où ses intérêts les plus triviaux, ceux de sa bourse ou ceux  de ses bourses, le conduisaient; Il promettait de réduire les impôts, il  les a augmenté. Pour les autres.  Il promettait de faire rentrer les  impôts -il fraudait.  Il promettait de réduire les inégalités entre le  nord et le sud de l'Italie, il les a accrues -il est du bon côté : le  nord. Il promettait de réformer la justice -il l'a muselée pour y  échapper. Il dénonçait la mainmise des partis (de gauche) sur les media,  mais il possède trois chaînes de télévision, une maison d'édition et  quarante journaux. Et quelles leçons de politique pourrions-nous donner  aux Italiens ? Ce sont eux qui nous en ont données, une fois de plus.  Car ce que Berlusconi a fait de l'Italie, d'autres le font d'autres pays  -le nôtre y compris. Et si Berlusconi quitte la présidence du  gouvernement italien, il ne quitte pas forcément le champ politique  italien qu'il laboure depuis vingt ans. Et la Berlusconerie reste une  province de la politique italienne, comme la Blochérie un canton suisse,  ou la Sarkozie une région française : autant d'espaces où la politique  est réduite à ce que «les marchés » peuvent en supporter, c'est-à-dire  pas grand chose : un peu de pain, beaucoup de jeux, et le moins possible  de décisions qui aient un sens, des effets, un contenu. Le culte de la  performance individuelle mesurée en espèces sonnantes et trébuchantes,  le culte de l'apparence où le botox, la moumoute et les talonnettes  valent plus que les idées et les programmes, et pour le reste, le  spectacle et le sport. C'était cela, la berlusconerie, et c'est cela  aussi, de plus en plus, chez nous aussi, dans le champ politique. Et de  cela, nous sommes aussi responsables, par notre incapacité à y résister  efficacement, que les Italiens le furent de Berlusconi : il y a des  aliénations aussi volontaires que la servitude qu'observait La Boëtie,  dont il nous adjurait de nous défaire et dont un demi-millénaire plus  tard, nous ne nous sommes toujours pas dépris. &lt;/big&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3069487065618946662?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3069487065618946662/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/demission-de-berlusconi-les-marches.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3069487065618946662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3069487065618946662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/demission-de-berlusconi-les-marches.html' title='Démission de Berlusconi : Les marchés m&apos;ont tuer...'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3721330054239563975</id><published>2011-11-13T15:19:00.001+01:00</published><updated>2011-11-13T15:19:35.936+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   On a encore à nouveau reçu comme tous les membres du Conseil     Municipal de Genève, une nouvelle lettre de mise en garde de notre     vénérée présidente qui, au nom du bureau du susdit Conseil, nous     avertit qu'«  après une discussion approfondie », les membres du     susdit bureau « ont résolu que dès ce jour (21 octobre), il y aura     dépôt de plainte systématique contre tout membre du Conseil     municipal qui communiquera, par quelque moyen que ce soit, et dans     quelque média (sic) que ce soit, sur des débats ou votes intervenus     dans les commissions du Conseil municipal, tant que le rapport de     l'objet en question n'aura pas été inscrit à l'ordre du jour des     séances plénières ». Et de nous rappeler que la violation du «     secret de fonction est grave et tombe sous le coup de l'article 293     du Code pénal suisse ». D'où une interrogations angoissée nimbée     d'un léger sourire : On espère que cette lettre n'était pas frappée     du sceau de la confidentialité, parce que sinon, en la publiant on     aurait violé l'interdiction de révéler l'interdiction de violer le     secret de fonction, d'où une vertigineuse mise en abyme, puisqu'on     finirait par être traîné devant les tribunaux  pour avoir publié la     mise en demeure de ne pas publier la sommation de ne pas commenter     la mise en demeure de ne pas ricaner sur l'interdiction de publier     l'interdiction de communiquer (quelqu'un a une aspirine ?)... on se     marre : l'art. 293 du Code pénal ne menace que d'une amende. Alors,     quand déjà on ne paie même pas celles des TPG...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    A Genève, avec un résultat lui donnant grosso modo « droit » à deux     sièges, le PS en obtient trois, grâce, notamment aux suffrages des     listes de la « gauche de la gauche »  avec lesquelles le PS était     apparenté, mais qui, divisées, n'ont à nouveau pas été foutues de     revenir au Parlement fédéral. Merci du cadeau, camarades. ça prouve     que la gauche reste partageuse. Mais bon, il serait peut-être temps     de vous poser des questions sur l'efficacité des négociations     d'appareils pour le bricolage de listes pseudo « unitaires », non ?    &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;     Alors voilà, ce qui est sûr, c'est que Mouammar Kadhafi est mort.     Et pas de belle manière. Mais ce qui n'est pas sûr, c'est     précisément comment : à la suite d'un affrontement entre ses gardes     et ses assaillants ? lynchés par ceux-ci (ce que les vidéos semblent     suggérer), des suites des blessures reçues dans le bombardement de     son convoi par l'OTAN ? L'ONU demande une enquête, la veuve du Guide     aussi, mais on parie qu'enquête, il n'y aura pas. Parce que personne     qui pourrait en mener une n'a intérêt à ce qu'il y en ait une. Et     que Kadhafi mort, même salement, ça arrange tout le monde. A     commencer par ses anciens copains occidentaux Sarkozy ou Berlusconi.     Qui doit regretter in petto son copain de bunga-bunga. Ben oui,     c'est comme ça : du bunga-bunga au boum-boum, du capitole à la roche     Tarpéienne et des palais occidentaux à une bouche d'égoût de     Syrte...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Une bonne nouvelle est tombée samedi, suivie d'une moins bonne : le     général Khaled Nezzar, ancien ministre algérien de la Défense, l'un     des chefs du clan des « éradicateurs » et l'un des responsables de     la « sale guerre » contre les islamistes, armés ou non, en Algérie     dans les années '90, a été interpellé jeudi à Genève, sur     dénonciation de l'association Trial, qui lutte contre l'impunité des     puissants. Le Ministère public de la Confédération a ouvert une     instruction contre Nezzar pour crimes de guerre (exécutions     sommaires, assassinats collectifs, torture, disparitions...). ça,     c'était la bonne nouvelle. La moins bonne, c'est qu'après un jour     d'interrogatoire, Nezzar a été remis en liberté vendredi, sur la     promesse de se présenter devant la justice suisse durant la suite de     la procédure. Et évidemment, sitôt remis en liberté, il a pris la     poudre d'escampette. Et il y a fort à parier qu'il ne remettra plus     les pieds en Suisse tant qu'il ne sera pas certain de n'y rien     risquer. Mais bon : son arrestation et l'ouverture d'une procédure     contre lui est un geste fort, même si ensuite, comme si elle avait     eu peur de son propre réflexe, la justice helvétique s'est empressée     de donner au général la possibilité de lui échapper. Et c'est ainsi     qu'un bon mouvement peut être suivi d'un lâche soulagement : ouf, on     n'aura pas à juger en Suisse un potentat algérien.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-3721330054239563975?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/3721330054239563975/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_13.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3721330054239563975'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/3721330054239563975'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_13.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-1984090910043761209</id><published>2011-11-12T14:39:00.001+01:00</published><updated>2011-11-12T14:39:41.603+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Journée Mondiale de l'Alimentation : Des peuples en faim de droits</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                   &lt;big&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lundi se célébrait la  « Journée mondiale de l'alimentation ». A       Rome, l'ONU avait réuni chefs de ses agences et personnalités       internationales autour du thème (et d'un buffet dinatoire ?) «       Prix alimentaires- de la crise vers la stabilité » ). Et A Genève,       le lendemain, Jean Ziegler présentait son dernier bouquin*,  «       Destruction massive », sous-titré en hommage à Josué de Castro,  «       géopolitique de la faim ». Cela fait maintenant 65 ans qu'a été       lancée, par l'ONU, la première campagne mondiale contre la faim.       Et la faim est toujours là. Non comme une fatalité mais comme la       conséquence de choix politiques et économiques qui excluent 35       millions de personnes chaque année, et un enfant toutes les cinq       secondes, du droit à vivre. L'humanité a toujours faim du droit à       ne pas mourir de faim.&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;       « La faim est faite de main d'homme »&lt;/span&gt;&lt;/big&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      Le Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour       l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, a déclaré       qu'il était nécessaire d'investir plus de 80 millions de dollars       supplémentaires chaque année dans le secteur de l'agriculture pour       assurer la sécurité alimentaire de la planète en 2050, et que « La       raison sous-jacente de l'impact dévastateur de la flambée et de la       volatilité des prix des denrées alimentaires sur les populations       les plus défavorisées est un manque d'investissements et une       négligence du secteur de l'agriculture depuis plus de 20 ans ».       Certes. Mais quelle est la « raison sous-jacente » de ce manque       d'investissements et de cette négligence, alors que  «le monde a       les connaissances et les ressources financières nécessaires pour       assurer la sécurité alimentaire pour tous », un objectif vieux de       deux tiers de siècle, mais que la famine est aujourd'hui la       première cause de mortalité dans le monde ? Jean Ziegler répond* :       « la faim est faite de main d'homme », elle ne relève d'aucune       fatalité, mais de choix délibérés, ceux de l'OMC, du FMI, de la       Banque Mondiale, des multinationales, et en particulier de ces       sept grands trusts qui contrôlent 85 % du « marché » alimentaire.       Parce que nous sommes toujours dans un monde où, quoi qu'en ait       proclamé l'ONU, l'alimentation n'est pas un droit, mais un marché.       Où les prix explosent (celui du maïs et celui du riz ont doublé),       et où les capitaux et les profits des grosses sociétés de       l'agroalimentaires ne cessent de gonfler -mais où le Programme       Alimentaire Mondial a perdu la moitié de son budget et où l'on       refuse l'accès des affamés aux camps installés pour les       accueillir, en Afrique orientale, parce que l'approvisionnement de       ces camps est insuffisant et qu'on n'y déstribue déjà que des       rations inférieures de moitié au minimum nutritionnel vital. Le       directeur général de la FAO demande 80 millions de dollars de plus       -c'est une paille, 80 millions de dollars, ce n'est jamais que 7%       du budget municupal genevois, mais c'est apparemment encore trop       pour les grands Etats cotisants à la FAO et au PAM, qui ont       pourtant sorti de leurs caisses des dizaines, voire des centaines       de milliards de dollars, d'euros ou de francs suisses pour       renflouer leurs banques. Une question de choix, donc : entre les       banques et les affamés. Et, sur le terrain, entre les cultures       vivrières qui permettraient de nourrir les populations locales, et       les cultures nécessaires à la production d'agrocarburants qui ne       nourrissent que des moteurs de bagnoles, mais qui sont infiniment       plus rentables... En 2050, il y aura deux ou trois milliards       d'habitants humains en plus sur terre. Combien ne mangeront pas à       leur faim, combien en mourront ? La crise de 2008 a produit 110       millions de pauvres supplémentaires. Celle de 2010, encore 70       millions de plus. La production alimentaire mondiale actuelle       permettrait de nourrir toute la population mondiale actuelle, mais       la famine continue de tuer. La production alimentaire mondiale       estimée en 2050 permettrait de nourrir toute la population       mondiale en 2050, mais la famine continuera de tuer, si l'«       insurrection des consciences» à laquelle appelle Ziegler ne       débouche pas sur un peu plus qu'une indignation : un renversement       des choix politiques et économiques. &lt;/big&gt; &lt;big&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;      * Jean Ziegler, Destruction massive, géopolitique de la faim,       Seuil, Paris, 2011 &lt;/big&gt;     &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-1984090910043761209?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/1984090910043761209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/journee-mondiale-de-lalimentation-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1984090910043761209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/1984090910043761209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/journee-mondiale-de-lalimentation-des.html' title='Journée Mondiale de l&apos;Alimentation : Des peuples en faim de droits'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-9133898429023584145</id><published>2011-11-10T13:42:00.001+01:00</published><updated>2011-11-11T17:04:05.034+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brèves'/><title type='text'>Fonds de tiroir</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   Une motion de la droitunie (du PDC au MCG) a été acceptée au Grand     Conseil, contre les Verts et les socialistes (la majorité de ceux-ci     se contentent hélas de s'abstenir) pour demander au Conseil d'Etat     de présenter un plan pour  «désengorger» le centre ville, en lien     avec la traversée routière de la rade. Qui devrait précisément     concourir à l'engorger encore un peu plus. C'est intelligent, comme     démarche : on défend à la fois un projet foireux et l'obligation     pour le gouvernement de dire comment il en gérera les conséquences     foireuses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Dans son toujours roboratif communiqué hebdomadaire (celui du 12     octobre), le Conseil d'Etat nous apprend que « les     techniciens-dentistes auteurs de fautes professionnelles sont     désormais passibles de sanctions », car notre bon gouvernement « a     modifié le règlement sur les techniciens-dentistes du 27 juin 2007.     En rattachant le règlement sur les techniciens-dentistes à l'article     124 de la loi sur la santé du 7 avril 2006, la modification adoptée     remédie à l'absence de sanction possible ». C'est bien, ça. Mais     est-ce que cette nouveauté s'applique aux banquiers, aux assureurs     et aux financiers qui nous mentent comme des arracheurs de dents ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   l'Asloca n'est pas contente de Mark Muller. Bon, jusque là, on n'a     pas franchement renouvelé la description du paysage politique local,     mais on l'a peut-être un peu précisé: dans le dossier du projet     Praille-Acacias-Vernets, l' « incompétence »  de Mark Muller  « a     dépassé les limites » (il y en avait donc, des limites, à cette     incompétence...), résume Christian Dandrès : pas de plan localisé de     quartier ni de plan directeur, pas de pilotage, le lancement d'un     concours d'architecture pour la Marbrerie en court-circuitant le     groupe de suivi créé en 2010 par convention  et même pas de respect     de la convention avec l'Asloca, les milieux immobiliers, les     communes... Du coup, l'Asloca demande que le dossier du PAV soit     retiré à Mark Muller et mis sous tutelle du Conseil d'Etat. A quoi     Mark Muller répond qu'il fait tout bien, comme toujours, et tout     dans les règles, et dans la concertation et le dialogue et le     respect des délais. Et qu'il faut lui faire confiance. C'est beau     comme du Zappelli, non ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Le soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé et détenu depuis     cinq ans par un groupe armé palestinien, devrait être libéré en     échange de 1027 détenus palestiniens. On comprend bien la joie de la     famille de l'Israélien et celle des familles des Palestiniens, mais     on comprend un peu moins bien les cris de victoire du Hamas, qui     semble trouver acceptable un taux de change humain où un seul     Israélien vaut 1027 Palestiniens...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;   Après que l'offensive de la droitunie, à la commission des arts et     de la culture, contre le budget culturel de la Ville de Genève ait     été rendue publique (d'abord par les cris de victoire de certains     commissaires de droite dans les bistrots après la séance de la     commission, puis sur Facebook), la présidente du Conseil Municipal a     envoyé à toutes les conseillères municipales et tous les conseillers     municipaux une lettre leur rappelant que le secret de fonction sur     les débats et les votes en commission était imposé par la loi, que     le violer tombait sous le coup du code pénal et qu'il était donc     "fait défense de communiquer ou polémiquer sur des débats ou votes     de l'une ou l'autre des commissions du Conseil municipal par quelque     moyen que ce soit, tant que le rapport de l'objet en question n'a     pas été inscrit à l'ordre du jour des séances plénières". Sur quoi,     deux heures plus tard, à la radio puis à la télévision, trois     conseillers municipaux et une conseillère municipale ferraillaient     sur les débats et les votes de la commission de la culture... ben     ouais, c'est comme ça, les lois et réglements ne peuvent pas grand     chose contre notre dur désir de débattre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="moz-text-html" lang="x-unicode"&gt;                   Comme on l'a appris y'a pas longtemps, de gentils milliardaires,     américains d'abord (comme Warren Buffet) français ensuite (comme les     patrons de Publicis et Total), se sont déclarés favorables à  une     plus forte taxation fiscale de leur gentille fortune et de leurs     gentils revenus de « mégariches». Et ça tombe bien, cette crise de     conscience fiscale : est-ce que quelques gentils millionnaires de     chez nous ne pourraient pas aussi se manifester pour soutenir les     initiatives fiscales du PS genevois, qui demandent l'abolition de     privilèges fiscaux accordés aux riches (gentils ou non) étrangers ?     Allez, un bon mouvement...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Commentaire de Mark Muller à  la «Tribune de Genève» du 30 juillet,     après le désaveu infligé par le Tribunal fédéral à  son département     à  propos de la revente d'appartements par blocs, qu'il avait     autorisée alors qu'elle est contraire à  la loi : « Le département     prend acte de la décision du TF et l'appliquera évidemment ». Le     «évidemment» vaut certes son pesant de cacahouètes, mais le     Conseiller d'Etat est bien aimable de condescendre à  respecter la     loi...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Cette fin de campagne électorale, où les candidats aux Chambres se     pressent aux portillons médiatiques pour qu'on voie au moins une     fois leurs tronches dans les étranges lucarnes, nous rappelle qu'au     Festival de Locarno, cette année, les politiques étaient déjà  venus     en masse : 121 étaient annoncés, dont deux Conseillers fédéraux (et     au passage au moins deux Conseillers administratifs genevois).     Antonio Hodgers, qui y venait pour la première fois, se souvenait en     en revenant de s'être demandé: « à  quoi ça peut bien servir d'y     être ? » ... ben, Tonio,  c'est un Festival de cinéma, donc on y     fait son cinéma.  &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    On aime bien (et on en partage la conclusion) le billet de Romain     Felli, dans «Pages de Gauche » (&lt;a class="moz-txt-link-abbreviated" href="http://www.pagesdegauche.ch/"&gt;www.pagesdegauche.ch&lt;/a&gt;), sur     les « primaires » socialistes françaises : «  Lorsque la politique     socialiste se résume à  vaguement adhérer à  une "charte de     valeurs", à  payer  un euro et à  faire campagne sur Facebook, on     sait que les valeurs de droite sont en train de gagner,     indépendamment du contenu du message politique. Toute la politique     libérale vise à  l'atomisation et à  l'individualisation de la     politique, ces primaires renforcent une telle tendance » ...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;      On ne se privera pas du plaisir de reproduire ici le communiqué de     la Ville d'Aubagne, près de Marseille (avec invitation aux TPG de le     lire) : « Le 15 mai 2009, la communauté Pays d'Aubagne et de     l'Etoile décidait la gratuité totale sur le réseau de bus des douze     communes membres. Deux ans après, la fréquentation dépasse les     prévisions les plus optimistes : les promoteurs de la gratuité,     financée par la taxe de versement transport des entreprises de plus     de neuf salariés, tablaient sur une progression de 50 % sur la     période... elle est de 145 %. (...) Les jeunes, scolarisés ou non,     les personnes âgées et les mères de famille sans emploi sont ainsi     les premiers bénéficiaires de ce droit au transport, que les élus     aubagnais veulent étendre au tramway et au train-tram programmée sur     leur territoire. Avec l'objectif premier d'y réduire la place et les     pollutions de la voiture, devenue envahissante dans l'ensemble des     communes concernées ». Le communiqué note aussi que la gratuité a     «contribué à  l'ambiance sereine des bus, à  l'absence de de     dégradations et justifié le message républicain - "liberté, égalité,     gratuité" -qui a accompagné le mouvement. Un démenti,.à  l'échelle     d'une communauté de cent mille habitants, aux adversaires de la     gratuité, selon lesquels "on ne respecte que ce que l'on paie". La     leçon ne vaut pas que pour les transports ». &lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La Suisse va, peut-être, envoyer des soldats en Libye. Pas pour     aider les « insurgés » (qui ne sont plus insurgés puisqu'ils ont     pris le pouvoir) à « nettoyer »  les dernières «  poches de     résistance kadhafistes » (avant que les kadhafistes ne se fondent     dans le désert pour en sortir dans quelques rezzous), mais pour     protéger son ambassade. Mais comme y'a urgence et que Ueli maurer     n'a pas répondu à la demande de Micheline Calmy-Rey de présenter un     « plan d'engagement » détaillé, pour protéger son ambassade à     Tripoli, la Suisse va devoir d'abord faire appel à des mercenaires     (pardon : des employés d'une « société de sécurité privée », Aegis),     vu que la police libyenne, qui n'existe quasiment plus, ne peut     assurer la protection de la représentation helvétique. Au cas où     Hannibal y déposerait une demande d'asile, par exemple. Bref, la     Suisse va payer des mercenaires pour protéger son ambassade. Mais le     DFAE assure que la société de mercenariat retenue, Aegis donc, a     signé un « code de bonne conduite» où elle s'engage à respecter les     droits humains. Les mercenaires ne sont plus ce qu'ils étaient. Mais     faut dire que la Libye non plus, n'est plus ce qu'elle était. Tout     fout le camp.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    (piqué à Françoise, merci Françoise) Barbara Walters, de 20/20, a     fait un reportage sur la différence entre les sexes à Kaboul en     Afghanistan, plusieurs années avant le conflit afghan.  Elle a noté     que les femmes marchaient habituellement cinq pas derrière leurs     maris. Elle est récemment retournée à Kaboul et a constaté que les     femmes marchaient toujours derrière leurs maris.. Malgré le     renversement du régime des talibans, les femmes semblent heureuses     de maintenir l'ancienne coutume. Barbara Walters a abordé l'une des     femmes afghanes et lui a demandé : «Pourquoi semblez-vous heureuses     de perpétuer cette vieille coutume ? » La femme a regardé Barbara     Walters droit dans les yeux et, sans hésitation, a dit :- « Les     mines anti-personnelles ». Morale de l'histoire : où que vous     alliez, derrière chaque homme, vous trouverez une femme plus     intelligente que lui.&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    Essayant, assez pathétiquement, de justifier ses propositions faites     à la commission des arts et de la culture de sabrer dans le budget     culturel genevois, la radelibe Florence Kraft-Babel a expliqué qu'«     en commission, on agit d'abord, et on réfléchit après ». Ce qui est     en effet un bon résumé du contenu de ses propositions.  Et nous, on     pourrait changer le titre de notre folicule : ça serait plus « cause     toujours »  mais « cause d'abord, réfléchit après si t'as encore le     temps » ...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    La commission de politique de sécurité du Conseil National a refusé     l'entrée en matière (que la commission homologue du Conseil des     Etats avait accepté) sur la ratification par la Suisse de la     Convention interdisant le financement, la fabrication ou le stockage     des «  armes à sous-munitions »  (des trucs qui lâchent et     éparpillent un peu partout d'autres trucs, genre mines     antipersonnel, qui explosent sous les pas du premier venu). Que la     Suisse soit dépositaire des Conventions de Genève et qu'elle ait     activement oeuvré pour l'interdiction de ces saloperies, n'émeut pas     la droite : on ne doit pas se priver de ces armes tant que d'autres     Etats (la Chine, les USA, la Rusie, Israël) en ont. Beau     raisonnement, qu'on espère bien ne pas entendre tenu à propos de la     peine de mort, de la torture ou du génocide : on n'y renoncera pas     avant que les autres y aient renoncé. Ces armes, explique l'UDC Yvan     Perrin, permettent « d'interdire des zones entières aux troupes     ennemies ». Le problème, c'est que ces zones, elles les interdisent     aussi à leur population civile. Et que la majorité de leurs victimes     sont précisément des civils, de préférence des femmes et des     enfants. Bon, ben voilà : une saloperie politique ordinaire de     plus... le pire, c'est qu'on finit par s'y habituer...&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;    &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-9133898429023584145?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/9133898429023584145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_10.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9133898429023584145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/9133898429023584145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/fonds-de-tiroir_10.html' title='Fonds de tiroir'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-6030067489523323220</id><published>2011-11-09T14:06:00.000+01:00</published><updated>2011-11-09T14:07:09.855+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='élections'/><title type='text'>Les « primaires » socialistes françaises lancent Hollande contre Sarkozy</title><content type='html'>&lt;div class="moz-text-html"&gt;                    &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Le premier de trois pas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;     Une participation importante (près de trois millions de Françaises     et de Français), une « expérimentation démocratique » réussie (à la     grande jalousie de la droite) un résultat clair (douze points     d'écart), un appel général au «rassemblement pour battre Sarkozy» :     les «primaires» socialistes ont été un premier pas, réussi -mais la     marche n'est pas terminée. Le second pas, ce devra être l'élection     de François Hollande et la défaite de Nicolas Sarkozy à la     présidentielle. Et il y a encore un troisième pas à faire : celui     d'un réel changement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     Gauche dure, gauche molle, gauche mi-dure mi-molle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;     &lt;/span&gt;Des « primaires » socialistes auxquelles on pouvait voter aux seules     conditions d'être inscrit sur les listes électorales, de payer un     euro et de signer une charte d'adhésion à quelques « valeurs de     gauche » suffisamment peu exclusives (liberté, égalité, fraternité,     laïcit, justice, solidarité) pour que tout démocrate puisse s'y     reconnaître, ne promettent en elles-même aucun changement réel en     cas de victoire du candidat désigné, sur Sarkozy, alors que le     slogan des « primaires » était : « donnez un nom au changement ». Le     nom est donné -reste à donner le contenu. « Gauche molle ! »,     «gauche sectaire !» : le débat entre les deux tours des «primaires»     socialistes n'a pas été avare de quelques épithètes peu flatteuses,     adressées par les partisans de l'un ou l'une des candidats aux     partisans de l'autre. Et pour de nombreuses et nombreux militant-e-s     de gauche, le choix entre François Hollande et Martine Aubry était     une sorte de « non choix » entre les « deux faces d'une même pièce     », comme le disait Arnaud Montebourg avant de choisir, pour des     raisons assez obscures l'une des deux faces. Entre Hollande et     Aubry, en effet, le choix n'était pas à faire entre deux conception     contradictoires d'un programme socialiste -seulement deux variantes     d'un programme social-démocrate assez classique.  Mais les urnes de     gauche (on ne ricane pas, s'il vous plaît, dans le crématorium)     ayant parlé, puisque les urnes parlent, «l'heure est au     rassemblement» sonné par Martine Aubry, qui reprend derechef son     poste et son rôle de Première secrétaire du PS. Car la campagne pour     les présidentielles vient réellement de commencer,. elle sera dure,     et même si tous les sondages donnent aujourd'hui Sarkozy battu par     Hollande, les jeux sont loin d'être faits: Sarkozy est au pouvoir,     et il a des moyens, des ressources et des soutiens que Hollande n'a     pas et ne trouvera pas d'ici l'élection. Le « rassemblement » et     l'unité, des socialistes d'abord, de toute la gauche, jusqu'à ses     franges encore révolutionnaires (au moins rhétoriquement) ensuite,     est une condition de la victoire. Mais il y a une autre condition :     que ce rassemblement ne se fasse pas seulement sur un nom et     derrière un homme, François Hollande, mais aussi sur un contenu.     Martine Aubry a promis, au nom du PS et dans le même discours où     elle reconnaissait la victoire de son concurrent, « un vrai     changement en 2012 ». Car c'est bien cela sans doute que les     Français et les Françaises attendent : un « vrai changement ». Et     c'est bien cette attente que mesurent le succès d'Arnaud Montebourg     au premier tour des « primaires » socialistes, et le succès, au     moins d'audience et de sympathie, de Jean-Luc Mélenchon dans     l'opinion publique, depuis l'annonce de sa candidature. François     Hollande n'est plus le « candidat du système » face à la candidate     du parti (Aubry) ou au candidat du changement (Montebourg) : il est     désormais, quoi que nous en pensions, le seul candidat de gauche qui     puisse battre Sarkozy dans le duel final des présidentielles. Les     forces qui se situent à sa gauche, au sein du PS (Montebourg) ou     hors du PS (Mélenchon) ont un rôle décisif à jouer : celui de doter     la candidature Hollande de ce qui lui manquait : un programme, non     de rupture (ce serait faire jouer le candidat à contre-rôle), mais     de réel changement, politique évidemment (déprésidentialisation des     institutions, limitation des mandats et de leur cumul, démocratie     participative, référendums d'initiative populaire), mais aussi     économique (contrôle des banques et du crédit) et social     (reconstruction d'une protection sociale efficace).&lt;br /&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/366009448735677411-6030067489523323220?l=pascal-holenweg.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/feeds/6030067489523323220/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/les-primaires-socialistes-francaises.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6030067489523323220'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/366009448735677411/posts/default/6030067489523323220'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://pascal-holenweg.blogspot.com/2011/11/les-primaires-socialistes-francaises.html' title='Les « primaires » socialistes françaises lancent Hollande contre Sarkozy'/><author><name>Pascal Holenweg</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10375336532716375145</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='21' height='32' src='http://www.perso.ch/troubles/ph-debou.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-366009448735677411.post-3926865442306044738</id><published>2011-11-08T13:18:00.000+01:00</published><updated>2011-11-08T13:19:42.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actus'/><title type='text'>Glissade sur le Parquet genevois : la droite zappe Zappelli</title><content type='html'>&lt;big&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On ne devrait pas, mais on se le permettra tout de même, ce léger  ricanement saluant la démission, hier, du procureur général de la  République de Genève, l'ineffable Zappelli. Réélu face au socialiste  Paychère, avec comme programme « contre les gros délinquants comme  contre les petits délinquants », comme slogan « Zappelli fait appliquer  la loi pour une justice forte »... et comme fin de parcours cette  piteuse démission (pardon : cette «courageuse anticipation de fin de  mandat»...) accompagnée d'éloges contraints de ceux qui l'ont poussé  dehors, les uns n'en tenant plus d'attendre de prendre sa place, et les  autres ne supportant plus son active contribution au plombage politique  de la droite genevoise. Début octobre, Zappelli assurait encore n'avoir «  aucune intention de quitter le navire ». Il explique aujourd'hui sa  démission par le « blocage » au sein de la Justice genevoise et son  parti assure l'avoir soutenu jusqu'au bout. Sans doute : comme la corde  soutient le pendu, ou comme Exit accompagne ses membres. Car c'est bien  la droite qui a zappé Zappelli...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Après l'Auguste, le clown blanc ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Depuis plus de 15 ans, j'ai manifesté mon profond attachement à   l'institution judiciaire et, depuis mon élection en 2002, je me suis  totalement dévoué à  ma mission de Procureur général. Dans cet esprit,  constatant le blocage actuel et afin d'assurer le meilleur  fonctionnement possible du Ministère public, j'ai décidé d'anticiper la  fin de mon mandat qui cour jusqu'au 31 mai 2014. Par respect des  électeurs qui m'ont élu en 2002 et réélu en 2008, je continuerai à   exercer mes fonctions jusqu'au 31 mars 2012, notamment afin de faciliter  la transition vers mon successeur » : c'est du Daniel Zappelli dans le  texte. Lâché par tous ceux qui le soutenaient, ou feignaient de le  soutenir, ou étaient supposés le soutenir, de son parti (le PLR, mais on  n'aura garde d'oublier que, venu du parti radical, le Procureur général  de Genève s'est retrouvé confronté à  une pu
